lundi 21 décembre 2009
Explorations Héninoises (1) : un lundi après-midi de flâneries
Avec Mamie, si on avait pu, on aurait exploré tout le Pas-de-Calais à pieds. Mais les conditions météorologiques anormales pour une fin de mois de Novembre (1), nous ont dissuadées de tenter des journées entières de marche par -1 ou -2 degrés.
Dès le lundi 30 Novembre, lendemain de mon arrivée surprise donc, Mamie a dit « oui » immédiatement pour aller faire un tour dans les rues d’Hénin-Beaumont l’après-midi parce que je voulais faire la touriste et que je voulais aller voir l’église et la mairie.
On a mangé. On a fait la vaisselle. On s’est affalées copieusement sur les fauteuils du salon et on a regardé Les Feux de l’Amour. Nicolas avait disparu, il s’était sauvé après avoir appris qu’il était le père du bébé qu’attend Philis qui est mariée à Jack et même que Nicolas est mariée à Sharon, ouais, alors que Victor, qui est vieux et qui est tombé sur la tête avait des hallucinations bizarres du genre éléphant rose et bisounours.
Et puis on s’est décidé courageusement à partir. Petit passage par la presse du coin et hop, c’est parti pour les aventures !
D’abord, j’ai pris le temps d’observer, les maisons par exemple. Il y en a de très jolies qui me rappelle un peu le style « belge », celui qu’on retrouve à Bruges par exemple.
Nous nous sommes dirigées vers l’église. Mais impossible d’y rentrer car les horaires d’ouverture ne correspondaient pas à l’heure de notre visite, il allait falloir attendre le matin suivant !
Après j’ai fait un caprice. « Mamie mamiiiiie on va voir la mairie ! ». Parce que je la trouve jolie la mairie d’Hénin-Beaumont.
Et puis comme on avait les cuisses et le bout du nez gelé (1), on a opté pour se retrancher vers les fauteuils douillets du salon …
vendredi 11 décembre 2009
L’arrivée à Hénin-Beaumont
Episode précédent : http://wawaa.canalblog.com/archives/2009/12/07/16065454.html
Le dimanche 29 Novembre 2009 à 7h30 comme prévu, mon train est arrivé à la gare de Paris Austerlitz. Mon chéri m’attendait et m’a soulagée d’une valise. Je devais me rendre à la Gare du Nord pour choper un train à 9h52 en direction d’Arras. On avait largement le temps mais heureusement qu’il était là pour jouer les accompagnateurs compatissants de pauvre petite paysanne écervelée découvrant les souterrains tortueux de la capitale ! Très sérieusement, je ne dis pas que je ne m’en serais pas sortie toute seule, mais il me semble que j’aurais un peu beaucoup cafouillé ! Et puis je ne me ferai jamais à l’ambiance caverneuse et bruyante du métro : à en devenir claustrophobe hystérique !
Et comme on est arrivé rien que 2h à l’avance, on a pris le temps de sortir de la gare et de se rendre dans une brasserie pour prendre un petit déjeuner qualifié de « parisien » sur le menu : une boisson chaude, un croissant, une tartine beurrée, un jus d’orange et de la confiture.
Ca faisait du bien de prendre un bon petit déjeuner avec mon amoureux après une nuit de sommeil martelée !
On a ensuite visité la gare du Nord en long, en large et en travers. Puis mon TGV est arrivé ! 2h20 de bonheur avec mon chéri, même si c’est court, ça ne se refuse pas !
Direction Arras pour commencer. J’ai relativement rigolé intérieurement quand arrivé à peu près à la moitié du trajet des trombes d’eau se sont mises à tomber. Un peu comme dans Bienvenue chez les Ch’tis quand Kad Mérad franchit le panneau Nord-Pas-De-Calais … il y a parfois des clichés qui ne sont pas forcément injustifiés !
Arrivée à Arras j’ai une heure d’attente. J’en profite pour faire un tour dehors et m’aérer… sous la pluie. Je trouve la place devant la gare jolie. J’aime la forme et la couleur des batiments.
J’avais froid. Très froid. Je suis vite revenue à l’intérieur de la gare, regardant avec attention les affichages. J’ai pris mon train. Observé les paysages, les clochers charmants qui défilaient, les terrils. J’avais encore un changement à Lille Flandres où j’ai pu encore une fois admirer un joli coin de ville avec plein de ciel bleu.
Il faisait très froid dans la grande gare très haute. Je me suis assise et j’ai attendu ma correspondance pour Hénin-Beaumont. La voie tardait à être affichée. Mais qu’est-ce qu’ils attendent ? Le train arrive et je pars enfin vers Hénin-Beaumont. 20 Minutes.
A 13h55 précise, je mets les pieds sur le quai de la gare d’Hénin et je me sens dans un état de congélation avancé. Un vent glacial fait craqueler mes extrémités –non pas ce genre d’extrémités bande d’esprits mal pensants ! - : doigts, nez, oreilles. Je ne dis pas ça parce que je suis arrivée dans le Nord-Pas-de-Calais mais juste parce que, fort probablement fortuitement hasardeusement, on se gelait grave le rhododendron à ce moment là et à cet endroit précis.
Je sors de la gare en trainant ma splendide valise rouge à roulette et une bourrasque bien froide ma la retourne aussitôt et me l’aplatit au sol : Bienvenue !
J’ai les cuisses qui piquent, le froid ne les épargne pas alors je ne traine pas ! Un kilomètre et six cent mètres c’est pas la mer à boire certes, mais il n’aurait pas fallu que je me transformasse – oui j’aime le subjonctif que je ne maitrise pas et vous ?- en statue de glace -et en plus ça rime !.
J’avais décidé d’arriver par surprise chez mes grands-parents histoire de leur faire… une surprise ! C’est vachement plus rigolo ! C’est surtout que , primo je ne voulais pas qu’ils s’inquiètent pour moi durant le trajet de nuit, secondo, je ne voulais pas qu’ils aient à se déplacer jusqu’à la gare.
J’atteins leur rue, je reconnais bien les lieux, les corons vêtus de leurs éternelles briquettes rouges. Je sonne à la porte et j’attends. Mon grand-père ouvre et sur le coup ne me reconnait pas mais ça ne dure pas bien longtemps. L’accueil est chaleureux, j’annonce que je débarque 3 jours.
Un peu plus tard, avec ma mamie, on installe mon lit et vers 17h je m’éclipse dans la chambre pour préparer leur gros panier gourmand composé de produits du Sud-Ouest. Je descends donc avec discrétion les escaliers craquants et je dépose le gros panier sur la table de la salle à manger caché sous mon écharpe rouge. D’un geste vif je lève cette dernière et j’hurle « Joyeux Noël ! ».
Oui dans ma valise il y avait un gros panier en osier, des pots de pâtés, des biscuits, un pot de miel, un pot de confiture, un saucisson, deux bouteilles de vin, des gâteau, du papier cadeau, des rubans et c’est arrivé intact !
Ma mamie a ouvert grand la bouche de stupéfaction et a commencé à ronchonner « T’es sotte ! C’est trop, faut pas dépenser tes sous ! ». Moi de répondre « Tais-toi donc ! Vous vous ferez plein de petits réveillons jusqu’à Nouvel An ! ». Elle répliqua « Ah ! Bah ça , on a de quoi en faire, c’est vrai ! ». Ils m’ont engueulée, mais ils étaient quand même bien contents !
Mon grand-père s’est empressé d’installer le gros panier bien plein sur la table de salon pour que les visiteurs le voir et pour qu’il puisse se vanter d’avoir reçu un tel cadeau. Sacré Pépé. Mamie s’est demandé ce qu’elle allait bien pouvoir faire à manger : taboulé, tomate, fromage et yaourt ! C’était bon d’être avec eux que je ne vois vraiment pas assez souvent.
lundi 7 décembre 2009
Le départ vers l’exotisme du Nord-Pas-de-Calais !
C’est toujours pareil. La dernière journée avant les congés, c’est long, très long. Vous aurez beau trouver des occupations un peu folles (sur vive recommandation préalable de votre chef qui pensent que vous avez mieux à faire ailleurs que dans votre propre rayon avant vos congés) comme passer le stock de la crèmerie après avoir rechargé un peu votre rayon, emballer le pain, compresser des cartons, faire du nettoyage, jouer à la caissière et maudire tous les clients qui déclarent l’heure qu’il est, heure toujours trop éloignée de la seconde où votre semaine de répit va commencer.
19h. Je compte ma caisse avec calme parce que c’est toujours quand on a une bonne raison de vouloir finir à l’heure qu’on a une erreur de comptage et qui nous fait hurler « Murphy, tu me les brises menues ! ». Mais je reste cale et à 19h15, comme prévu, je quitte le boulot sans regret après avoir salué mes collègues qui eux, ne verraient le bout du tunnel qu’à 19h45 et qui en plus allaient reprendre les activités salariales la semaine suivante.
Je rentre à la maison à 19h30. Mes parents et moi mangeons parce que nous avons faim et que quand on a faim, il faut manger. Pendant que le match de rugby France-Nouvelle Zélande (OUTATAKAWOKAPOKEEEEE *air agressif, danse bizarre *WATO WATO KA WA TARA AKA POUET *œil méchant* - et dites, je fais bien le All Black hein ? ), je discute avec mon amoureux par webcam interposée. Je fais l’andouille un moment puis je sens la fatigue me tomber dessus, mais il faut tenir ! Car à 22h30 mon papa me conduit à Toulouse pour prendre le train de 00h56 en direction de Paris Austerlitz… Y’a qu’une heure de route, mais il pourra ainsi rentrer pas trop tard dans la nuit.
Nous sommes donc partis à 22h35 alors que la France avait perdu et nous avons pénétré avec joie Toulouse et j’ai vu au moins une vingtaine de péripatéticiennes qui devaient bien se geler les cuisses en bas résille. C’est que maintenant j’ai bien en tête le sens de l’expression « Ca fait pétasse cette tenue ! ».
Laissons là ces femmes qui peut-être ne faisaient que se promener en mini-jupe et décolleté, un pot de peinture sur la figure à 23h40 du soir, pour profiter des étoiles qu’on ne voit pas au bord du canal du midi. Ô Toulouse !
Je suis donc arrivée à la gare à 23h50. Mon père m’a abandonnée là avec mon sac à dos plein de vivres et mes deux valises rouges (QUOI VOUS PARTEZ JAMAIS AVEC TOUTE VOTRE MAISON QUAND VOUS PARTEZ UNE SEMAINE EN VACANCES VOUS ?). Dans le hall de la gare, il faisait très froid. Je me suis dit qu’en bas résille et jupe, j’aurais sûrement fait une syncope et la gente masculine qui y poireautait probablement aussi.
Je me prends un chocolat chaud à une machine à boissons chaudes, puis je vais m’asseoir. Mon train est annoncé à l’heure mais n’est pas encore en gare. En même temps le départ n’est prévu qu’une heure après cette constatation.
Un couple de gens pas très discrets est arrivé. La discrétion c’est relatif mais ils parlaient super fort et moi ça dérangeait fortement la moitié de mon cerveau déjà endormie. Tout à coup, j’entends un énorme PRRRRRRTTTTTTTPRRRFFFTTTTTT. Puis un second. Puis un troisième. Je tourne mon regard vers le couple. Le type inclinait légèrement son bassin vers l’avant et larguait de gros pets bien bruyants et gras, prenant, après chaque flatulence, un air de béatitude extrême. Je paniquai. Je me disais que j’allais peut être avoir l’incommensurable chance de pouvoir faire mon trajet en train de nuit au son d’une douce et poignante symphonie en flatulences majeures…
A 00h20 la voie de mon train était affichée. Pour les trains de nuit on est contrôlé avant l’entrée sur le quai, alors fallait faire un peu la queue. Tant que je n’étais pas derrière l’autre Gazoman embaumateur, ça allait.
00h25 : la gare de toulouse c’est bien, c’est grand et puis y’a des petits dessins lumineux sur les toits. 00h30 : un premier morceau de mon train arrive. 00h40 : le second morceau arrive à son tour et se colle au premier ! J’ai vu deux bouts de train fusionner, je suis émue.
Maintenant qu’il est là, on peut monter dedans, alors je ne me fais pas attendre. Je monte donc dans la voiture 11 à la recherche de la place 23 côté couloir. En y montant un groupe de filles éclate de rire à mon arrivée. Je crois que c’est parce que j’ai un problème avec le rouge : mon pull est rouge, mon manteau est rouge, mon écharpe est rouge et mes deux valises également. Je trouve ma place, contente de susciter autant de joie chez ces inconnues, je monte mes valises en me claquant un ou deux muscles. Je m’assois. J’attends que le train démarre et surtout, je surveille les arrivées dans l’espoir que personne ne vienne s’installer à côté de moi. 00h56 le train démarre. 01h01, je suis toujours toute seule alors je m’affale copieusement sur les deux sièges. Pas de gazoman à l’horizon, je peux donc dormir le nez et les oreilles tranquilles (les yeux on s’en fout puisque quand je dors ils sont fermés ! )
J’ai dormi par morceaux d’une heure et demi ou de deux heures… jusqu’à ouvrir grand les yeux à 5h34. J’ai, à ce moment précis, une monumentale envie de pisser, la vessie prête à exploser. Mais j’ai un très mauvais souvenir des toilettes en TER.
Je ne sais pas où sont les toilettes, si c’est loin de mon siège. Je vois quelqu’un se lever, ouvrir une porte au fond de la voiture, je me dis avec grand discernement que cela doit être là.
La personne sort et je m’empresse d’y aller à mon tour.S’y rendre c’était comme dans Fort Boyard, comme dans les cavernes d’Indiana Jones. Il faut contourner les obstacles, enjamber les pieds qui dépassent avec leur chaussettes à moitié enlevées, le danger est omniprésent car j’en connais beaucoup qui, au réveil, peuvent être aussi agréables qu’une ourse en période menstruelle. Je n’aurais pas voulu m’y confronter, pas comme ça, dans un train, ça aurait fait boule de neige, ça aurait réveillé d’autres ours grognons.
J’ouvre la porte. J’adore vraiment cette incroyable sensation de secousse quand j’urine sans m’asseoir sur la lunette verte pomme de ces toilettes : hors de question que j’y pose le moindre bout de peau de mes fesses !
Je retourne m’asseoir après avoir encore une fois joué au jeu du docteur Maboule. Ne pas toucher les pieds qui dépassent on a dit !
Je retrouve mon siège, enfin MES sièges. Et comme je n’avais plus sommeil, que j’avais très faim, et que je ne voulais pas omettre le moindre détail important de ce trépidant départ pour l’exotisme du Pas-de-Calais… bah j’ai bu ma petite bouteille de lait, mangé mes céréales et je me suis mise à écrire dans la pénombre (toujours à cause des potentiels ours violents autour de moi ! ) sur mon petit cahier.
La suite bientôt...
mardi 28 juillet 2009
Avec Cannes City Zen : budget vacances Zen !

Il y a presque 5 ans, j’avais une grande idée. Ca m’arrive souvent ça les grandes idées en plus ! J’avais proposé à mon ex d’aller à Marineland avec deux amis qui vivaient à l’époque sur Antibes. Je voulais voir les orques moi ! Willy me fascine et si j’avais pu l’sauver moi-même ça m’aurait vachement fait plaisir ! Marineland, vous ne connaissez pas ? C’est un grand parc aquatique à Antibes, où on peut voir la faune de la mer et des spectacles grandioses et même y participer !
Bref, nous y sommes allés… Mais au mois de… Février ! Il faisait 0 degré et il neigeait ! Donc on a vraiment très peu profité de l’ambiance de Marineland même si on a vu les orques.
J’aimerais bien y retourner durant l’été 2009 (il va falloir que je gratte du congé au nouveau patron !), histoire de voir un peu les choses au soleil ! En plus, tous les spectacles n’avaient pas lieu parce qu’il faisait froid et que c’était hors saison ! Quelle idée aussi d’y aller en Février, hein ? Quoique moi, je trouvais ça fun sous la neige !
En même temps, j’irai bien faire un petit stage chez Les Apprentis Gourmets à Cannes même ! Parce qu’en matière de cuisine, j’aimerais bien apprendre des tas de nouvelles choses…
Sauf que voilà, financièrement, il faut déjà payer le voyage jusque là, alors si après il faut financer les activités, ce n’est pas évident. Vive la crise !
Oui mais grâce à Cannes City Zen, on peut avoir des réductions jusqu'à 30% sur plein d’activité à faire seul, en couple, en groupe, en famille. Ces réductions sont faites entre autres sur les entrées à Marineland, sur des achats dans les parfurmeries Fragonard à visiter sur Grasse, mais aussi sur les excursions aux îles de Lérins ! Mais pas que, Cannes City Zen réduit le prix des festivités en proposant des concerts à 5 euros et des restaurants à moins 15 euros ! De quoi rééquilibrer facilement son budget tout en s’offrant des vacances pleine d’activités trépidantes !
Alors on se donne rendez-vous à Cannes pour aller voir les Orques, sentir bon et découvrir les splendeurs de la côte d’Azur ?
mardi 14 avril 2009
Des vacances pétillantes avec Yelloh village !

Qui ne rêve pas de vacances ? Sortir de la routine quotidienne, découvrir de nouveaux horizons, s'enivrer de nouveaux paysages …Si vos envies vacancières de cette année semblent rester au stade du fantasme en raison de la situation financière actuelle, ne désespérez pas ! Les prix trop chers, et le camping ne vous attire pas ? Il existe pourtant une enseigne de tourisme qui allie à la fois luxe, confort, activités trépidantes et prix attractifs et qui a révolutionné le classique camping.
Yelloh ! Village ? C'est le camping comme vous ne l'avez jamais vu ! Le camping révolutionné, le camping modernisé et surtout c'est le camping qui s'adapte à vos envies ! L'enseigne propose aux vacanciers de tous horizons une variété impressionnante d'activités qui n'ont rien à voir avec la ridicule élection de Miss et Mister Camping. Piscine, thalasso, sports en tous genre, balades, découvertes, partout en France et même sur l'espagnole Costa Brava, vous attendent dans des décors naturels sublimes, dépaysants, qui vous en mettront plein les yeux. Et pour ceux qui n'aiment pas dormir en tente ou les caravanes, de nombreux mobil-home sont à disposition.
Mais votre problème reste le tarif, et je le comprends. Vous pensez surement qu'avec autant de confort, ce contexte incroyable et toutes ses activités sportives et de bien-être, votre bourse en prendrait un coup ! Mais quand les nuits sont à partir d'une quinzaine d'euros, on se dit que franchement, il n'y a plus à hésiter à prendre ses vacances chez Yelloh ! Village !
Et pour couronner le tout, Yelloh ! Village a été gratifié par le ministère délégué au tourisme de la marque "Qualité Tourisme TM". C'est-à-dire que tous les critères de qualité sont remplie par l'enseigne. Que demander de plus ? Ah oui, j'oubliais, un concours est organisé sur le célèbre blog d'Igor et Mark qui ont terminé leur aventure Hello Mars et ont pris des vacances chez Yelloh ! Village. Pour tenter sa chance, c'est très simple : on remplit le formulaire et on clique !
jeudi 19 mars 2009
L'exotisme aveyronnais ...version COMPLETE !
Jusqu'à Lundi, je n'aurai pas trop le temps d'entretenir mon blog adoré, en raison d'une multitude d'activités épuisantes ! J'ai donc décidé de publier un très très très très très très très très très très ...très très long article qui regroupe les 5 épisodes de mon séjour aveyronnais de Mars 2008. A lundi !
[Episode 1] La veille du départ ....
Ce week-end va durer 2 jours et demi. Presque 3. Demain, je finis la semaine à 10h15 du matin. C'est rare. Merci gentille et adorable collègue qui me remplace! Et ce week-end c'est petit voyage vers l'exotisme Aveyronnais. Ben oui les vaches, les canards, les collines, la campagne, Najac, Rodez, Villefranche sur Rouergue, L'Aligot, Najac, Le Roquefort, Laguioles, Decazville, Aubin, VIVIEZ : l'Exotisme avec un grand E quoi !
Il parait que ça ressemble un peu au Gers mais ça n'est pas tout à fait le même paysage. Par contre, c'est situé, tout comme le Gers, dans ce que les géographes démographes appellent "La diagonale du vide". Oui du "vide". Parce que ce n'est pas très peuplé. Trois tondus un pelés par village. Une densité de population faible, en termes plus scientifiques et pompeux. Et surtout, beaucoup beaucoup BEAUCOUP de bovins, d'ovins, de volailles…qui ne sont pas considérés comme des habitants. Ce qui est , somme toute, fort dommage ! Car si c'était le cas, nous ferions fortement concurrence à la célèbre banane bleue (google est ton ami ! ).
Chez nous, Gersois et Aveyronnais, c'est un peu comme l'Amazonie de France Métropolitaine : il reste des endroits très vierges, non encore explorés et des tribus un peu particulières (Najac? Pour la petite histoire, Najac est un village qui a fait l'objet d'un film primé aux Etats-Unis, montrant les campagnards sous un jour un peu trop folichon et simplet, mais vraiment très hilarant. Ce film s'intitule "La vie comme elle va". J'en ferai une note de blog plus détaillée un peu plus tard soit dit en passant).
Et donc demain, 10h15, dès ma sortie du boulot direction l'Aveyron pour la crémaillère de Guériote, la Tartine qui aime les Crêpes de compagnie (on vous expliquera un jour ou pas). Temps gris prévu, Giboulées, plutôt froid, prévoir les pulls : ah ouais! c'est très ressemblant au Gers tout compte fait !
[Episode 2] Ca me dit de rire….
Samedi 22 Mars, 10h00 tout rond. Tout carré ou pas. Tout triangulaire ou pas. TOUT ROND. Tout pile poil. J'ai tout fini dans mon rayon et je peux m'échapper sans remords de mon lieu de travail. Petit tour du supermarché pour dire "au revoir" aux collègues, comme chaque fois que je pars, parce que je les aime bien. Direction le parking. Fouille profonde de mon … SAC - !!! hého !, ça pas non ? trois lettres pour SAC j'ai dit -. Clé de voiture trouvée : c'est parti pour 3h30 de route trépidante.
Après avoir rejoint la départementale 40, route pas trop large mais pas trop étroite du gers, offrant à qui l'emprunte la joie de croiser plusieurs villages tout à fait charmants tels que Moncorneil-Grazan, Tachoîres, Lamaguère, Castelnau-Barbarens ou encore Aubiet. Les collines y sont parsemées de ruines enlacées dans la végétation locales, parmi les champs à foison de couleurs, quelques vaches, moutons, oies et canards, qui animent de surcroît ce joli paysage campagnard. J'aime beaucoup cette petite route gersoise qui sera bientôt l'objet d'un de mes périples photographiques, -l'individu tordu qui a lu "pornographique" aurait mieux fait de s'abstenir et d'envisager soit de mettre des lunettes s'il n'en possède pas, soit d'en changer ou de les nettoyer - pour lequel sera consacré un billet tout à fait spécial. La route vers Montauban offre également de nombreux paysages architecturaux étonnants, il se pourrait que je traîne un peu par là aussi un de ces quatre.
Mais revenons en à nos moutons aveyronnais. Me voilà donc partie vers l'Aveyron, département vide en diagonale ou diagonalement vide, bref, comme dirait pépin, département de la diagonale du vide. Pluie. Il a plu jusqu'à un peu après Montauban qui n'est pas dans l'Aveyron. C'était une averse de spaghettis d'au moins 45 mètres de diamètres, - dixième de la longueur approximative de la sardine qui boucha l'entrée du port de Marseille, évidemment ! -.
Une fois entrée sur le territoire Aveyronnais, plus une goûte de pluie n'humidifia mon pare-brise. Juste d'énormes nuages blancs et gris ornaient le ciel qui par-dessus était tout bleu! J'aime beaucoup les architectures des villages médiévaux que j'ai pu croiser sur ma route. Mauvaises langues que nous sommes à dire qu'il n'y a rien à faire dans l'Aveyron ! Grave erreur ! Des tas de châteaux et édifices sont à visiter et en apprennent long sur l'histoire de notre cher pays
Je n'avais pas le temps de m'arrêter. Ceci étant j'ai pu "apprécier" d'un coup d'œil furtif, les villages de Caylus et Montbazens qui finiront par passer à la casserole un de ces jours.
La route était belle avec un peu de circulation. Et mon point d'arrivée fût facilement trouvé. Après 3h30 de conduite sans pause, parce que j'aime conduire au point de ne pas m'arrêter, je suis arrivée à destination. L'ouverture d'une des vitres de la voiture a fortement influencé ma décision de ne pas faire de pause en raison du froid hivernal qui sévissait sur toute la France. Me voilà donc en la ville, oui VILLE, et non pas "village", VILLE de Viviez, qu'on prononce "vivié" s'il vous plaît, accolée à Decazville. Mon hôte m'a accueillie joyeusement ce qui ne m'étonne pas d'elle. Elle m'a invité à faire les courses pour sa crémaillère chez Intermarché, - oh! Quelle joie, les mousquetaires !!!! ça ne me manquait pas tant que ça pourtant ! -, en sa compagnie. L'humeur joyeuse a commencé fort à cet endroit, et MALGRÉ nous et ce une longue recherche effrénée du rayon PQ et des rayons boissons disséminés dans les quatre coins du supermarché mal foutu. Arrivées entre les jus de fruit, les sodas et les bières, elle me regarde et me dit "XXXX m'a dit 'soft et bière'" (XXXX est gardé anonyme ici afin que cet épisode ne nuise pas à sa vie privée. Tout ce que vous pourrez savoir de lui c'est qu'il fait très bien le mouvement de cheveux Loréal et qu'il a une barbe, une vraie ! ). Je la regarde éberluée. "Pourquoi il veut que tu sauves tes bières?" Elle ne comprend pas. Je lui dis "Sauf tes bières? T'as des bières pas bonne d'habitude?". Elle ne comprend pas. Je ne comprends pas. Nous ne nous comprenons pas. Et puis TIIILT. Après compréhension de ce joli quiproquo linguistique, nous avons pu inventer le dicton suivant :
"Pour ta crémaillère, sauve tes bières !"
Le reste des courses vous ne voulez pas savoir et encore moins tout ce qui s'est dit à propos du moelleux du saucisson aveyronnais. [CENSURE]
Rentrées des courses, c'est parti pour une petite découverte de Viviez et ce n'est pas aussi laid (lait? VIVE LE LAIT !) que ce qu'on peut penser.
Y'a des arbres en fleurs…
Une rivière bucolique …ou pas
De jolies bâtisses …
Un château !
Une église relativement mignonne …
Des bancs sympas….
Des poteaux amusants …
Une rue qui aurait pu s'appeler "Rue Synthol"…
Viviez, en fait c'est très mignon non?. Retour maison et lancement de l'opération pâte à crêpes. Eclaboussage de mon pull avec pâte à crêpes. Deux bols de pâte à crêpes pour le soir : un pour avec les moyens grumeaux ou pas et l'autre avec les énormes grumeaux ou pas et une louche flottante ou pas.
Et après? Et après? Deux des invités sont arrivés…
[Episode 3] Jackson Grevisse ! Grand navigateur peintre sur un bateau nommé "Grammaire" ou pas.
L'arrivée des deux invités, nous a permis à notre hôte et moi-même de partager copieusement nos délires mercantiles et d'engranger la folle partie de fous rire qui a duré tout le long du week-end. Nous avions gardé au chaud un colis qui nous était destiné. Il contenait des trucs parisiens assez étranges (coucou Gima et Donio), dont deux serre-têtes absolument ridicules qui ont donné naîssance à l'horrible lapin mutant de l'Aveyron :
Le ridicule ne tue pas. La preuve, je suis encore là pour vous raconter ce trépidant séjour en campagne Aveyronnaise.
D'autres gens, normaux eux (ou presque, coucou Gxxxxx gardé anonyme pour sa sécurité même si cet individu sort et rentre continuellement couvert de son sac de couchage, ne se lève qu'à 12h00, s'improvise crêpier de service, rit à mes blagues nulles LUI, proposent fréquemment des blagues nulles LUI et fait semblant d'être passionné quand je lui explique ce qu'est un phoniatre) sont arrivés.
J'étais, je dois l'avouer, un peu plus déchaînée que d'habitude. Du moins il me semble. Gueriote, la crémailleuse (vous ne connaissiez pas ce mot? Moi non plus ! ), a essayé de me saouler avec du cidre, mais comme dirait BXXXX (gardé lui aussi anonyme pour MA sécurité car il possède des vidéos de moi plutôt compromettantes que j'aimerais VOIR avant qu'elles ne soient diffusées un peu partout) "Bourrée ou pas, wawaa elle est toujours comme ça". Je le prends comme un compliment même si ça n'en est sûrement pas tout à fait un. Je suis persuadée que certains ont eu peur (pas que de moi hein, on était au moins 4 boulets terrorisants ), je l'ai vu dans leurs yeux écarquillés et leurs airs désespérés face à ma production inépuisable de jeux de mots vraiment très nuls. Ce fût très amusant pour moi d'ailleurs.
Face à tous ces regards incriminateurs j'ai du me retrancher auprès du crêpier de service qui lui a un humour potentiellement large. Il a donc été obligé malgré lui, de me subir. Les crêpes étaient très bonnes et sans grumeau ! Les louches étaient très louches (ça c'est louche ! ) et flottaient régulièrement dans la pâte ce qui nous amusait beaucoup. On pouvait décorer les crêpes pour tous les goûts : charcuterie, fromage, confitures maison, chocolat, sucre… Bref, comme dirait pépin (ou pas), de quoi se faire une belle crise de foie après une bonne orgie de crêpes.
Le crêpier de service s'est également adonné à des délires artistiques en nous proposant des crêpes en pseudo-forme de Pac Man.
Y'a eu des discussions à droite à gauche vraiment très sérieuses auxquelles je n'ai pas pu ( pas su !) participer! J'étais perdue ! Je n'ai pas l'habitude. Mais (j'ai) on a bien mangé et (j'ai) on a bien rigolé.
Puis est arrivée l'heure de jouer au Time's up.
Le time's up est "un jeu avec des cartes avec des trucs écrits dessus". C'est ce que Gueriote m'a expliqué avec clarté.
Il s'agit d'un jeu de cartes comportant des noms de personnes ou personnages plus ou moins célèbres et qu' on doit faire deviner aux membres de notre équipe en un temps donné par un sablier. Il y a trois manches : une manche où l'on peut dire et faire à peu près tout ce que l'on veut (moyennant quelques interdictions logiques), une manche où l'on doit faire deviner la célébrité par un seul mot et une manche où on ne fait que mimer. Cette dernière manche est la plus hilarante.
Nous voilà donc 9 à jouer, soit trois équipes de 3. Et dans le lot de personnages à faire deviner il y avait les fameux Maurice Grevisse et le célèbre Jackson Pollock. Pas si fameux Maurice, puisque j'étais la seule à le connaître et pas si célèbre Jackson puisque personne n'avait idée de qui il pouvait s'agir.
Les explications et mimes pour ces deux stars culturelles furent vraiment hilarantes. Pour Maurice Grevisse, la paronymie de son nom avec le mot "Ecrevisse" a été très vite exploitée : le crustacé a été cité plusieurs fois et mimé avec grand talent. Mais qui est donc ce Maurice Grevisse?
Je connaissais son nom car j'ai dans ma bibliothèque un ouvrage trépidant intitulé "Le bon usage" qui réunit tous les usages syntaxiques de la langue française dont le formidable linguiste qu'est Maurice Grevisse est l'auteur. (Pour plus d'informations sifflez google ! )
Par métonymie , en milieu enseignant et/ou littéraire, on surnomme ce livre "Le Grevisse".
Quant à Jackson Pollock, les manières de le faire deviner furent tout aussi pittoresques. Le Moon walk de Michael Jackson et sa façon de se remonter manuellement l'appareil génital en dansant furent d'un grand secours.
Jackson Pollock est en fait un grand peintre américain du siècle dernier. Il est l'instigateur de l'action painting, du drip painting. J'y comprends pas grand-chose, donc google est encore votre ami pour ce coup là. Ca donnait des tableaux de ce genre (moi et l'art abstrait, ça fait au moins 66546541621654.) :
Bref, j'aime bien le time's up. Je vais m'en offrir un, un jour quand j'aurais plein d'amis. Plein d'amis à la maison je veux dire.
Le time's up est aussi un moyen redoutable de comprendre les centres d'intérêt de la gente masculine : demandez leur de décrire une femme, ils vous mimeront une poitrine gigantesque par des mouvements des mains amples et grâcieux.
Et au milieu de tout ça, une chasse d'eau qui donnait le LA ou plutôt le "MUUuUuUuUuUuUuuuuuu" chaque fois que quelqu'un allait faire sa vidange.
Puis les gens normaux sont partis. Pis je me suis endormie comme une larve dans un coin du canapé, après quelques autres échanges de conneries. Ca papotait autour de littérature…et ensuite …
Episode 4: C'est bien Conques !
C'est donc comme une loque agonisante que je me suis endormie dans le fond du canapé après que les gens dits normaux sont partis. C'est peut-être pour ça que je n'ai rien de particulièrement trépidant à raconter sauf peut-être le moment où monsieur le crêpier improvisé m'a souhaité la bienvenue lors d'une courte phase d'éveil. 3h00 sonne. Tout le monde est fatigué. C'est l'heure d'aller dormir ! Oh oui dormir ! Mon activité sportive préférée après ce que vous voulez pas savoir.
7h20 du matin. C'est très très très tôt le matin quand on s'est couché si tard. Mon ventre se tord de douleurs lancinantes. Je ne comprends pas. Tout à coup je me rappelle que j'ai une digestion difficile de nos amis les œufs ( et là je suis persuadée que vous êtes ravis de l'apprendre ! ). Or, dans les crêpes il y a des œufs. Et avec l'impressionnante quantité de crêpes que j'avais ingurgités, tartinées de diverses choses extrêmement digeste ou pas, mon appareil digestif a dû faire face à un important dérèglement soudain, mais court.
Mais le hic n'était pas les maux de mon ventre, non. Le hic c'est qu'il était 7h20. Et c'était un problème en raison du cri perçant que la chasse d'eau de Gueriote pousse après sa mise en marche: Le MuUUuUUuUUuUUUUuuUuUUUUuUuUuUUUUU tonitruant, tantôt assimilable à la sirène des casernes de pompiers, tantôt assimilable à la tonalité du téléphone, à tel point que si vous passez juste après quelqu'un vous vous prenez pour un téléphone.
Et cette chasse d'eau très bruyante, enclenchée à 7h20 du matin, alors que dormaient des gens depuis même pas 5 heures, c'était pas une bonne idée. J'avais pas envie de vivre le meurtre sanglant de wawaa par des zombies fatigués. 7h24. Si je n'y vais pas, je vais faire dans le lit. Et là c'est la zombinette qui dort avec moi qui risque de me massacrer la tronche à la tronçonneuse. 7h25. "Cours Wawaa, COURS !" m'écriai-je ! 7h28, le colis est livré. Je me sens bien. Quoiqu'un peu froid. Je découvris avec stupeur la réalité de l'expression "se geler le cul" comme dirait l'autre puisqu'il devait faire à peine 9 degrés dans les toilettes. Je ne pouvais pas laisser tout ça comme ça. Il fallait que je tire la chasse en appuyant coupablement sur le bouton déclencheur de la déferlante d'eau qui allait nettoyer la cuvette, mais aussi provoquer la fameuse mélopée à la note unique …PSHIIIIIIIII. Et MuuUUuUUUuUuUUuUuuuuUUuuUUUUUUUUUUUUUu. Je tends l'oreille. Pas un bruit alentour. Ouf ! Les gens dorment encore ou se sont rendormis.
Vers 10h00 Gueriote et moi nous sommes levées. J'ai même eu le droit de prendre ma douche en premier et d'être sûre d'avoir de l'eau chaude. LA CLASSE ! Nous nous sommes élancées vaillamment dans la cuisine pour faire du…CAFE que ni elle ni moi ne savions faire puisque nous n'en buvons jamais. J'ai lâché par inadvertance un "Bah ils sont bien avec eeux nana qui savent pas faire du café !". Soudain, un des trois dormeurs du salon est apparu , apparemment attiré par le mot café et vraisemblablement ayant eu l'œil percé par un rayon de soleil entré dans la pièce, à l'ouverture des volets de la porte de cuisine. Un second dormeur fit irruption dans la cuisine pendant que le troisième, qui ne lève que vers midi, chenillait copieusement dans son sac de couchage. On a laissé les experts s'occuper du café. Heureusement, car pour que la cafetière se mette en route, il fallait laisser le doigt sur l'interrupteur. De mon côté je suis descendue au Relais Mousquetaire car nous étions en pénurie de lait, en raison d'une surconsommation dû à l'amour que portaient les gens à un cocktail bizarre comprenant du lait. VIVE LE LAIT. J'ai pu découvrir ce qu'était, donc, un relais Mousquetaire : c'est comme un petit Casino, mais version "Les mousquetaires" avec un coin coupe traditionnelle et un aménagement moderne (du moins pour celui de Viviez). Un fois mes briques de lait sous le bras, je me suis dirigée vers la boulangerie d'en face où il ne restait que des pains nommés "bâtards". Drôle de nom pour un pain, est-ce que cela veut dire qu'on ne sait pas trop avec quoi on l'a fait????
Suite au petit déjeuner, nous nous sommes décidés d'aller, - malgré un temps gris et presque pleuvotant -, visiter un village médiéval typiquement Aveyronnais. Nous avons donc parcouru une partie du département en 407, - et on est vachement bien dans une 407 !-, nous avons croisé des paysages jolis, des ponts sympathiques dont le conducteur n'a eu de cesse de parler " Ils sont beaux les ponts", "Moi, j'aime bien les ponts de l'Aveyron", "Sont jolis les ponts!"…
On a pris sur la droite pour aller sur un rocher qui nous donnait une vue panoramique sur le village en question : CONQUES.
Conques s'appelle ainsi car c'est un site en forme de coquille entourée par le torrent de l'Ouche
En nous dirigeant vers la belle vue, il a commencé à neigeotter. Neigeotter. C'était des petits flocons tout ridicules, mais il faisait très froid quand même, genre -40 ou -45° quoi. On s'ébahit tous devant la beauté de l'endroit. Clic clic quelques photos.
Gelés on décide de repartir vers la voiture. Alors que le conducteur, frigorifié prend 3 km d'avance et repart d'un pas décidé vers sa voiture, les autres décident de rejoindre le village par le petit ravin en passant par un petit pont qui joint les deux rives de l'Ouche (ça c'est louche).Un petit pont de bois? Il aurait fallu que je passe sur un petit pont de bois? Mais aurait-il supporté mon quintal 10 ? J'aurais surement été moins réticente si je n'avais pas manqué des capacités de mon genou droit,j'ai donc rejoint le conducteur et je lui ai expliqué qu'il fallait rejoindre tout ce beau monde devant la cathédrale de Conques.
L'abbatiale Sainte-Foy de Conques, pour plus de précision, est une œuvre d'art de l'ingéniosité romane. De grand volume, et particulièrement organisée, elle a été conçue à la fois pour pouvoir faire face aux afflux des pèlerins pour Saint-Jacques de Compostelle, pour loger une communauté de moines donc le nombre augmentait régulièrement, mais aussi pour pouvoir célébrer les offices divin 7 fois par jour. Elle est à la fois un sanctuaire et une abbatiale, donc. Son tympan est absolument magnifique (j'entends bien! ) avec un souci du détail absolument épatant.
Elle a été construite entre la moitié du 11 ième et la moitié 12 ième siècle et laisse une impression d'immensité grâce à ses voûtes en berceau et ses voûtes d'arêtes gigantesques.
Le village, tout en vieilles pierres charme incontestablement qui le visite
On aurait pu regretter le temps gris.Mais la mélancolie hivernale s'associe particulièrement bien avec le style médiéval non?
Puis chemin faisant, on a trouvé une super boutique de…jouets où y'avait des girafes (et une écrevisse dont Gueriote est maintenant propriétaire en hommage à son mime génialissime de Maurice Grevisse)! Evidemment j'y ai trouvé une girafe pour ma collection : mignonne et articulée, un vrai bonheur !
Puis on est rentré chez Guériote …AFFAMES!
Episode 5 : Suite et Fin !
En rentrant du sublime village de Conques nous étions extrêmement affamés. Normal, il était presque 16h et nous n'avions que le petit-déjeuner dans notre estomac. En arrivant nous nous sommes rués sur les restes, le pain de mie, la charcuterie, le saucisson SEC de l'Aveyron et juste après ce repas copieux nous avons fait les larves emmitouflées dans nos couvertures respectives à divers endroit du salon.
Guériote a sorti des jeux pour nous réchauffer et pour nous divertir. La premier était un jeu fermier en Allemand avec des cartes sur lesquelles étaient dessinés des animaux de la ferme, des nombres et leur cri. Un jeu qui me rappelait bien le Gers et ses volailles ! Mais c'était en Allemand, et nous avons découvert avec étonnement que dans les langues germaniques les poules font "GAGA!" et pas "COT COT!".
Chose amusante, celui qui commence est celui qui sait le mieux imiter le moustique. Le crêpier de service de la veille en a fait une imitation absolument admirable. Jamais je n'avais vu personne imiter le moustique avec autant de talent, de subtilité, d'intelligence.
Ce jeu m'a complètement déboussolée. Non parce que les animaux de la ferme ne crient pas de la même manière dans le Gers, mais parce que je n'avais la réactivité requise à ce moment là pour jouer correctement. D'ailleurs je me demande si je suis compatible avec le mot réactivité. Je ne me souviens pas du nom du jeu, mais je me souviens que c'était amusant, même si j'ai perdu. Perdu ou pas, tant qu'on a la santé, c'est l'essentiel !
Ensuite nous avons joué à un jeu terrible, un jeu abominable, un jeu perfide, un jeu hyper marrant ! Un jeu capable d'agrandir ou de réduire votre cercle amical en quelques coups de cartes: Munchkin.
Il s'agit d'atteindre des niveaux de plus en plus élevés en tuant des monstres hideux. Le premier qui arrive au niveau 10 a gagné. La subtilité c'est qu'on peut aider nos adversaires mais aussi augmenter leurs difficultés à combattre les vils monstres. En gros, on peut être complètement adorable comme on peut être totalement pourri. Le visuel du jeu est fort intéressant et humoristique ! Et si vous rêviez de vous faire piétiner puis mâchouiller par un hippopotame mutant, de changer de sexe ou encore de possédez des bottes qui provoquent des hémorroïdes et bien pire encore, ce jeu est fait pour vous !
J'ai trouvé ça vraiment très drôle, même si j'avais pas tout compris tout de suite et que j'ai permis à certains de taper sur d'autres sans l'vouloir à l'insu de mon plein gré !
Durant le jeu une certaine Laure Ippilante nommée aussi Laure EnHoutan, mais également Laure Dinateur et Laure Kidé, Laure Dinaire ….a téléphoné ce qui nous a permis de faire la liste non exhaustive (ou presque) de jeux de mots bidons avec son prénom. Laure, si tu nous lis, sache que tu aurais pu aussi porter le nom de Odateur ou de Ganisation ou de Monal …mais revenons-en à nos moutons.
L'heure de l'apéro a sonné. Il nous restait des cadeaux à donner à Guériote, donc j'étais la seule à connaître l'exact contenu. Parmi eux un hérisson à picots qui fait PIPPPPPPPPPOU qui nous a donné l'occasion d'hurler mainte fois "Piiiiiiiiiiiiiipouuuuuuuuuuuu" parce que nous trouvions ça vraiment drôle, une jeune poule chauve qui pond un œuf gluant quand on la presse, un poisson à picots mous, et des masses vraiment sensuelles …Ces dernières masses que je dis "sensuelles" sont en fait des sortes de "pâtes" bizarres trouvées à la Grande Récré et destinées aux bambins. Quand Guériote était venue me voir dans le Gers et que nous nous étions rendues à la Grande Récré elle les avait repérées grâce à leur notice épatante. Mot pour mot il est écrit sur le paquet : "Enfonce ton doigt dans ma masse et emmène moi partout avec toi pour un plaisir maximum" ce qui nous avait fait beaucoup rire.
Il fallait bien que je lui en ramène, sinon ça n'aurais pas été drôle !
Et puis c'est très rigolo à tripoter et ça fait comme si on avait des crottes de nez gigantesques.
Ensuite, nous nous sommes délectés des super pâtes à la carbonara du crêpier de service, de dessert de Pâques : une poule en chocolat et un agneau en génoise dont j'ai mangé le cul voracement. La soirée de ce dimanche s'est terminé en larvage total , débilités et autres conneries. Nous sommes allés dormir avec en tête cette remarque mythique :
"Laisse parler le côté lapin de ta personnalité".
Pour être plus claire, j'ai voulu mettre les oreilles de lapin parisiennes (voir les épisodes précédents) sur la tête de N*** à la magnifique chevelure. Il résistait fermement. C'est alors que G*****, le crêpier, cuisinier qui se lève à 12h00, a balancé sans réfléchir cette remarque inoubliable en se rendant compte 3 secondes après de l'énormité de l'enchaînement de mots qu'il venait de faire et de son pouvoir sémantico-humoristique !
Le dodo a perduré jusqu'à presque 10h00 du matin. Un œil à la fenêtre et là c'est le presque drame mêlé à l'émerveillement : "Ho de la neige !!!!". Il n'y en avait pas beaucoup, mais juste assez au réveil pour donner un petit côté charmant supplémentaire au week-end.
Chacun est reparti vers chez soi. Mais avant de laisser le crêpier de service prendre son train, nous avons pu, Guériote et moi, lui faire le coup du Hot dog sur le quai de la gare et par surprise, même s'il prétend s'être laissé faire!
J'ai repris la route du Gers vers 14h. Arrivée 18h à la maison en raison d'un temps capricieux oscillant entre pluie, neige, grêle, vent et éclaircies momentanées. J'aurais préféré, après ce week-end très joyeux comme je n'en avais pas passé depuis un certain temps, ne pas apprendre la mauvaise nouvelle qui m'attendait en rentrant ….
dimanche 7 décembre 2008
Ces endroits que j'aimerais revisiter, avec mes yeux d'aujourd'hui …
J'adore fouiller mes archives photographiques. Y'a plein de souvenirs là-dedans. Tellement de souvenirs ! Surtout dans les photos qui datent d'il y a 6 ans et qui furent prise par mon ex. Il y a 6 ans j'habitais toute seule dans la jolie ville d'Avignon. Je me sens idiote d'ailleurs, j'ai habité cette magnifique ville et je ne me suis jamais vraiment intéressée à son patrimoine. Du coup, je dois avouer que ça me démange d'y retourner un de ces quatre. Je n'aurais jamais du bêtement ignorer ou ne regarder que vaguement cette ville fortifiée, son palais des Papes, sa place de l'horloge, ses remparts … On est bête quand on est jeune !
C'est vrai que mon regard a changé. Avant je n'étais pas passionnée par les villages, les villes, leur histoire, l'étymologie de leur nom, leur patrimoine, les châteaux. Je n'avais pas ce goût de la visite, de la contemplation, de la découverte. J'ai compris que j'avais changé quand j'ai revu Aix-en-Provence en Juin, je ne l'avais jamais regardé comme ça, avec ce regard qui s'émerveille des beautés architecturales, de ci ou de ça. A cause de ma valise qui avait cassé et n'ayant pas trouvé d'endroit pour la consigner, je n'avais pas pu la "revisiter" le temps qu'une amie vienne me chercher. Dommage, alors c'est pareil, il va de soi que je meurs d'envie d'y remettre les pieds et d'en savoir plus.
Quand je regarde les photos d'Arles prise par mon ex, où j'ai quand même passé quelques années en tant que lycéenne et étudiante, je me rends compte que j'y ai des choses à aller revoir que ce soient ses arènes, ses remparts et surement d'autres choses à côté desquelles je suis passée !
Idem pour la ville où vie ma grand-mère ! Est-ce que l'idée de visiter cette église tout à fait originale m'aurait une seule fois effleuré ? Hénin-Beaumont, c'est joli !
Et puis il y a un endroit où je ne me lasserai jamais d'aller. Depuis que je suis toute petite, j'ai du y aller facilement une dizaine de fois. C'est tellement joli, une fois, j'y ai même chanté lors d'un concours de chant. La Fontaine du Vaucluse est un endroit vraiment paradisiaque ! Du coup j'y retournerai bien aussi, moi !
On change avec le temps. Et si aujourd'hui je m'intéresse tant à tout ça, c'est aussi parce que j'ai eu ce coup de foudre pour le Gers qui m'a donné envie de l'explorer. J'ai aujourd'hui envie d'avoir des coups de foudre partout ailleurs où je mettrai ou remettrai les pieds !
Gersicotti Gersicotta mange du Bison !
Pondéralement vôtre pèse 38 kg 5 !
dimanche 23 novembre 2008
Namur, vue de la citadelle...
mercredi 19 novembre 2008
Souvenir d'une randonnée Alpine …
Je ne sais pas vous, mais moi, il m'arrive de fouiller mes archives photos. Plutôt que de les laisser stocker là, à pourrir, j'aime bien de temps en temps rejeter un œil souriant dessus parce que ce sont bien souvent d'excellents souvenirs. Je suis retombée sur cette randonnée que j'avais faite avec un groupe d'ami après un presque tour de France que j'allais finir ensuite. Cela devait être fin Octobre 2006.
J'avais une grippe monstrueuse, un truc attrapé je sais pas où et qui m'avait un peu pourri quelques jours. Je revenais de chez un ami de Paris, où j'avais consulté un médecin plutôt agressif qui m'avait interloqué en me disant "Mais vous avez des trucs dégueulasse qui pendouille au fond de vot' gorge ! C'est dégoutant ! Faut soigner ça ! " sur un ton dédaigneux. Après avoir passé deux excellentes soirées dans la capitale, j'avais pris la route de Grenoble où je devais rejoindre un groupe de montagnards un peu cinglés. Ça tombe bien, je l'étais (et le suis toujours ) moi aussi.
Nous avions fait une randonnée, et c'est là que je veux en venir, pour le reste, vous n'avez pas besoin de savoir ou peut-être que vous savez déjà. Bref. Une jolie randonnée à laquelle je n'étais pas sûre de pouvoir participer pour plusieurs raisons que je sais maintenant absurdes :
- -J'avais un truc du genre 39 de fièvre.
- -Je n'étais pas sportive (je ne le suis toujours pas)
- -J'avais peur de les ralentir encore plus que d'habitude (parce que j'avais déjà fait une rando raquette avec eux et j'avais comme qui dirait eu un peu de mal à suivre)
En fait je mourrais d'envie d'y aller. J'avais juste peur de les gêner. Je ne sais plus trop bien qui m'a convaincue. Peut-être M, ou B, ou B ou N ? Mais j'y suis allée quand même. Et j'ai tenu l'coup… même si j'avais la moitié des poumons plein d'crasse grippale, le nez bouché, la tête presque au fond du cul et un manque d'énergie difficile à maitriser. Soit, je sais une chose, j'aurais bien regretté de ne pas les avoir suivis, parce que ce que j'ai vu c'était un peu comme le Paradis sur terre au point d'en oublier que j'avais un peu souffert pour arriver jusqu'au bord du lac, au Chenaillet non, pas le Chenaillet, je ne m'en souviens plus.
Et les paysages m'avaient tout le long charmée : dès le départ un peu d'eau, quelques conifères, le reflet du ciel, quelques rochers … C'était déjà beau !
L'automne avait coloré quelques arbres ici et là, donnant à la forêt et au flan rocheux de la montagne, un côté acidulé.
Ce que j'aime le plus à la montagne c'est que c'est toujours surprenant où que je regarde comme ce sommet qui surgit derrière une étendue de sapin.
Quand nous nous sommes arrêtés pour manger, quelque part sur le sol, une petite plante a attiré mon attention : elle avait des petits poils, des feuilles grasses, je ne sais pas ce que c'était. Tout autour le paysage me laissait rêveuse, d'un côté quelques chevaux trainaient dans l'herbe d'un alpage, de l'autre, un sommet tranchant et enneigé s'imposait de lui-même. Derrière nous surgissait le sommet qu'on avait aperçu après les sapins.
En reprenant la marche, c'est sur une splendide petite fleur bleue que mes yeux sont tombés : une gentiane acole. Bien belle ! Bien jolie ! Bien pimpante ! Magnifique, dirai-je même !
Nous allions commencer à grimper un peu plus. Derrière nous, le paysage était un patchwork de jolies choses : ruisseaux, forêt, montagne, automne …
Il a fallu traversé ça aussi. Oui. Mon pied, qui a raté une pierre, peut témoigner que l'eau n'était pas bien chaude !
Puis ce fût l'apothéose grandissante. Plus rien ne pouvait me gêner. Quelle grippe ? Je l'avais oubliée. La paradis ! Je l'avais dit ! Le paradis ! D'abord quelques petites nappes d'eaux parsemées dans les reliefs couverts d'une végétation basse orangée, jaune, avec quelques teintes de vert et de rouge.
Puis ce petit lac devant la montagne partiellement enneigée et dont le sommet se reflétait dans l'eau, comme s'il se mirait pour voir où en était sa blancheur.
Et cet ilot, perdu au milieu de l'eau, petit morceau de paradis, intact, que personne n'a abimé.
Le paradis, vous dis-je ! Le paradis !
Gersicotti Gersicotta fait une rapide escale à Vic Fezensac !
Pondéralement Vôtre veut vaincre Grignotor ...
lundi 1 septembre 2008
Le village de Rians.
J'ai passé la fête de la musique à Aix-en-Provence , mais j'étais hébergé dans un petit village tout à fait charmant : Rians. Rien à voir avec la marque de produit laitier, ce n'est pas ce Rians là. Rians se trouve dans le joli département du Var , pas très loin de la Sainte-Victoire.
Non seulement, Rians a conservé son architecture médiévale avec ses fortifications, ses portes gothiques, ses ruelles escarpées, mais en plus elle porte l'habit architectural typiquement méditerranéen : des couleurs, des maisons collées les unes aux autres, l'irrégularité des toits. Ce côté Méditerranée ressemble beaucoup à celui de Grasse et de Cabris , dans le département voisin.
Sur la grand place, les anciens Greniers publics et la Halle au blé, sont investis par l'office du tourisme.
Mais la première chose qui m'a frappée, quand je suis arrivée dans ce village, en pleine nuit, c'est l'église. Une belle cathédrale en plus petit, à l'intérieur envoûtant. Ses deux tours ne sont pas sans me rappeler l'église de Valence-sur-Baïse dans le Gers ! Son clocher est majestueux.
Derrière l'église surgit une belle tour du XII ème siècle autour de laquelle, Juin a fait fleurir de jolis coquelicots et des genêts.
Du promontoire de cette tour on peut voir la campagne varoise et les toitures du village.
Pour repartir vers le village, un grand escalier de pierres nous attend. Libre au visiteur d'admirer ces mélanges de murs colorés. Ou d'entre apercevoir l'église d'un petit muret fleuri.
On se laissera aussi charmer par toutes ces portes gothiques ou non, du 18 ième, originales, simplement belles ou mystérieuses…
En redescendant du centre, le visiteur découvre sur des hauts de portes, les sculptures des personnages de tintin.
Rians, est un joli village. Merci à Em' de m'y avoir accueillie et de me l'avoir fait visiter.
Gersicotti Gersicotta vous propose encore de manger !
Et Pondéralement Vôtre ne sait pas comment d'habiller !















































































































