mardi 8 décembre 2009
Une journée au summum du romantisme…
… ou pas !
C’était le 10 Novembre 2009. Une journée que je classe désormais dans la catégorie des journées inoubliables. J’avais plutôt bien commencé la journée en me faisant surprendre par le gel sur ma voiture à 5h30 du matin. Me voilà à courir vers le chalet où je logeais avec mon compagnon qui s’était levé avec moi jusqu’à ce que je parte au travail – peut-être culpabilisait-il d’être en vacances alors que moi je travaillais – j’entre à l’allure d’une bombe par la porte vitrée lui expliquant qu’il me faut vite une casserole d’eau chaude. Tel un chevalier au secours de sa princesse, il m’accompagne, tenant fermement une belle casserole rouge fumante à la main, jusqu’à ma voiture. Il verse l’eau de manière extrêmement bien répartie sur les surfaces vitrées gelées, s’applique. Un bisou furtif, je pars travailler.
En revenant vers 11h, il m’attend, lisant le journal dans le canapé. Il me remercie car le matin même, je lui ai permis de pouvoir contempler le ciel étoilé et la grande ourse – son côté scientifique est donc tout aussi aiguisé à 5h30 du matin ?
Nous mangeons. Je désespère de voir l’interminable pluie tomber. Pourtant tôt le matin, le ciel était bien dégagé. J’avais même prévu une balade, mais il pleuvait bien trop pour envisager de marcher deux ou trois heures ! Nous avons attendu 17h pour partir. Nous avions quelques courses à faire, il voulait ensuite m’inviter au restaurant, puis au cinéma : c’était notre toute première vraie sortie le soir en amoureux, ouais.
Nous avons donc rejoint ma voiture. Rien d’exceptionnel. J’ai sorti les clés de mon sac. Rien de formidable. J’ai ouvert ma porte, je suis montée et de l’intérieur j’ai voulu ouvrir la porte passager. Je chope donc le loquet entre mon pouce et mon index et je tire. Je tire, je tire et je tire. Je tire en poussant des cris de guerre. MAIS C’EST QUOI CE BORDEL ? LA PORTE EST COINCEE ?
Je sors de la voiture munie de ma clé et j’essaie d’ouvrir la portière avec. Je tourne, je tourne mais ça ne veut pas tourner dans le trou ! C’est bouché ou quoi ? Bref. Portière pas ouvrable. Le chéri donc, devait me passer dessus…euh enfin passer par la porte côté conducteur, enjamber mon siège pour rejoindre le siège passager. Il a pu ainsi me prouver qu’il était souple. Sauf que le chéri mesure rien qu’un mètre 83. Dans ma petite 205… c’est pas évident de se contorsionner.
On a fait avec et puis on s’est vite habitué à entrer tous les deux par la même porte, c’était romantique !
Et comme tout concordait à ce que ce soit une journée parfaite, nous nous sommes retrouvés coincés dans un bouchon de 45 minutes en pleine campagne gersoise avec aucun moyen de bifurquer ou de faire demi-tour. Nous avons donc décidé de jouer au jeu le plus ringard de l’univers : le quizz chanson française. Le principe est simple : l’un de nous deux proposait un mot au hasard et l’autre devait trouver une chanson contenant ce mot. Oui, nous sommes aussi barges l’un que l’autre et alors ?
Tout à coup, alors que les voitures ne bougeaient toujours pas d’un centimètre de pneu, mon nez m’a rappelée que j’étais copieusement enrhumée. Mais on n’avait pas pris les mouchoirs. Imaginez moi donc, au volant de ma voiture immobile, à beugler du Dalida, du Mike Brant ou du Trenet avec un filet de morve sortant des narines ?
Il arriva un moment fatal où ça ne pouvait plus attendre. Les urgences nasales ça existe aussi ! « Chéri, il faut que je me mouche ! T’as pas un mouchoir ? » , « Nan, j’en ai pas pris. ».
Je lui dis qu’il faut qu’il regarde dans la boîte à gant et là, d’un geste vaillant, il dégaine un très joli rouleau de papier toilette rose. C’était mieux que rien. Au fait, pourquoi y’a un rouleau de PQ dans ma boîte à gant ?
Quand la file de voiture a pu enfin avancer, vers 18h15, nous avons compris que le bouchon était causé par des travaux de voirie et une très mauvaise organisation de la circulation alternée aux heures de pointes. Mais c’était pas grave parce que c’était la journée la plus romantique de l’année !
Nous avons filé vers un supermarché de bricolage où je devais acheter des lampes. Nous entrons dans le magasin, contents d’être au chaud et nous nous dirigeons vers le rayon des luminaires. Là un homme assez fort en carrure est penché en avant. Cette position laisse apparaitre un beau morceau de la commissure de ses fesses poilues. Il a des lunes qui ne donnent pas envie d’être décrochées.
Je trouve mes lampes et je me dirige vers la caisse. Je paie puis je me dirige vers la sortie. Je m’arrête net devant la porte, comme ci mon cerveau venait en une fraction de seconde de recevoir l’information du message écrit sur le papier collé sur la vitre : « Porte fermée pour cause de froid ». Un peu plus et j’y laissais une partie de mon visage. Au moins ils sont gentils avec leurs caissières !
Comme j’ai toujours le stalactite de morve menaçant aux narines, nous entrons dans Leclerc afin d’investir dans des mouchoirs en papier pour garder un peu de dignité et que je n’aie pas à me promener en public avec mon rouleau de PQ rose à la main. Nous ressortons de là et je lui suggère que pour ma fête (la Saint Wawaa c’est le 5 Novembre, pour information), il aurait pu m’offrir une webcam afin que lui et moi puissions, quand nous sommes à 700 km l’un de l’autre, pouvoir nous voir d’un certaine façon. Il accepte derechef et nous nous rendons dans le Leclerc High tech et je choisis la webcam la moins sophistiquée car ce genre d’engin dans mes mains doit être d’une simplicité extrême.
A la caisse, la caissière a oublié d’être polie. Elle ne parle même pas, elle préfère discuter avec ses collègues. Nous prenons plein de papier cadeau et il fait semblant d’emballer le cadeau pour que je ne vois pas. Quel homme surprenant ! Je me demandais bien ce qu’il allait m’offrir !
La séance de cinéma étant à 20h30, il nous faut à 19h30 trouver vite un restaurant où on puisse manger rapidement. Et là, dans son accès de romantisme exacerbé, il m’invite…à la Cafétéria. Et ouais ! C’est plus ce que c’était ! On se perd à l’entrée, mais on finit par trouver le bon chemin ! Nous prenons chacun nos plateaux, comme à la cantine. En passant devant les assiettes de jambon, je les trouves un peu « passées ». M’est avis qu’elles étaient entreposées là depuis la veille !
Nous choisissons nos plats, nos desserts et après avoir pris de l’eau en carafe, nous allons nous asseoir dans un endroit très intime, retiré du reste, une belle petite table carrée, d’où on entend tout le bruit des cuisines et de la salle et d’où l’on a une magnifique vue sur le parking. Trop glamour. Vraiment ! Je ne jubile pas vraiment à l’idée de déguster ce fabuleux repas qui n’est même pas équilibré.
Il me prend quand même la main. Heureusement.
Après ça, comme on a fait vite, on a encore du temps et entre temps on a réfléchit à ce qu’on allait faire à manger le lendemain. Conversation romantique « Qu’est-ce qu’on bouffe demain ? ». Alors nous sommes retournés dans le supermarché pour refaire des courses et là, mon amoureux a tenu absolument à tester les caisses automatiques ! Ouh, moi qui suis caissière, tiens ça m’a fait plaisir ! Quel tact , hein ?
Une fois dans la voiture, il a pris un air niais. Il a brandit son cadeau mal emballé et me l’a tendu. Il fallait que je fasse semblant d’être surprise histoire que cette soirée soit vraiment parfaite ! Alors j’ai fait semblant. Quelle surprise ! Une webcam qu’on vient pas du tout d’aller acheter ensemble ! Trop fort mon chéri !
Et puis, pour finir cette succulente journée romantique à souhait nous avons rejoint le cinéma pour voir The Box. La séance était d’après mon amoureux, qui avait lu ça dans le journal, à 20h30. Nous arrivons donc au cinéma à 20h00. Nous demandons nos billets et là le type nous dit « Non, The Box c’était à 18h30. ». Oh une foirade de plus ! Il nous propose soit Lucky Luke soit Cinéman. Je ne supporte ni Jean Dujardin, ni Franck Dubosc, CA PROMET !
Heureusement il y a un autre cinéma pas loin où on peut voir Mic Mac à Tire Larigot ou Le concert à 21h00. Comme j’aime beaucoup Dany Boon et que le film nous intrigue, nous choisissons celui là. Nous arrivons donc à l’autre cinéma. Il fait un froid redoutable. Mon amoureux me propose un chocolat chaud pris dans un distributeur automatique, quel homme, quel sauveur. Pas de bol, le chocolat est juste tiède. Nous avons affaire à un caissier très étrange. Il mange frénétiquement des m&n’s alors qu’il est avachit sur son siège avec un air lascif, non chaland, étrange, montrant une démotivation débordante.
Ah oui et sinon, le film était aussi drôle que cette folle journée avide de romantisme.
jeudi 26 novembre 2009
Survivre à une wawaa un Dimanche pluvieux !
Ah ! Dimanche 8 Novembre 2009. Mon amoureux, il va s’en souvenir longtemps et surtout il envisage depuis ce jour, de camoufler une dose de somnifère dans mon repas du soir !
Parce que c’est pas évident de survivre à une wawaa, qui plus est grippée. 6h15 du matin dans le chalet au bord du lac de Boulogne-sur-Gesse, je me suis réveillée, la gorge très endolorie et surtout affamée. Horloge biologique oblige… Comme il venait d’aller uriner et de se recoucher, je me suis empressée de lui annoncer l’excellente nouvelle avant qu’il ne se rendorme paisiblement – oui c’est cruel, mais l’amour c’est cruel de toutes manières – « Chéri, je me sens pas bien et j’ai très très faim ». Lui de me répondre adorablement avec sa petite voix du matin « Tu veux aller prendre ton petit déjeuner maintenant et après on se recouche ? » On se recouche ? Et en plus il allait se lever avec moi ! S’il commence à céder à tous les caprices d’une femme, il est pas sorti de l’auberge. Il s’est péniblement levé avec moi, m’a aidé à préparer mon petit-déjeuner –et oui, en plus il est patient et volontaire, HEY PAS TOUCHE VILAINE LECTRICE QUI LORGNE SUR MON HOMME PARFAIT !-.
Une fois repue, nous sommes repartis nous coucher. Il me semble qu’on a remis le nez hors de la couette alentour de 10h. Et vers 11h, alors qu’il pleuvait, et que j’avais toujours une crève carabinée, je lui ai dit que je mourrais d’envie de prendre l’air …et que j’avais pris des k-ways dans mes bagages au cas où. Il en avait de la chance mon chéri, car il allait porter le superbe k-way fashion bleu marine super large que j’ai acheté pour pouvoir me couvrir moi et mon sac pendant les randonnées pluvieuses.
Nous voilà donc partie tout deux, lui en bleu, moi dans mon k-way rouge, main dans la main, la capuche serrée sur la tête, la grande classe, moi crachant mes poumons et lui super sexy dans son accoutrement anti-pluie.
Avec ça , il a dû supporter mes égarements photographiques autour des divers champignons qui peuplaient le sol, les feuilles d’automne et les cygnes.
En montant une bosse, nous avons découvert que de drôle champignons poussaient par ici : en forme de chaussure et de canette de bière. ..
Nous avons continué notre ascension et là, oui là, en face de nous, il y avait un cheval courageux, mais pas téméraire.
Non, vous ne le voyez pas sur la photo car en l’appelant d’un tendre bruit de bisou, comme on appelle un petit chat, le cheval a pris la poudre d’escampette pour se cacher derrière une touffe d’arbre. Une première fois, nous avons vu sa tête dépasser, puis quand il a vu que nous étions encore là, il s’est replanqué d’un mouvement brusque. Je ne me connaissais pas cette qualité de faire fuir les chevaux. Après avoir encore marché sous la pluie, j’ai aussi effrayé un poney qui était blond. Alors mon amoureux, comme il est super drôle, il a dit que je n’étais pas la fille qui murmurait à l’oreille des chevaux mais qui leur faisait peur.
En attendant, mon étalon, lui, il n’a pas encore pris ses jambes à son cou !
On est rentré, on a mangé du bouillon de légumes et puis c’est là que je me suis copieusement affalée sur lui pour mater Chicago en réclamant un chocolat chaud bien épais…
Ah, c’est beau l’amour, hein ?
dimanche 22 novembre 2009
Vivre avec un scientifique !
J’ai testé. Oui, j’ai testé ! Une semaine entière. L’expérience demande d’ailleurs à être renouvelée souvent puisque je pense ne pas avoir suffisamment observé les comportements du spécimen qui, soit dit en passant, a tout de même réussi à entretenir ma flamme malgré ses nombreux égarements d’ordre scientifique.
La manifestation de ses « spasmes » scientifiques est tout à fait imprévisible. Je dirai que mon Scientifique adoré n’a de cesse de vouloir comprendre le monde qui l’entoure et que tout ce qu’il croise peut être un stimulus pour ses méninges qu’il creuse automatiquement : cela peut arriver lorsqu’il voit un paysage, quand il entend un bruit particulier ou même en observant le fond de son bol de thé au petit-déjeuner.
J’ai donc pu être amenée à découvrir les aspects divers de son côté scientifique.
Tout d’abord, une orientation Physique-Chimie lorsqu’au cours d’une conversation il évoque avec sensualité la notion de flou quantique ou qu’il m’explique le principe de dissolution du sucre dans l’eau ou de la magnifique teinte donnée par le thé à l’eau chaude, invoquant je ne sais plus quel concept scientifique. Discuter, manger avec un scientifique, c’est toute une aventure.
Ensuite, mon scientifique arbore parfois une orientation mathématique. Promenez-vous avec lui dans la nature, il décèlera d’un coup d’œil malicieux les branches d’arbres horizontales quasiment parallèles et même il fera l’éloge du parallélisme étonnant de trainées d’avion dans le ciel en s’émerveillant.
Puis il regarda les canards nager paisiblement dans un lac. « Je crois que ça fait toujours le même angle, la vague qu’ils provoquent dans l’eau, faudra que je me renseigne ». Oui oui, bien sûr.
Parfois, mon amoureux scientifique se laisse aller à des considérations biologiques dans des élans humoristiques :
Moi : regarde, mon cœur !
Lui : Quel beau ventricule !
Mais j’avoue que ce que j’aime par-dessus tout c’est son côté « expérimentation » qui l’a amené à tester la préparation de diners en amoureux, ce qu’il a réussi haut la main.
Et c’est quoi le problème ? C’est que ça déteint sur moi…oui ! Alors que j’étais affalée dans les bras de mon adorable scientifique sur le canapé, j’ai vu dans le coin de la pièce un repère orthonormé dans l’espace… et jeudi encore en me réveillant en pleine forme à 4h17 du matin, je me suis dit « J’ai les mitochondries qui carburent aujourd’hui ! »…
C’est grave docteur ?
mardi 17 novembre 2009
L’arrivée du prince charmant…
…non pas sur son cheval blanc mais dans un train. Oui, un train, soyons modernes, car les princes charmants modernes débarquent en TGV, TER , parfois en avion ou en voiture. Bref, le mien, il vient en train et c’est bien –oh ça multirime !-.
Son arrivée était prévue à 15h14 pétante à la jolie petite gare de Lannemezan… Comme il faisait un superbe temps pluvieux garni de belles bourrasques venteuses, je suis partie une demi-heure plus tôt que prévu : à 14h15 et je suis donc arrivée 25 minutes trop tôt… et j’avais très faim, très très faim. J’ai trouvé là un distributeur automatique de cochonneries sucrées ou salées, au diable l’avarice et le régime. J’avais oublié de prendre sur moi ma collation et je n’étais pas très en forme. N’ayant qu’un malheureux petit euro en poche, j’ai opté pour un sachet de petits biscuits anglais tout chocolat fourrés à la crème. J’ai trouvé ça potable et apte à me remplir l’estomac et m’éviter une faiblesse malvenue.
J’avais, je l’avoue, l’ardent espoir que le train arrive à l’avance…parce que la SNCF a, parait-t-il, toujours un train d’avance. Je me disais que par chance, parmi tous les trains de France de ce jour là, ça aurait pu être celui là. Mais apparemment non.
Le vent se leva à nouveau, brutalement et emmêla cruellement mes cheveux qui virevoltaient plus ou moins haut selon ses humeurs, défaisant ainsi le magnifique brushing que j’avais pris soin de faire pour l’occasion. J’allais accueillir hirsute et frigorifiée, mon homme, me disant en souriant « Pourvu qu’il ne passe pas sa main dans mes cheveux en me prenant dans ses bras ! ». Bah, un cri strident du genre « Aïe, mes ch’veux ! », c’est pas glamour, et au moment de nos retrouvailles, ça ne l’aurait pas fait ! L’amour rend aveugle, pas sourd.
L’heure semblait avancer plus lentement que d’habitude et je maudissais l’horloge que j’avais en face de moi ainsi que mon téléphone portable qui me semblait aussi con que l’horloge. Je commençais à me pétrifier de froid, d’autant plus la pluie devenait de plus en plus violente et tombait de travers comme ça, même si le quai était couvert d’un toit, ça n’empêchait pas les gens de profiter des caprices du climat comme il se doit !
Trop froid. Je me décide à rentrer à l’intérieur et de guetter le train de la vitre. En passant devant le contrôleur, j’entends une discussion avec une dame. « Le train de Toulouse ? Pour le moment 10 minutes de retard ». Gloups. Le train de Toulouse, c’est dans celui là que se trouvait mon amoureux. Je prends mon mal en patience dans l’impatience de retrouver mon mâle. Je décompte les minutes, espérant que le retard soit faux et que le conducteur du train aie appuyé sur le champignon pour pas se faire tirer les oreilles à l’arrivée.
15h13. Une douce voix se fait entendre dans les hauts-parleurs de la gare. « Le train du chéri de wawaa va entrer en gare ». Ou un truc du genre sans oublier le petit jingle SNCF avant et après le message « Toutoutouuuuuu » avec un peu d’écho. 15h14, le train est là, alleluia ! Le contrôleur, il a dû dire ça pour faire une blague, parce que c’est trop un petit marrant, et puis finalement ça a fait une bonne surprise, car le train est arrivé à l’heure alors que je ne l’attendais que 10 minutes plus tard après avoir surpris une conversation sans être sûre d’avoir bien entendu chaque terme de ce qu’a dit l’agent SNCF – avec sa belle casquette, fallait que je le dise, il avait une belle casquette-.
J’essaie de remettre mes cheveux. Mission non accomplie. J’abandonne et je me dis que de toutes manières, mes cheveux, mon amoureux il s’en fout. Je le vois monter les escaliers et je sautille intérieurement de joie jusqu’à me jeter dans ses bras. Quel bonheur. Nous hésitons à rejoindre la voiture parce qu’il pleut. Et puis je suis bien là, il me réchauffe et en plus il ne passe pas sa main dans mes cheveux. Tout se passe comme prévu. J’ajoute un « Je suis super bien coiffée. » ironique, histoire de dire que c’est pas ma faute, mais celle de ce satané vent.
Nous courons jusqu’à la voiture. Courir quand il pleut c’est mieux. Quoique. Je vous épargne les détails du genre grosse pelle baveuse dans la voiture et les niaiseries du genre « je suis heureux, tu m’as manqué(e), bisous bisous, blablabla ». Après vous allez dire que je suis mièvre.
Direction le supermarché. Activité trépidante quand un couple vient de se retrouver après presque deux mois de séparation non ? C’est qu’on allait se rendre dans notre petit chalet, loué à l’occasion, et il nous fallait de la bouffe pour subsister !
Il pleuvait toujours, mais par chance, c’est un supermarché avec une partie « parking couvert ». Évidemment, il paraissait archi plein, mais avec Titine2, y’a toujours moyen de se faufiler dans les trous. Quelle coquine cette voiture. Et hop, jour de chance, une place à l’abri. Bah oui, je voulais pas aggraver la dislocation de mon brushing.
Nous prenons un caddie. Et là, je me sens ébahie par la beauté de l’engin. Design, grand, gros, fort, coloré, bien aménagé… Cette nouvelle génération de caddie m’épate à la bolognaise. Est-il utile de préciser que mon prince a bien rigolé quand il a vu que j’allais en prendre une photo ? Bah oui, il fallait que je vous montre ce caddie extrêmement bien conçu et révolutionnaire pardi !
Je suis toute émue. Ce sont nos premières courses ensemble. Je n’ai pas l’habitude de ce supermarché, je me sens un peu perdue, mais comme prévu, j’avais la veille concocté une liste de courses. Je lui propose pour le soir un délicieux bouillon de légumes aux crevettes après avoir déjà mis quelques trucs dans le magnifique caddie en question. Il accepte et nous nous rendons au rayon poissonnerie. Et nous attendons. Nous attendons. En faisant les cons, évidemment. On se voit dans la plaque en métal qui nous fait face. On patiente derrière une vieille qui hésite entre deux types de brandade de morue et en profite pour acheter tout le rayon. C’est enfin notre tour et nous demandons nos 500 g de crevettes. Et hop, en route pour le reste. Des fruits, des légumes, des fromages… « Et tu manges quoi le matin ? Et ça tu aimes ? ». Il est pas trop contrariant mon chéri. C’est peut être parce que c’est le début, mais je trouve qu’il est pas trop difficile.
Direction la caisse. On paie, on s’apprête à partir quand soudain, mon amoureux me tend un bon de réduction de 5 euros à valoir sur nos prochains achats dans ce même supermarché. C’est bien gentil, mais on reviendra pas et surtout, faire la route du chalet jusque là pour 5 euros, ça va nous coûter autant en carburant. Alors, je chope la première dame qui passe, je lui demande si elle est habituée du magasin et si ça l’intéresse. J’ai fait ma B.A et elle avait l’air bien contente. J’allais pas jeter ça alors que quelqu’un pouvait en profiter !
Nous repartons vers la voiture. Déchargeons nos courses dans le coffre déjà bien plein. Un rayon de soleil et un bout de ciel bleu transpercent les nuages. Il fait beau parfois dans le Sud-Ouest d’abord ! Direction le chalet. Il nous reste 25 /30 km, mais ce n’est pas un problème, nous sommes tous les deux, ensemble, alors on s’en fiche de perdre du temps en voiture ! Et puis c’est beau cette route, c’est verdoyant et valloné, et la pluie qui retombe à nouveau comme vache qui pisse au vent, c’est super trépidant.
Nous arrivons au camping vers 17h15. Bah ouais, on a trainé à la gare et on a trainé au supermarché. Nous nous rendons à l’accueil où une dame souriante et sympathique nous attend. Comme il fait froid, elle nous explique qu’elle a mis tous les chauffages à fond depuis 2h dans le chalet, mais qu’elle ne nous le comptera pas dans la facture d’électricité ! Bien aimable !
Nous nous rendons donc aux abords dudit chalet. Je suis agréablement surprise par sa grandeur. Je suis agréablement câlinée par la chaleur qu’il y fait. Un état des lieux très rapide, du genre « Voilà, la feuille, c’est bon, on se prend pas la tête » , elle relève le nombre affiché sur le compteur électrique et s’en va. Vite vite, nous déchargeons la voiture, à la hâte…PARCE QU’IL PLEUT ENCORE ! Nous nous installons, faisons le lit (très important le lit ! vous voulez un dessin ? ). Nous préparons le dîner tous les deux, pas trop loin l’un de l’autre, déblatérant encore et toujours des trucs niais du genre "il pleut, mais quand tu es là, il fait soleil dans mon coeur".
Un peu plus tard le ciel s’était un peu dégagé et le lac au bord duquel se trouvait notre chalet, resplendissait…
dimanche 15 novembre 2009
Une belle semaine avec mon amoureux !
Ce serait trop long de tout vous raconter d’un coup d’un seul. Je dois avouer qu’en plus, là, j’ai la migraine, parce que mine de rien, avoir un amoureux c’est épuisant et il ne dira pas le contraire sur le fait d’avoir une amoureuse qui se lève à 6h30 le dimanche et à 5h00 les autres jours.
Du coup, je vais faire un résumé rapide. Du genre 2 ou 3 pages word seulement, voire juste deux et demi. Je suis donc allée chercher cet homme samedi dernier à 15h14 à Lannemezan. Il faisait un temps superbe, une magnifique pluie bien bourrue et acharnée. Bah quoi ? On manquait d’eau dans le Sud-Ouest, il fallait bien qu’il pleuve un peu. Et puis commencer une semaine avec son amoureux sous la pluie c’est formidable !
J’ai donc réceptionné ledit chéri le samedi 7 Novembre 2009 à 15h14. Puis nous sommes allés faire des courses. Puis nous avons rejoint notre chalet au camping de Boulogne/Gesse. La madame elle nous avait mis le chauffage à fond deux heures avant notre arrivée parce qu’il faisait froid. Nous avons donc découvert notre nid de copulation en tremblotant et trempés. Vive l’automne ! Ouais !
Comme on avait super froid, on a mangé du bouillon de légumes aux crevettes et une soupe de fruits au sirop d’érable.
Le Dimanche matin, après un petit déjeuner copieux, nous avons entrepris, malgré mon état de santé de plus en plus déplorable (vive les rhinopharyngitegrippeangine) une balade autour du lac avec une chasse aux champignons : pas pour les ramasser, parce qu’on n’y connait que dalle, juste pour les photographier.
L’aprem comme j’avais la crève, j’ai bu un chocolat chaud super épais toutes les deux heures et pris un efferalgan toutes les 4h. Après un repas du genre steak-pâtes-fruits et désespérés par le lamentable temps qu’il faisait, nous avons décidé de nous affaler dans le canapé devant un dvd. Le film Chicago était à l’honneur.
Le soir, on a fini le bouillon avec une salade composée. Ouais.
Le lundi matin, après le boulot, j’l’ai amené au superbe marché de Samatan où y’a des volailles, des tas de producteurs, des marchands en tous genres ! Et là, j’ai eu une folle envie de paëlla, alors mon chéri, il nous a pris de la paëlla pour le midi et ça m’arrangeait parce que j’avais pas envie de cuisiner dans l’état où j’étais. L’aprem, en voyant le soleil revenir, et me sentant d’attaque et sachant qu’un bon bol d’air allait me requinqué, je lui ai proposé une randonnée de 2h30 autour du point culminant gersois au cour de laquelle y’a un bon morceau de forêt. Du coup, c’était l’occasion de repartir à la chasse aux champignons, ouais, j’aime bien les champignons et de lui présenter le château que j’aimerais qu’il m’achète s’il devient très riche un jour.
Le soir, c’était soirée crêpes avec de la soupe au potiron en paquet. Allez faire une soupe sans mixeur et avec des plaques électriques vous !
Mardi matin, après le boulot, je ne l’ai pas rejoint. Je suis venue chez mes parents car des e-mails d’ordre professionnel m’attendaient. Je l’ai rejoint à 12h. Sachez que cette journée a été fort romantique, surtout le soir, je vous en reparlerai plus en détail, évidemment.
Mercredi 11 Novembre 2009. Je l’ai décrétée plus moche journée de l’année. Un temps hyper pourri, de la pluie à tire larigot, mais au réveil, mon amoureux a eu le courage d’aller me chercher le petit déjeuner. On avait prévu une marche et un restau, mais on est resté avachis dans le canapé à regarder mon dvd de Shaun the cheap. A 13h on est allé manger au restau du lac. Et comme on était super motivés, l’aprem on est allé au musée des cloches (oui oui, on aime nos congénères !) et on a pris un vrai chocolat chaud et un thé dans un petit salon de thé bien sympa.
Le soir, une soupe, une quiche et au lit. Hého, je me lève tôt moi.
Jeudi, j’avais les boules. Le jour où je bosse toute la journée, IL FAIT BEAU. Je devais manger chez mes parents et ne pas retourner au chalet avant le soir, après mon aprem de travail… mais je n’ai pas pu résister à rejoindre mon dulciné de 14h05 à 14h35. Ca nous a laissé le temps de profiter ensemble du soleil en marchand un peu autour du lac. Et pis le soir, quand je suis revenue du boulot, mon chéri , il avait tout préparé le repas !
Heureusement Vendredi s’annonçait être une belle journée. Debout 7h. Y’avait un magnifique lever de soleil sur le lac. J’ai eu droit à un petit déj de rêve.
Puis on a fait une superbe rando avec de jolis paysages et un excellent repas dans la belle auberge de La Baquère !
Après tout ça j’étais bien crevée, surtout que mon état grippal revenait de plus belle. Alors on est rentré quasi directement au chalet et à 19h30 on s’est fait un plateau télé et on a regardé Mon voisin Totoro comme deux larves dénuées de toutes forces. 21h dodo, parce que le lendemain je me levais tôt pour le boulot
Samedi, je bossais toute la journée mais entre deux je revenais voir mon amoureux. A midi je lui ai improvisé une dinde caramélisée au sirop d’érable. On a glandé, on a un peu rangé. Et le soir j’ai eu le repas le plus merveilleux que j’ai jamais eu : un repas comico-romantique ! Accueillie par une jolie table avec de belles fleurs et une assiette bien rigolote…mais vous en saurez plus ultérieurement !
Et ce matin, réveil à 8h, le cœur un peu lourd de savoir qu’on était déjà à la fin de cette belle semaine à deux ! Après un petit déj comme il sait si bien les préparé, un zest de ménage, chargemen de la voiture et petit tour autour du lac, la dame du camping est venu faire l’état des lieux, on a rendu les clés. Avant de le rendre au train, on a mangé une pizza au soleil de Novembre.
Vivement dans 15 jours. J’aime pas les séparations sur les quais de gare.
Evidemment, ce résumé de 3 pages word, n'est qu'un piètre résumé, il va de soi que de nombreux points seront repris un à un dans plusieurs articles différents !
lundi 26 octobre 2009
Avoir une vie privée quand on vit chez ses parents ?
Crève ! Mission impossible, du moins chez mes parents à moi. Hein Mamounette ? Je pars un soir quelque part, il faut que je précise les lieux, si possible le nom, l’adresse, le numéro de téléphone, l’immatriculation des accompagnants. « Mais c’est pour savoir où tu vas, au cas où y’a un problème ». L’optimisme de Mamounette m’a toujours fait plaisir. Mais t’inquiètes pas maman, la police fera son travail si je disparais. De toutes manières, je gaverai tellement les kidnappeurs qu’ils me libèreront assez tôt. Je comprends tout à fait cette attitude. Je vis sous le même toit, on s’inquiète pour moi, et un tant soit peu, le fait de ne pas savoir où je suis panique la conscience maternelle et même parfois la conscience paternelle au point de venir me chercher jusqu’au travail parce que je tarde à rentrer, alors que je suis tranquillement en train de papoter avec une collègue sur le parking. Mais je comprends quand même. En attendant, comme je dis souvent à ma mère, faut pas s’inquiéter tant que j’appelle pas, parce que si j’appelle, c’est que j’ai un problème : la preuve l’an dernier avec mon accident « Allo maman, j’ai eu un accident ».
Je dis quasiment toujours où je vais, avec qui je suis, parce que je sais ce que c’est que d’être inquiète, même si j’ai pas encore enfanté. Je comprends ce comportement même si parfois ça m’énerve énormément parce que j’ai l’impression d’être observée. C’est pas big brother, c’est big mother. Mais je ne t’en veux pas maman, je sais que tu fais ça parce que tu m’aimes et que je suis à jamais ton petit bébé tout fragile, sauf que maintenant, tu ne me changes plus mes couches et que maintenant que je sais comment marche la machine à laver, tu vas cesser de me laver mes culottes, même si y’a de grosses traces de pets dessus.
Mais voilà, aujourd’hui j’ai un gros problème. Comment puis-je faire pour avoir une vie privée ? Parce qu’il y a des choses, qui surtout au début, j’estime ne pas avoir à raconter. Imaginez un instant. Je rencontre un individu de sexe masculin. Lui et moi nous entendons bien. Lui et moi tombons amoureux l’un de l’autre mais nous ne sommes pas sûrs de nous pour le moment, car malgré avoir déjà passé du temps ensemble, nous ne sommes pas sûrs de nous, et parce que certaines choses ne doivent que nous appartenir avant d’être officialisées à outrance dans la famille. Est-ce que pour le voir je dois mentir pour ne pas avoir à dévoiler ma vie privée qui EST PRIVEE ? Est-ce que je dois en parler ? Quelle drôle de situation ! J’en suis donc là, je n’ai pas de vie privée. Je ne reproche rien à personne, mais j’ai du mal à avoir une vie privée.
Mais voilà ce que je voulais annoncer via ce billet qui s’adresse tout particulièrement à mes parents. Je ne savais pas comment faire, je n’aime pas trop aborder ce genre de choses, parce que j’ai une pudeur des sentiments exacerbée, je ne sais pas en parler. Mes parents m’ont toujours dit que j’avais du talent pour écrire et pour aller droit au but en écrivant, alors je vais me servir de cette qualité, qu’on pourrait considérer de lâche et que je qualifierai d’intermédiaire et de tout autant communicative que la parole.
Papa, Maman, il se trouve que depuis un peu plus d’un mois, j’ai ce que j’appelle une vie privée. Ne vous moquez pas de moi ! Je sais que je scandais que j’adoreeee le célibat, que je ne voulais pas d’un homme dans mes pattes et que dans ma chambre chez moi, un petit lit suffirait. Mais vous savez bien que la vie me surprend à chaque fois un peu comme la taxe d’habitation (rassure toi mon chéri, tu n’as rien d’une affreuse taxe d’habitation !). Mais voilà, j’ai eu une idée formidable, grandiose que vous allez trouver fort probablement merveilleuse : je suis tombée amoureuse d’un parisien. Et cet abruti a eu l’immense idée de s’enticher lui aussi de moi. Quel idiot ! S’éprendre d’une wawaa qui vit dans le Gers ! Hop hop hop, pas de questions, le comment, pourquoi, où donc, avec qui et quand, ne regarde pour le moment que lui et moi.
Etant loin l’un de l’autre (je vous rassure quand même, on se connait depuis un bon moment, en vrai et tout hein.), c’est difficile. Et quand on peut être l’un avec l’autre, c’est l’occasion pour nous de voir si ça colle, de passer ENFIN du temps ensemble, si ça peut le faire et si monsieur peut envisager dans un avenir encore un peu lointain de me rejoindre dans le Sud Ouest (Oui parce qu’en fait, il a bien compris qu’aussi beau et formidable soit-il, il ne me décrotterait pas du Gers).
Par chance monsieur a une semaine de congés très bientôt. Du 7 au 15 Novembre. Et comme il tient beaucoup à moi et réciproquement, il vient passer une semaine dans le Gers, enfin presque. Hop hop hop, pas de panique, il ne vient pas à la maison. Il a, sur mes très bons conseils judicieux loué un châlet, pas loin de la maison et de mon boulot et m’a conviée (et je me suis conviée aussi) à aller passer la semaine avec lui.
Mais voilà mon problème. A mon sens, ce n’est pas du tout le moment que je quitte la maison toute une semaine. Je culpabilise un peu. Et arrête maman de dire que c’est bon tu peux t’en sortir toute seule. Je sais que tu peux t’en sortir toute seule. Mais on vient de te scier un genou. Je crois qu’il est important que pendant quelques temps tu te ménages un peu et je ne veux pas qu’à cause de moi tu te fasses mal ou que tu doives retourner dans le centre que tu aimes tant. Je sais aussi que c’est pas le moment que je sois loin de ma maison, car papa ne doit pas faire les travaux tout seul.
Alors j’ai réfléchi longuement à la situation qui est un vrai casse-tête depuis deux semaines, parce que je ne savais pas comment vous informer de tout cela. Surtout que je n’envisageais pas si tôt de vous informer de l’arrivée de Denis dans ma vie parce que j’estime que c’est bien trop tôt. Mais je ne peux pas disparaitre tous les soirs de la semaine de la maison sans une explication.
Donc j’ai réfléchi. Ca a été dur pour moi, j’en ai eu des crampes cérébrales. Et le pauvre Denis a du supporter mes tergiversations sur msn.
Voilà donc comment je vois les choses. Comme je finis tôt le matin pratiquement tous les jours au travail, je viendrai juste après le boulot pour faire le ménage et d'autres trucs et même la bouffe s'il le faut. Teuteuteu, l’ouvre pas Mamounette, c’est comme ça et PAS AUTREMENT. Je conduirai Maman chez le kiné l’après-midi s’il le faut, et je serai disponible pour aider papa chez moi à n’importe quel moment par un simple appel téléphonique. Pour n’importe quoi : courses, lessives, ménage inopiné, on m’appelle, je débarque. Denis est un homme très compréhensif, et puis il lui faudra bien faire des pauses parce que , comme vous le savez, Papa, Maman, je suis du genre insupportable.
Par contre je vous en supplie : AUCUNE QUESTION sur lui et moi. Quand je dis AUCUNE, c’est AUCUNE. Pour l’heure, ça ne vous regarde pas, je tiens à ce que ça reste entre lui et moi pour l’instant.
On essaiera d’en parler (si j'y arrive, ça c'est une autre histoire) SANS ENTRER DANS LES DETAILS dès que possible. Je pense pas que ce soit compliqué, mais sachez le, ça me stresse grandement toute cette histoire.
T’façon c’est la faute de Denis, tiens je vais aller l’engueuler !
lundi 17 août 2009
Et tes amours ? (Enième édition)
Love, love, love, amour,amore, blablabla. BLA. Blablablabla. BLABLA. Ça recommence … pas une histoire d’amour dans la vie de wawaa hein ! Faudrait pas croire que ce soit mon genre de briser 4 ans et presque deux mois de célibat intense comme ça. J’y tiens à mon statut de presque vierge moi, parce que c’est la classe !
Mais ça recommence les questions à la con comme celles-ci :
-Et tes amours ?
-Toujours pas de Jules ?
-Y’a pas une petit gars qui te plait ?
Commençons donc par répondre à la première question : « Et tes amours ? ». Je vous l’ai déjà dit et répété des tas de fois, elles sont dans le four et là ce n’est pas que je les laisse cramer c’est que j’ai perdu le four. Quoi vous n’avez jamais égaré votre four comme on égare ses clés ? « Bah j’ai pas pu mettre le poulet à rôtir, j’ai pas retrouvé le four ! ».
Répondons ensuite à la seconde question : « Et toujours pas de Jules ? ». Et bien non. Figurez-vous que je ne connais personne qui s’appelle Jules qui plus est je n’aime pas trop ce prénom. Non moi je kiffe plutôt les prénoms modernes comme « Robert », « Fernand », « Gontrand », mais Jules franchement c’est hyper démodé. Vraiment SANS FAÇON !
Quant à la troisième question , « Y’a pas un petit gars qui te plait ? ». SI ! Et j’ai pas besoin de développer et de vous donner de détails car ça pourrait attiser votre curiosité malsaine. NA !
Et puis laissez-moi tranquille avec vos questions ! Cela ne vous regarde pas. Le célibat c’est pas une tare que je sache, même quand c’est prolongé, bien au contraire, oserai-je dire fièrement !
Ceci étant, si toi, ô merveilleux mâle, drôle, doux, délicat, gentil, intelligent et facultativement fort (parce que bon question force je crois avoir déjà de bonnes capacités), tu passes par là, dépose ta candidature, n’aies pas peur, je l’examinerai avec la plus grande objectivité et la plus grande attention et puis je te recontacterai… OU PAS parce que j’ai pas que ça à foutre non plus.
lundi 20 juillet 2009
La Wawaa et son prince…
Il était une fois, au pays du foie gras et des tournesols, une jeune et sublime gersoise qui de temps en temps adorait faire du béton.
Jour et nuit elle pensait à son prince. Ce prince charmant censé venir la délivrer de la dernière pièce du donjon où elle était enfermée. Sauf qu’en fait, le coup de la séquestration dans la plus haute tour du château fort, c’est bidon. C’est plutôt elle qui cherchait à séquestrer des individus de sexe masculin du genre avenants dans sa cave pour les torturer de plaisir. Mais l’échec était toujours cuisant.
Elle n’espérait plus, ayant essuyé râteaux sur râteaux, vestes sur vestes depuis 4 ans, ayant même songé, un soir d’été qui aurait pu être torride, à renommer sa maison « La maison de la vierge » tellement depuis le temps elle sentait que l’entrée de sa forteresse était à nouveau condamnée. Elle sait bien qu’au bout d’un certain temps, ça se recoud ces choses là.
Mais elle trouva, au hasard d’une belle nuit étoilée, une petite boite bienheureuse qui contenait un beau crapaud vert. « Oh, comme il est mignon ! » s’exclama-t-elle avec grand enthousiasme et sensiblerie. On lui conseilla de l’embrasser mais elle n’en fit rien. Elle n’embrassait que les chameaux, elle, surtout après les avoir brossés, évidemment.
Par hasard, -et c’est fou comme le hasard fait trop trop bien les choses quand même !- elle trouva avec ladite boite, un mode d’emploi. « Couvrez-le d’eau et il se transformera en prince charmant ». La classe moumoute. Ayant peur que la transformation ne se fasse trop rapidement, elle décida d’attendre d’être elle-même utilisable pour profiter du prince en question au maximum. Accueillir son prince charmant tant attendu et tant désiré quand on est menstruée, c’était carrément pas glamour même si la veille de ce si beau jour elle avait pris soin d’épiler minutieusement ses mollets de yéti dans l’espoir d’être un poil plus charmante. Lorsqu’elle se sentit d’attaque et prête à recevoir son prince elle recouvrit le crapaud d’eau. Et sploutch le crapaud.
Au fil des heures, l’amphibien se délita, se désagrégea. Elle trouva ceci fortement dégoutant et vomit rien que deux ou trois fois dans le fond du lavabo. Le romantisme n’est pas toujours de la partie, même dans les plus merveilleux contes de fée.
Peu de temps après, elle aperçut la silhouette d’un mini prince dans les restes gluants de l’ amphibien décomposé. Elle se rassura d’un classique « Ce n’est pas la taille qui compte , tout ce qui est petit est mignon ! ».
Ni une ni deux, elle décidé, comme indiqué sur la notice, de renouveler l’environnement aquatique du bellâtre en éclosion. Le prince grandit fièrement et devint parfait (ou presque !) : il se contentait de rester dans sa boîte, immobile et de ne rien dire. Il admirait et admire encore simplement sa belle à longueur de journée.
Wawaa se dit quand même que c’est bien dommage de ne l’avoir qu’en boite, enfermé et qu’à force elle risque de s’ennuyer.
En plus il lui
semblait bien que le
vrai prince charmant
elle l’avait aperçu,
mais qu’elle n’avait
pas su l’attraper …
dimanche 19 juillet 2009
Si vous êtes sages ...
Demain, je vous parle de mon Prince charmant ...et en plus j'ai des photos !
...
vendredi 10 avril 2009
C'est quoi ton genre de mec ?
Je discutais avec une fille. Une vraie hein. Une fille à outrance fille. Bref, une fille qui ne me ressemble pas du tout, sauf pour sa manie d'adorer ses cheveux. La voilà qui me dit "Et wawaa (ndlr : bien allonger le "Eeeeetttt" avec un petit ton nasillard), c'est quoi ton genre de mec ?".
Hein ? Je suis pas sûre d'avoir compris la question madame. Tu peux répéter ? "C'est quoi ton genre de mec ?". Euh. Genre de mec. J'adore cette expression. Il faut avoir un "Genre de mec" ? Apparemment oui. "Bah oui, moi tu vois je les préfère grand brun, aux yeux bleus, plutôt musclés, les gros tas flasques c'est pas mon truc". Ouais, en parlant de gros tas flasque, tu veux voir mes trop jolis bourrelets madame ? "Oh allez, y'a bien un certain type de mec qui t'fait craquer".
Bon, j'ai esquivé, parce que je savais bien qu'elle ne comprendrait pas mes propos de toutes manières. Mais je me suis dit que ça pouvait être plutôt rigolo de réfléchir à la question sur ce blog dans cette merveilleuse catégorie dédiée à mes aventures sentimentales (ou plutôt "non-sentimentales" …) : les Wawaamours, qui je le répète sont dans le four.
Ne me dites pas que c'est pas possible, parce que c'est possible. Moi qu'il soit gros, mince, grand, brun, petit, avec du poil dans le dos, ou des coudes astronomiques, ou un nez démesuré, je m'en contrefiche du pamplemousse. Faut arrêter un peu, de chercher des critères physiques dans les relations amoureuses. Je suis hyper contre. Beau c'est quoi ? C'est très relatif.
Mais j'ai réfléchi à la question qui finalement me paraissait intéressante. Bah, oui, y'a bien des trucs qui m'font craquer chez les hommes. En tête de liste , l'humour. En même temps ne pas en avoir avec moi, c'est risquer de me trouver super lourde avec mes blagues à la con, spontanées, mais nulles. Et puis, un type pas drôle, qui fait jamais rire, qui donne pas un peu d'joie dans ce monde de brutes imbéciles, c'est ennuyeux. En second, donnez lui un peu d'culture, un peu d'intelligence, qu'il soit pas super trop bête. Donnez lui aussi de la tolérance. Avec moi, sur tous les plans, il en faut beaucoup. Donnez lui de la gentillesse, de l'adorabilité (oui ce mot existe depuis 5 secondes ! ), de l'humilité. Et pis bordel, pas un mou du genou, un peu aventurier, qui adorerait me suivre dans mes pérégrinations diverses et surtout qui supporterait mes pérégrinations diverses. Donnez lui, un petit côté râleur pour que les disputes soient épiques, inoubliables et les réconciliations encore plus belles. Et puis un mec qui a du caractère, c'est mieux qu'un mec mou de la cervelle, soumis et sans réactions.
Bon, je crois que c'est tout. Si toi, ô, mâle qui lit de temps en temps ce formidable blog écrit par ma formidable (et modeste) personne, tu te reconnais dans ce portrait et voudrais me prouver que mon genre de mec existe, n'hésite pas à te faire connaître par deux moyens à disposition : le lien "contacter l'auteur" ou les commentaires.
Bah Quoi, la friche ça va un temps, moi aussi j'ai des hormones à rentabiliser, BORDEL !
Gersicotti Gersicotta dans les Vallons près de Montesquiou !
Pondéralement vôtre toujours aux yaourts !
Un mot , un jour toujours aux chiffres.





























