Un peu de tout et de rien !

Blog qui parle de la trépidante vie de wawaa, de mouches, de musique, de trucs drôles, du CRPE, de livres, de bêtises, de trucs sérieux, un blog bien quoi ! Non?

samedi 7 novembre 2009

[Il y a un an ici-même] L'Accident


Une petite réédition aujourd'hui car  oui, je suis émue, oui ! Aujourd'hui c'est l'anniversaire de la mort de Titine1 qui a surement, depuis que je l'ai vendu à un petit garagiste alors qu'elle était complètement écrabouillée d'un côté, renaquit de ses centres, tel un phœnix ! OUI, Tinite1 c'est le phœnix des automobiles ! Bref, je republie le récit de mon accident, pour faire comme dans les hommages à la télé : "on prend la même chose, on répète et on recommence" ! Et puis, à partir de 14h cet aprem je ne suis pas à la maison jusqu'au dimanche d'après, alors niveau publication il faut que je prépare tout à l'avance et je me suis d'un ou deux petits recyclages, ça m'éviterait de trop me casser la tête !


La journée de Samedi ne s'annonçait pas particulièrement mauvaise. Le beau temps était au rendez-vous ce qui me laissait présager un beau dimanche et un beau mardi 11 Novembre. J'avais déjà tracé mes éventuels chemins de balades touristiques : j'aurais soit fait une petite randonnée automnale autour d'un lac soit été à la rencontre des fortifications de Tillac. 4h45 le réveil sonne comme tous les samedis matins. Je prends mes hormones thyroïdiennes. Je vais prendre ma douche en oubliant de mettre le chauffage soufflant ! Bouh ! Il fait froid là-dedans ! Au moins, ça me vivifie et me réveille bien ! Je me grouille pour me laver, je m'habille, je regarde mes mails. Parce que j'ai cette sale habitude de vérifier mes mails le matin tôt. Je n'ai pas très faim, mais il faut quand même que j'ingurgite quelque chose histoire de ne pas vider mes palettes le ventre complètement vide. Je prends un bout de chocolat dans le placard. Je le mange. Je vais me brosser les dents. Je prends le petit couvercle avec des croquettes pour éviter que les chats me suivent jusqu'à la voiture. Dehors un brouillard épais m'attend. Peu importe, les matins de Novembre sont souvent brumeux par chez moi, on n'y voit guère à 20 m. On roule doucement, on reste sur le qui-vive. Ce n'est pas les autres voitures qui inquiètent, mais les chevreuils et sangliers suicidaires qui pourraient inopinément traverser et faire avoir bête accident.


Doutant de la réouverture de ma route habituelle, je reprends la déviation qui ne me détourne que de deux ou trois kilomètres. Avec le brouillard si dense, c'est terrifiant la grande nationale avec les larges et grands virages en S avec le pseudo-ravin des collines au bord. Les feuilles mortes mouillées jonchent la route sur toute sa superficie. Ne pas trop freiner pour ne pas glisser. Ne pas rouler trop vite pour ne pas avoir à freiner. Ne pas rouler trop doucement à cause du brouillard et des gens qui pourraient arriver trop vite. Je n'ai pas envie de casser ma voiture ! Je reste hyper vigilante ! Un accident serait si mal venu en ce moment, quand j'achète ma maison, mon logement ! Pas le moment d'avoir à acheter une voiture. De toutes manières c'est jamais le moment. J'arrive indemne au travail à 5h59. Même pas peur du brouillard d'abord ! Il caille dehors ! Il caille grave !


Arrivée dans la réserve je trouve ma commande de liquide bien petite alors que j'avais commandé plus que d'habitude pour prévenir la fermeture du 11 Novembre. Soit. Je constate qu'il me manque pas mal de choses essentielles. Apparemment, je ne suis pas la seule : un souci de transmission intranet avec la base parait-il ! Le week-end commence vraiment bien ! Vers 7h00 une canette de Heineken tombe et se met à tourner comme une toupie enragée sur le sol. Je la chope, met mon doit sur le point d'ouverture, stoppe l'hémorragie et fonce sans réfléchir vers le broyeur. En courant j'ai tellement secoué la cannette que cette dernière me gicle quasi tout son contenu à la gueule. Je pue la bière après avoir pué le jus de pruneaux. F O R M I D A B L E !


A 10h j'ai tout fini. Je rentre à la maison après avoir acheté du fromage à raclette car la veille, en voyant une pub à la télévision, j'ai eu une forte envie de raclette. Comme quoi, la pub ça marche, sauf que j'ai pas pris le produit tant loué !


Je reprends à 14h30. Rentrée à 10h30 ça me laisse 4h pour me détendre. Je ne me sens pas plus fatiguée que ça, au contraire je me sens bien. A 14h13 je repars vers mon boulot pour un trépidant après-midi de folie jusqu'à 19h30. Comme tous les samedis, j'allais d'abord recharger l'eau qui en prend systématiquement un coup ce jour là, puis ranger mes casquettes -c'est-à-dire le dernier étage du rayon, qui me sert de réserve de proximité et permet de pouvoir répondre à la demande rapidement plutôt que de courir en réserve et chercher dans les cartons -. En même temps, j'allais pouvoir être appelée à tout moment en caisse pour fluidifier le trafic des clients et profiter un peu des sourires. Comme à 10h15, en revenant, j'avais repris mon trajet habituel sous ce grand soleil et que la déviation n'était plus d'actualité, je repars comme d'habitude sur ma petite route qui traverse la forêt  pleine de belles couleurs automnales passe au dessus du Gers, coupe un petit village charmant. Il est probablement alentours de 14h25. Une priorité à droite, je ralentis je regarde.


Et là, tout se passe si vite que je n'ai pas le temps de presser le frein du pied. Boum le poteau téléphonique. Je me sens secouée par le choc. J'ai mal au côté droit de la poitrine, au tibia droit. Je réalise que l'avant-droit de ma voiture est tout écrabouillé sur le poteau. Je comprends que je suis dans le fossé. Je comprends que j'ai eu un accident. Je ne sais pas trop ce qui s'est passé, je ne vois personne, pas d'autres voitures, je ne me souviens de rien. Je cherche mon téléphone. Le choc a disséminé les affaires de mon sac sous le siège passager. Mais où est ce bordel de téléphone ? Où est-il ? Et mon sac ? Je ne trouve pas mon téléphone. Pourtant, j'ai peur d'être blessée gravement à la poitrine. La douleur qui englobe mon sein droit est déroutante. Affolée, et n'ayant qu'en tête qu'on appelle les pompiers, esseulée sur cette route campagnarde, j'essaie de sentir si je suis capable de sortir de la voiture sans me faire mal. Je descends donc complètement dans la déphasée, déroutée, je marche doucement, très doucement, pour ne pas me brusquer, mais d'un pas décidé. Je me dirige vers l'auberge qui n'est pas loin, espérant y trouver quelqu'un, quelqu'une, une porte ouverte, un téléphone, de quoi appeler les secours. N'y trouvant personne, j'éclate en sanglots en me retournant, en voyant de loin l'état déplorable dans lequel j'ai mis ma voiture que j'aime tant. Elle a l'air toute pliée, cassée, foutue, je ne comprends pas comment j'ai pu me retrouver droit dans ce poteau, perpendiculairement à la route, je ne comprends pas. Mais peu importe, ce n'est pas le moment de réfléchir au pourquoi du comment. J'ai mal dans la poitrine. Ce n'est peut-être pas grand-chose, mais il faut appeler les pompiers, faire des radios, aller à l'hôpital rapidement. Je me sens éperdument seule sur cette route qui me parait déserte et que je ne connais pas comme étant fréquentée. Je panique un peu. Ce sentiment de solitude et de détresse est extrêmement nouveau pour moi. Ce n'est pas que j'ose penser que je vais mourir, je me sens bien vivante, mais la douleur et le choc nerveux sont tels que j'avais besoin de vite trouver une présence humaine, un secours.


Une belle voiture noire arrive, je lui fais signe et hurle "S'il vous plait ! S'il vous plait, il faut appeler les pompiers, s'il vous plait" en pleurant et en me tenant le sein droit qui me faisait horriblement mal. D'ailleurs je pensais l'avoir écrabouillé complètement et l'avoir perdu. Encore plus troublant, que moi qui aurait pu dire à quelqu'un d'autre "Ce n'est qu'un sein", je me sens bizarrement gênée par cette idée ! Je tremble de partout, je n'arrive pas à me calmer. Je n'arrive pas à contrôler mes nerfs, le choc revient sans cesse dans ma tête. Tout se mélange. Ma voiture cassée, ma maison à acheter, ma poitrine qui me fait mal, mon sac laissé dedans, mon retard au boulot.


Le gentil monsieur s'arrête immédiatement, appelle les pompiers et leur explique la situation. Il me fait m'asseoir sur le siège en cuir de sa luxueuse voiture. J'aurais été gênée de flatuler copieusement pour décompresser sur de si beaux sièges surtout qu'une demoiselle était assise sur le siège passager. Elle avait l'air horrifiée, comme si c'était la première fois qu'elle tombait sur un accident de la route. Elle a peur, je le vois dans ses yeux. Il faut avouer qu'une wawaa dans cet état ça peut-être très halloweenesque. Je demande au monsieur si je peux appeler mes parents pour qu'ils me rejoignent, que j'attends les pompiers et que je vais bien quand même. Pas eu le temps de dire "J'ai eu un accident à [nom du village] et je vais bien" que ma mère hurlait déjà dans le téléphone "ON ARRIVE". J'avais peur que les pompiers mettent du temps à venir. J'avais déjà assisté à des accidents pour lesquels ils étaient arrivés très tard. En 5 minutes, les pompiers étaient là. On me colle une minerve hyper rigide, on me tripote pour savoir où j'ai mal. On me demande si je peux marcher jusqu'au camion, je dis que oui. Deux mains tiennent mon dos, deux autres mes bras. Une fois à côté du camion je leur dis "Dites, vous pourriez pas récupérer mon sac, y'a mes sous dedans". Ah ah ! Comment ça je pense qu'à mon fric ? C'était déjà un souci de moins dans ma tête. Ils m'allongent sur une sorte de lit tout dur, je tremble comme une feuille, je pleure, on me prend ma tension. 16. Pas bien ! Pas bien du tout ! Merdique même. Je me dis qu'il faut que je me calme pour ne pas déclencher ce qui donne des crampes partout : une crise de spasmophilie. Alors je respire gentiment, je me dis que ça va aller, j'essaie d'arrêter de penser à ma voiture raide morte écrabouillée sur ce poteau téléphonique et de ne plus culpabiliser parce que je vais être en retard au travail parce que je déteste ça ! De toutes manières je n'allais pas être en retard, je n'allais pas y aller tout simplement.


Maman monte dans le camion des pompiers et elle me fait un bisou bruyant sur le front, beurk. Je lui dis qu'il faut prévenir mon patron. Un samedi une caissière en moins, ça craint, vous comprenez ? Bon, c'était pour moi un autre souci de moins, plus j'allais les éliminer un par un et moins j'allais être nerveuse. Les flics arrivent, l'un monte et me dit qu'il me reconnaît et qu'il va prévenir mon patron, qu'il ne faut pas que je m'inquiète. Bien.


Les pompiers gonflent des coussins du brancard, c'est bizarre et rigolo à la fois, même si à ce moment précis je pense plutôt à la douleur, parce que mine de rien j'ai mal. On étale une couverture sur moi, je me sens enrubannée dans un cocon moelleux et chaud. Adorables pompiers les pompiers, ils se sont bien occupés de moi ! Ils m'ont reconnue de suite. C'est que, quand on est caissière dans un petit supermarché de campagne, on est très vite une "célébrité locale" ! Et puis mon veston mousquetaire ne mentait pas sur ma profession.


Le camion démarre. La gentille jeune femme et l'homme s'accrochent un peu secoués, mais me sourient et me demandent souvent si ça va, si j'ai encore mal. Ils me disent qu'il ne faut pas hésiter à dire si la douleur augmente ou si quelque chose ne voit pas. Je voyais le ciel défiler par la petite lucarne du toit du camion. De temps en temps, la sirène se met en route. Les larmes continuent tranquillement de couler. Je me sens de plus en plus apaisée. Le trajet jusqu'à l'hôpital était d'environ 25 km. En 20 minutes j'étais prise en charge. L'un des pompiers m'a dit "Hey la prochaine fois que je viens faire des courses je veux des trucs gratuits !". Je les remercie, ils s'en vont. Je sais que je les reverrai, et qu'on en plaisantera à ma caisse ! Et j'aime cette idée ! Si je ne les connaissais pas, il me paraitrait impossible de les revoir un jour.


Les médecins qui m'accueillent sont adorables et d'une douceur épatante. Epatante oui ! J'avais pensé à ce moment, ce moment où j'allais me trouver sous leurs regards ! J'avais quelques mauvais souvenirs d'autres hôpitaux, d'autres urgences où certains traitent les patients comme des simples plaintifs et non des blessés ou des malades. On finit par m'envoyer faire des radio. Le radiologue vient me chercher.  Il était d'ailleurs très appétissant et en plus très drôle. Il me dit "Mettez vous sur le côté droit". Je me tourne sur la gauche et je lui dis "Mais même quand je vais bien je me trompe". Il me répond "Normal vous êtes une femme". Alors qu'en fait , moi un charmant jeune homme du genre qui me dit de changer de position, ça me trouble forcément, pensez-vous. Il me dit "Maintenant le côté gauche, l'autre côté donc hein !". Je lui réponds que je suis pas bête à ce point. Non mais ho ! Il faisait froid dans cette salle de radiologie, je ne devais pas bouger pour les clichés. Je me suis mise à compter les espèces de dalles allongées du plafond pour oublier la douleur et maitriser les tremblements nerveux !


Bref, après une longue série de radio des côtes et du tibia, je suis renvoyée en attente. Ma mère arrive et une question me brûle les lèvres : "Elle est morte ma voiture ?". Elle répond par l'affirmative. Évidemment j'éclate en sanglot ! Pensez-vous, c'était ma voiture et je l'ai pour ainsi dire euthanasiée.

Je demande à l'infirmière si y'a moyen d'aller faire pipi. Oui PIPI ! Ma vessie allait exploser et c'était à cet instant précis, LE TRUC qui allait faire de moi la plus heureuse de la terre à ce moment précis. On m'a menée jusque là,  j'ai adoré cet instant magique : j'ai uriné, enfin. Pour finir on nous a transféré, ma maman et moi, derrière des rideaux dans le couloir car un autre blessé arrivait et nous avons attendu que le docteur arrive. Au final , une côte cassée, un sein salement amoché, un tibia juste contusionné et une brulure dans le cou et sur la poitrine et un petit mois de repos pour recoller ma petite côtelette !

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Brûlure provoquée par la ceinture dans le cou.

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Hématome sous le sein droit, endroit de la côte cassée.


Beaucoup plus de peur que de mal donc, mais quand même, une bonne sale journée !

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vendredi 21 août 2009

Le premier choc de titine 2

Ah, ma Titine 2, elle est vraiment géniale ! Quand on la croit en panne, en fait elle ne l’est pas. Et puis elle roule comme aucune autre voiture, elle ronronne, elle décape le bitume… OUAIS.


Sauf que Mardi, tout a basculé, subitement, inopinément. Après une matinée de travail exténuante, je suis rentrée à la maison,  l’humeur restée bien au fond du gros intestin. Je sors de la voiture de mes parents, que je prends de temps en temps quand mon papa a besoin de la mienne pour transporter du matériel encombrant chez moi et ma mère me dit « T’as vu ta voiture ? ». « Hein, quoi ? » répondis-je me demandant ce qu’elle voulait dire par là. « Y’a eu un accrochage ». « HEIN ? QUOI ? » Ajoutais-je les yeux écarquillés et tirant une tronche un peu plus funéraire. Et là, c’est le drame. Elle me montre le résultat : une grosse griffe enfoncée de l’aile arrière gauche jusqu’à la portière et le rétroviseur explosé.

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Comment cette tragédie automobile est-elle arrivée ? Mon papa s’était garé comme d’habitude dans la ruelle longeant le mur de ma maison car il avait pas mal de choses à décharger. En ressortant de la maison, il a retrouvé ma voiture dans cet état et personne, évidemment ne s’est manifesté. Pensez-vous, on va pas non plus croiser des gens honnêtes partout ! Dans cette ruelle, même si elle est à sens unique, on y passe assez facilement à deux voitures. Du coup le doute nous habite. Est-ce un petit vieux bigleux qui a raté sa trajectoire ?  Une camionnette ? Le mystère reste entier.

En attendant, Titine 2 est amochée, balafrée, abimée. Et pour couronner le tout, le choc a provoqué une pression au niveau de la vitre avant qui s’oppose un peu à toute ouverture. Nostalgie ! Ca me rappelle Titine 1, sa portière enfoncée, sa vitre électrique qui descendait mais ne voulait pas remonter …

Dire que moi je m’étais arrêtée  pour donner mes coordonnées la fois où j’ai explosé un rétroviseur… honnêtement, toute honteuse d’avoir abimé une voiture, m’étant dit « je n’aimerais pas qu’on me le fasse, alors je vais aller prévenir le conducteur ! » et là on me fait pire et même pas on s’arrête ? Même si , étant donné l’emplacement de l’incident, les assurances auraient conclu à du 50/50 d’un point de vu responsabilité, je sais pas moi, le conducteur aurait pu laisser un mot, se faire connaitre, simplement dire « Pardon, je m’excuse, je me suis foiré en passant et j’ai égratigné violemment votre véhicule ». Mais là RIEN. HORMIS UN SOUVENIR GRAVé DANS MA CAROSSERIE ! Et les miettes du miroir de mon rétro gisant à plusieurs endroits sur le bitume…

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Heureusement, dans le jardin de mes parents, y’a une très vieille 205 grise en ruine, actuellement envahie par d’énormes toiles d’araignées et un fouillis de végétations qui prolifèrent d’années en années, et du coup, j’ai à nouveau un rétroviseur latéral avant gauche entier. OUF !

Posté par wawaa à 16:24 - L'aventure Voiture - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 11 juillet 2009

Rechargeons les batteries !

Pourquoi ? Pourquoi tant de haine ? Parce qu’il n’y a pas assez d’amouuuur s’écrit le bisounours. Hier matin, je voulais aller terminer mes courses pour ce week-end où plein de gens viennent à la maison. Je prends ma voiture, Titine2 donc. J’avais bien remarqué la veille qu’elle ne démarrait pas comme avant.  Elle avait un petit moment d’hésitation, elle broutait un peu, elle ruminait légèrement avant de vrouvroumer comme elle sait si bien le faire.


En démarrant à 9h, enfin en ne démarrant pas, j’ai compris qu’il y avait un problème de batterie. « Papa, papa, ma voiture, elle veut pas démarrer ! ». Super Papounet sort la trousse de secours, deux pinces et une peugeot 406 pour relancer ma titine number 2. Vroum vroum ! Je pars donc enfin faire les courses vers 9h15, prenant soin de mettre dans mon sac le téléphone portable de ma maman qui lui, contrairement au mien, a de la lumière et du crédit.


Je ramène mes fesses chez Leader Price pour voir un peu dans quel état et à quel prix sont leurs fruits et légumes. J’chope un melon qui sent bon, des sucrines, des bananes, une poire et des citrons, deux boites de confit de canard et trois paquets de biscuits. La caissière me reconnait, parce que des fois, elle vient faire ses courses là où je bosse.On s’aime bien entre caissières, même quand on est pas dans la même boîte … probablement la solidarité professionnelle ! « Alors on est de repos ? », « Nan ! En congés ! » « Ah c’est encore mieux ! ». Blablablabla. « Bonne journée ! ». Me revoilà donc  revenue vers ma voiture. Je prends soin de ranger mes courses dans un grand sac solide, puis je ramène le caddie, puis je mets le jeton dans mon sac, puis je m’assois dans ma voiture, puis je mets la clef, puis je tourne la clef. Rien. Rien de rien de chez rien. Out la bagnole. Je retente quand même, parce que parfois je crois vraiment au Père-Noël moi, on sait jamais, qu’il aurait débarqué de nulle part pour tracter ma voiture avec ses rennes ! Rien, rien, rien, mais alors rien… Je n’ai plus qu’à téléphoner à mon assistance personnelle. « Allo papa ? Bobo voiture ! », « J’arrive ma bibiche ! ».

J’attends 10 minutes sur le parking, calmement, en me disant que de toutes manières, une fois qu’on est dans l’caca, on est dedans, et puis c’est tout ! Suffit d'attendre que quelqu'un vienne tirer la chasse. Je vois arriver mon sauveur au volant de sa 406. Il redémarre ma voiture, s’en va avec et me laisse la voiture fonctionnelle pour que j’aille chercher mes crevettes dans un autre supermarché. Là il m’arrive d’autres aventures, comme prendre le paquet de cure dents percé , tout étaler sur le sol et tout ramasser maladroitement, en refaisant tout retomber, sous le regard des hébétés que se trouvent là dont une personne du magasin. Je suis une gentille moi, j’ai une conscience, mais quand même, il aurait pu m’aider. J’apporte le tout à l’accueil, en m’excusant, heureusement que la dame est gentille, elle ! Je regarde un paquet de pailles sur une étagère, et vlan, le paquet est percé. Oh un mikado par terre, qui veut jouer ? Je me sens blasée. Je me dis que y’a des matinées comme ça. Je finis mes courses, je paie, je retourne à la maison.

En rentrant à la maison, avec Papounet nous en concluons que pour me sauver ce week-end, afin que je puisse aller chercher les petits déjeuners de mes hôtes sans les réveiller à 6h30 pour qu’ils me conduisent à la boulangerie ( ce qu’ils n’apprécieraient pas forcément je crois…et puis je sais pas si j’ai le droit de conduire leur caisse moi ! Vue la chance que j’ai, il ne vaut mieux pas tenter la poisse avec la voiture d’un autre !), nous allons aller acheter une batterie neuve, parce que mon papa, il sait très bien que mon problème c’est l’alternateur. « 98 euros s’il vous plait ». Hein quoi ? 98 euros une batterie ? Je vais finir par investir dans une trottinette moi, si ça continue.

Et pour que je puisse avoir suffisamment de jus dans ladite batterie, j’ai un jeu super amusant à faire à chaque fois que je reviens avec la voiture : la brancher sur le chargeur avec des petits câbles et même que j’ai le droit de vérifier au voltmètre si elle est pleine avant de démarrer, histoire de me rassurer.

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En attendant, la semaine prochaine, y’a pas de doute, Titine2 repasse au garage et après ça elle va redevenir la meilleure de toutes les voitures du monde. Oui parce que là, elle me fait chier, alors je lui retire cette gratification jusqu’à réparation !

Posté par wawaa à 09:27 - L'aventure Voiture - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 3 mars 2009

Un petit coup d’balai ?

Ah titine 1, ma première voiture, mes premières aventures automobiles, mes premiers voyages, mes premières courses au supermarché chargées dans son grand et somptueux coffre. Somptueux, si si, j’insiste ! Il n’y avait pas de coffre aussi formidable que celui-là et aussi spacieux, surtout quand les sièges arrière étaient rabattus.

Mais voilà, un jour, cette petite farceuse de Titine 1, m’a fait une drôle de blague. Alors que je mettais des trucs dans mon coffre cela fit PAF. Oui Paf. Et surtout PAF sur ma tête. Je vous laisse imaginer ce qu’un PAF inopportun sur sa tête peut faire comme effet excitant. La porte dudit coffre était retombée sauvagement sur ma boîte crânienne. Aie ! Mais ? Mais mais ? AIEUH ! Que se passait-t-il ? Etait-ce là une basse et vile agression pour me voler ma voiture ? Point du tout. Titine 1 avait tout simplement décidé de me flanquer la porte du coffre sur le coin de la figure, parce que ça devait sûrement beaucoup l’amuser. Apparemment, elle aurait volontairement saboté de manière assez définitive le mécanisme qui permettait à la porte de rester en érection. Mais là c’était la débandade totale.

Qu’à cela ne tienne ! Il y a toujours une solution pour déjouer les mauvais tours, même de la voiture la plus blagueuse du monde ! Mon papa me donna un manche à balai que je laissais dans la voiture afin de faire tenir mon coffre. J’eus plusieurs manches à balai en plastique à la suite, qui au bout d’un moment se plièrent et PAF la boîte crânienne. Et puis un jour, il m’a filé un manche de pelle, un vrai manche, un bon gros manche bien épais, bien solide qui résista jusqu’au bout à la force de la porte du coffre de titine 1.

Mais, malgré cette miraculeuse solution, c’était quand même un problème, notamment pour les gens qui montaient dans ma voiture et qui avaient des bagages. « Heyyyyy atttennnds ouvre pas le coffreee ! J’arrive ! ». Evidemment, les moqueries allaient bon train et j’aurais bien parfois donné quelques petits coups de manche à balai !


Gersicotti Gersicotta au lac de l'Astarac
Pondéralement vôtre aime les parpaings.
Un jour, un mot s'évade dans les Alpes.


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mercredi 11 février 2009

Titine 1, Ornitologiquement meurtrière, ou presque.

Il est parfois des événements qui laissent des traces éternelles. A tout jamais je me souviendrais de ce terrible jour où titine 1 a peut-être tué les deux derniers représentants d'une espèce rare.

A l'époque, Titine 1 roulait encore, avec grâce et vaillance; j'étais encore jeune, j'avais un bel âge qui à l'envers faisait le même âge : mes 22 ans fleurissaient et Juin 2005 resplendissait. Suite à une période houleuse et rocambolesque avec mon ex-compagnon qui me tapait littéralement sur le système, j'avais décidé de partir une dizaine de jours. Où donc ? En France, en balade, au volant de ma petite voiture. J'avais des amis à voir, à revoir, et un profond besoin de me changer les idées qui étaient plutôt noiraudes vue que je prévoyais une rupture amoureuse dès mon retour. J'étais donc montée sur Nancy, Paris, la Belgique. Peu importe.

C'était ma toute première longue route, toute seule comme une grande et je profitais de chaque instant intensément, observais tout autour de moi, et me réjouissais de mon entreprise voyageuse. Traverser la Bourgogne m'avait tout particulièrement enchantée. Mais arrivée vers Nancy, je fus émerveillée. L'autoroute qui mène en Lorraine est fort jolie et très boisée. C'est quelque chose d'étonnamment verdoyant quand on vient des Bouches-du-Rhône où les pins d'Alep et autres espèces à épines, ronces et végétation naines colorent, sans que cela moins beau, autrement le paysage.

Arrivée à un péage, je paie mon dû et je repars, logique. Je traverse alors de grandes forêts luxuriantes. Le vert détonne. Le vert étonne. Le vert est partout, luxuriant, envoûtant. Il n'y a personne sur cette belle autoroute, je suis seule. Je roule à 130, tranquillement, en me disant que je suis bientôt arrivée après ces 6 heures de route déjà passées.

Soudains, deux volatiles de couleur marron-clair font apparition sur une trajectoire perpendiculaire à celle de ma voiture. Comment les éviter à cette vitesse ? Freiner et faire mal à mes pneus ? Détourner mon chemin par un coup de volant et risquer de se prendre la rembarde et de se retourner par une galipette automobile non maitrisée sur la voie d'à côté ? Rien, il faut laisser venir.

Au moment où le choc approche et que je les vois de plus près je crois halluciner. Sont-ce là des lapins volants ? Mais oui ! Ce sont des lapins volants ! Les événements se sont fait si vite que j'avoue avoir véritablement vu des lapins à ailes, alors que ce fût fort probablement des oiseaux normaux, sans grandes oreilles. Je les percute de plein fouet donc. Je les vois être propulsés par-dessus le toit, mais je ne les vois pas retomber dans le rétroviseur. Pauvres bêtes. Evidemment, je m'attriste pour ces deux volatiles, mais je pense aussi à mon pare-brise : la peur qu'il se fissure s'empare de moi et même si Carglass répare, Carglass remplace, je n'y suis pas assurée, moi. Heureusement, tout va bien de mon côté. Il reste cependant un peu d'plumes à l'endroit de l'impact. Paix à leurs âmes. Ceci étant c'était quand même de drôles d'oiseaux, on ne traverse pas l'autoroute comme ça, impunément et encore moins avec un déguisement de lapin très réussi !

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Ouais ça ressemblait un peu à ça, mais en version LNVI,
Lapin volant non identifié ...(ps : ce lapin est-il à moitié sourd ?)


Gersicotti Gersicotta fait des histoires au miel !
Pondéralement vôtre fête le quintal !
Un jour, un mot fait des singeries !

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jeudi 22 janvier 2009

Au feu les pompiers, Titine 2 qui brûle !

Qu'est-ce qui peut arriver de pire quand on vient de racheter une voiture après avoir achevé l'ancienne dans un fossé ? La ratatiner à son tour ? Qu'elle pète sa courroie de distribution ? Que l'embrayage fasse des siennes ? Faut voir, faut voir.


Ce matin là, mon papa et moi, venons de passer à ma maison prendre quelques mesures, puis nous devions nous rendre à Saint-Michel, joli petit village Gersois, pour aller chercher le délicieux foie gras que nous allions manger au Réveillon de Noël.

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Alors qu'il conduit et que je suis installée juste à côté, nous ne disons que du bien de ma nouvelle 205 aussi blanche que l'ancienne : qu'elle roule bien, qu'elle est agréable à conduire, très peu bruyante, qu'elle ne fait pas le gros veau paresseux dans les montées même si elle n'a pas de turbo, que le fait qu'il n'y ait pas de sièges à l'arrière est bien pratique pour transporter des trucs, qu'elle freine bien, qu'elle a un bon rapport au niveau de la boite de vitesse. Bref, nous ne tarissons pas d'éloge à son égard, c'est un petit bijou et une très bonne affaire.


Nous quittons mon futur village pour entrer sur une petite route campagnarde. Il fait un temps superbe malgré le froid. C'est resplendissant. Mon père est tout à coup alarmé par une odeur étrange de brûlé. Ca sent doucement de plus en plus fort, un peu comme un gros pet silencieux qui tarde à se diffuser dans l'air.  Doucement mais sûrement. Quand nous commençons à voir sortir de la fumée du tableau de bord, mon père s'arrête et moi je panique.


Il sort de la voiture, glisse sur le sol mouillé et se rétame sur la route. Heureusement il s'est pas fait mal, ça aurait été ballot qu'en plus que ma voiture crame, Papounet se fasse mal. Il se relève, ouvre le capot, fait son inspection, puis se dirige vers la boîte à gant. Un cumulo-nimbus de fumée noire s'en échappe. Il me dit "C'est le ventilateur du chauffage qu'a cramé". Moi j'ai déjà les larmes aux yeux, en me disant "Putain d'année 2008 de merde, tu vas pas encore me gonfler avec des histoires de voiture là !". Mais Papounet il me rassure "C'est rien, ma bibiche, je vais réparer ça, c'est pas grave !". En même temps j'me disais "Bordel va encore falloir débourser !". Nous reprenons la route mais la fumée ne s'arrête pas. On ouvre grand les vitres. Il fait 0 degré dehors, voire un peu moins. J'ai les tétons glacés et douloureux. Les miches aussi. Ca tombe bien, j'avais toujours rêvé qu'un jour je jouerais le rôle d'hibernatus. Tout à coup, les flots de fumée s'amoindrissent et le voyant de batterie s'allume continuellement. Papounet m'explique que le fusible a cramé, que c'est bon, que ça prendra pas feu. Je lui propose quand même de rentrer à la maison chercher l'autre voiture car nous n'en sommes pas très loin, celle qui crame pas et qui a du chauffage. On fait demi-tour, on rentre avec les vitres tantôt ouvertes, tantôt fermées, histoire de jouer plusieurs fois à l'Iceberg roulant. Moi, pendant ce temps là j'ai envie d'pleurer. Oui. Mais j'ose pas, faudrait pas que ça se congèle. Quoique j'aurais pu me la péter en étant "La demoiselle aux larmes glacées", c'est un peu comme Edouard aux mains d'argent mais en vachement moins bien quand même.


Finalement, Papounet il a remis un fusible. Parce que y'avait plus de clignotants, plus de phares et tout et tout. Mais le ventilo, comme il a cramé, il marche plus. Du coup, quand on met le chauffage, l'air chaud, il vient pas. Et du coup, ça laisse plein de buée. Et du coup, même s'il fait déjà froid dans la voiture faut entre-ouvrir la vitre. Et du coup quand il fait entre -8 et +2 le matin, c'est la morve qui me gèle au nez. Mais, comme on dit, tant que ça roule, c'est l'essentiel !




Gersicotti Gersicotta
Pondéralement vôtre

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lundi 19 janvier 2009

Au revoir Titine 1

Elle était là, gisait devant la maison, cabossée, avec ses touffes d'herbes et ses mottes de terre, son phare droit écrabouillé, mais elle démarrait. Elle ronronnait. Elle envoyait encore la purée. Alors je l'ai mise en vente. Après tout je n'avais rien à perdre, surtout que sa pompe à injection neuve m'avait coûté la peau du cul en Janvier 2008. Bref, Titine 1 avait encore du potentiel et qui ne tente rien n'a rien, alors je l'ai mise en vente sur Leboncoin.fr pour la modique somme de 700 euros. 700 euros ?  Ouais je suis d'accord, ça fait cher pour une voiture toute pété de la carosserie, mais j'en voulais 500 euros. Je m'étais dit qu'en mettant la barre haute, on pourrait gentiment descendre à 500 euros sans trop faire de marchandage abusif. Dès sa mise en ligne, nous avons un premier appel. Un gars du nord veut juste acheter le radiateur 100 euros frais de port compris. Comment dire, vu le poids du dit radiateur, ce serait comme lui en faire cadeau. On lui dit qu'on essaie de la vendre entière d'abord. Un peu après, quelqu'un appelle pour la pompe à injection, mais il habite à 300 bornes, mais il est pas sûr, mon père lui répond que si on n'arrive pas à la vendre on le rappellera. Le temps passe. Plus personne n'appelle. Titine 1 toute cabossée se gèle les rétroviseurs dans le froid hivernal et nous désespérons de la voir encore ici.
 
Je remets l'annonce en ligne. Un jeune homme téléphone. Il est mécanicien. Il ne peut venir voir la voiture que le lendemain au soir, à 19h. Mon papa lui dit que c'est dommage de venir la voir dans le noir, mais ça n'a pas l'air de l'inquiéter. Le lendemain, à 19h, il débarque avec une lampe torche. Ce jeune homme n'est pas bien vieux. C'est un mécanicien avec son lot de potes dans la branche "voiture" dirons nous. L'état de la voiture ne lui fait pas peur. La seule chose qui le dérange c'est que l'aile arrière droite soit cabossée. Il propose donc 600 euros à mon père. Je fais des grands oui de la tête, je ne veux même pas qu'il discute. Oui , j'ai laissé mon père s'en occuper, parce que moi j'y connais rien.
 
Il prend les numéros de la voiture pour l'assurer, s'en retourne chez lui et prévoit de revenir le samedi 27 Décembre, quelques jours après sa venue. Nous signons les papiers. Je récupère 600 euros et ma titine 1 s'en va, avec son acheteur au volant, sans broncher. Et c'est tout là que se loge le drame : même si j'ai réussi à en tirer quelques centaines d'euros, elle roule encore cette bagnole, elle roule encore … ça écoeure un peu surtout qu'il parait que c'est très peu apprécié que l'on roule avec une voiture à moitié cabossée avec une portière condamnée et un phare manquant… Sont vraiment exigeants quand même, tant que ça roule, c'est suffisant non ? Bon ok, ça va je me fais une raison. Et pis j'ai pu facilement financer les nouveaux pneus et la courroie de distribution de titine 2. Pfiou ! Et puis, Titine 1 elle va redevenir toute belle et pimpante, non vraiment, je suis contente pour elle !


Gersicotti Gersicotta
Pondéralement Vôtre

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mercredi 7 janvier 2009

Et titine 2 vint à moi (2)

Ma première tentative de trouver Titine 2 c'était soldée par un échec cuisant. En même temps, c'est un peu comme une maison, il faut en voir plusieurs pour trouver celle qui convient. Turbo Diésel ou pas, peu importe, je voulais une 205, si possible avec un habitacle adaptable au moteur de l'ancienne. Une annonce sur Leboncoin.fr a retenu mon attention et celle de mon père : une 205 Diésel XAD. XAD ?  Une voiture dite "société", sans siège à l'arrière. Après bien des ruminations en famille quant à ce manque de sièges à l'arrière, nous avons quand même décidé d'aller voir l'engin. 1500 euros semblait un prix correct étant donné l'année (1997) de la voiture et son kilométrage (185 000 km). Nous sommes donc partis la voir en campagne Gersoise, c'était en même temps l'occasion de découvrir des endroits du département que je ne connaissais pas.

Nous avions rendez-vous à 16h, évidemment, nous sommes arrivés trop tôt.  Nous avons pu ainsi découvrir une petite église jouxtant un cimetière et le centre de Mielan mais ça j'en parlerai sur mon blog Gersois. Le monsieur est arrivé et nous avons pu commencer à découvrir cette potentielle Titine 2 qui ressemblait à Titine 1. Mon père ouvre le capot, fait son petit contrôle technique, remarque que les pneus ne sont pas terrible. On teste la voiture, il remarque qu'elle tire légèrement à droite, mais d'après lui c'est une bonne petite voiture. Qu'à cela ne tienne, la courroie de distribution devant être faite bientôt, on trouve quand même que 1500 euros ça fait un peu chéros surtout que y'a aussi les pneus à changer. Le vendeur par contre est tout à fait sympathique, pas du tout menteur, rien à voir avec le précédent. On fait une proposition à 1000 euros, le vendeur veut réfléchir, nous rentrons donc à la maison, bredouille.

Les annonces défilent, mais rien de bien trépidant, ou alors il faut se déplacer à 300 bornes ce qui n'est pas forcément très rentable. Le temps ne presse pas trop de toutes manières : tant que je suis en arrêt de travail, je n'ai pas besoin de voiture. Rien rien rien, ou les vendeurs ne répondent pas au téléphone, ne rappellent pas quand on leur laisse un message. Et puis, le vendeur de la XAD rappelle. Il la propose à 1200 euros. On retourne la voir, pour être sûrs. Dehors il fait froid, c'est à peine 10 jours après mon accident et ma côte cassée me tiraille durement. Aieuh ! Et puis il y a un gentil chien. Il pue. Il pue vraiment. Pire que mon défunt chien quand il macérait vivant dans son panier. Mon père tourne un moment autour de la voiture. Et puis il me dit qu'elle est ok. Alors je dis "Ok". Il s'y connaît lui, moi pas. On entre, on attend le retour de madame pour signer les papiers.

Et là c'est le drame tragique. Monsieur le vendeur, un peu timide mais marrant, ne retrouve pas les papiers de cession. Il cherche dans ses tiroirs, ses placards, ses armoires. Mais que nenni. Papiers de cession disparus, envolés ! Il dit alors "C'est ma femme qui les a rangés, on va l'attendre, vous voulez un café ?". Et là, je rigole en voyant la tête de ma mère lorsqu'il prend son café du matin surement (il était 18h) et qu'il le réchauffe au micro-onde. Parait que le café réchauffé c'est pas très bon. Je m'en fous, moi le café, réchauffé ou pas, j'aime pas ça ! Berk berk berk. On papote, de tout de rien. Et moi je n'attends qu'une chose, signer enfin ces papiers de cession et devenir l'heureuse propriétaire d'une 205 XAD blanche pas turbo, sans toit ouvrant mais en version coupée…des sièges à l'arrière. Madame arrive, toute souriante. Elle retrouve les papiers et nous commençons à les remplir. Ah j'adore les papiers administratifs. Et puis les numéros à 278 chiffres et 58 lettres à recopier c'est toujours un truc qui m'amuse. Bah oui, sur le papier de Cession faut quasiment recopier la carte grise, et si vous regardez votre carte grise de plus près, vous comprendrez. Et puis la douloureuse arrive. Il a fallu faire un chèque à 4 chiffres. Mais j'ai tenu le coup, je l'ai fait courageusement, pour mon bien et non je ne le regrette pas, même si c'est toujours quelque chose de difficile. Après quelques blablas et gazouillis avec le bébé-fille de ces messieurs-dames, nous sommes partis. Et moi j'ai conduit 40 minutes la voiture de mes parents avec ma côte cassée pendant que mon papa conduisait ma voiture. Bah oui, comme elle a pas de direction assistée, j'aurais rudement souffert du nichon droit et de la côtelette abîmée.

Et voilà l'engin :


IMG_7325

Oui, bon ok, elle a un petit air de famille avec l'ancienne ...


Gersicotti Gersicotta couvert de neige !
Pondéralement vôtre plein d'bons voeux !

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dimanche 28 décembre 2008

Et titine 2 vint à moi ! (1)

Ah titine 2 ! Je t'ai trouvée et je vais te garder le plus longtemps possible ! Allez, je vous raconte ! La semaine qui a suivi l'euthanasie de titine 1 (qui n'est pas si morte que ça, mais j'y reviendrai un peu plus bas), mes parents et moi sommes entrés en quête d'une autre voiture. Bah oui, vous savez, sans voiture en pleine campagne c'est un peu comme prendre sa douche sans eau, on arrive à rien.

schema

(oui je ressors mon schéma qui dit que la vie c'est galère ! Na !)


Au départ, il était convenu de rechercher une voiture correspondant au modèle de l'ancienne : une 205 turbo Diesel dont la fabrication s'était faite entre 1993 et 1998. Un projet un peu compliqué car il était question de récupérer petit à petit ou tout d'un bloc le moteur de l'ancienne. Mais l'opération s'avérant trop difficile, on a décidé de chercher une voiture en diésel, d'occasion évidemment. Le neuf étant inaccessible à mes petits revenus quand bien même l'état nous propose des ristournes ridicule : bah oui, une voiture qui fait une à deux fois mon salaire annuel, même avec 1000 euros de remise, je ne peux toujours pas me l'acheter sans faire un crédit et manger une seule coquillette par soir. Manger ou conduire une belle voiture toute neuve avec une assurance super chère (parce que c'est du neuf) il faut choisir. Je choisis de manger à ma faim tout en ayant une simple voiture qui roule.

Nous voilà donc à écumer les petites annonces sur le net. Pagesautos.fr, Topannonces.fr, Leboncoin.fr …Les sites défilent. J'avoue que j'étais quasi sûre de racheter une 205. Pourquoi ? Et pourquoi pas ? Ce sont de bonnes petites voitures. Je m'y sens bien et c'est suffisant pour moi qui suis toute seule et qui ne l'utilise quasiment que pour des petits trajets. Pagesautos n'avait pas beaucoup de 205 en diésel, mais pas mal de 306 et 106. Topannonces.fr et Leboncoin.fr eux, avaient plein de 205. Et c'est sur Leboncoin.fr que nous avons trouvé une première annonce apparemment intéressante. D'autant plus intéressante qu'il s'agissait d'une 205 Turbo diésel de 1994 à 1700 euros. Nous appelons donc le monsieur pour voir la voiture. Au téléphone il dit que c'est quand on veut. Nous lui proposons le lendemain à 14h. Mais finalement il préfère 17h. Evidemment en ces temps hivernaux, le soir tombe vite, c'est pourquoi nous lui demandons s'il est possible de plutôt voir la voiture alentours de 16h, quand il fait encore clair. Normal, c'est comme visiter une maison dans  le noir , ce serait complètement absurde.

Le monsieur est d'accord pour 16h. Nous nous rendons donc à Vic Fezensac le lendemain à 16h. Très jolie petite ville d'ailleurs. Nous attendons dans la fraicheur très fraiche d'une fin d'après-midi de mi-Novembre. 16h15, personne. Nous attendons encore. 16h30 personne. Nous patientons un peu plus. 16h45, on se gèle les burnes même quand on n'en a pas, c'est dire. A ce moment là, mon père est décidé à rentrer car le vendeur ne fait toujours pas apparition. Je comprends tout à fait, d'ailleurs vue l'érectilité désagréable de mes tétons frigorifiés dans ce temps pré-hivernal, je suis du même avis. Surtout que je suis en début de convalescence : 5 jours après mon accident, j'avais très mal à la côte et le sein droit encore tout endolori qui hurlait de douleur au pointage de téton. Je décide d'aller téléphoner au monsieur dans une cabine téléphonique avec ma carte bancaire. Oui car si j'ai un téléphone portable, je n'ai pas de crédit. J'ai voulu recharger ma carte mais le manque de réseau dans le Gers a fait foirer l'affaire.

Moi : -Allo, oui Bonsoir - sur un ton un peu sec et décidé avec en arrière-pensée un continuel "Espèce de trou du cul on se pèle les roubignoles et on t'attends connard" *-
Lui : -Bonsoir. (ndlr :Et en plus il a une voix de con, pensais-je)
Moi : -Nous avions rendez-vous pour la voiture, nous vous attendons depuis 1h avec mes parents. Vous nous avez oubliés ?
Lui : -Je ne vous ai pas oubliés, je vais avoir un peu de retard. (ndlr : 1h = un peu…tout est relatif dirons-nous ! )
Moi : -Nous vous laissons 15 minutes pour arriver monsieur, après quoi nous partons.
Lui : -J'arrive tout de suite.

Gros naze. Quand on a du retard et qu'on a envie de vendre sa voiture, on a au moins la délicatesse de prévenir ses potentiels acheteurs et surtout on essaie d'avoir une excuse valable quand on arrive sur place. Le voilà donc qui arrive dans sa 205 verte couleur caca aux épinards.

Lui : -Excusez-moi, j'ai un peu de retard.
Mon père, les bijoux de famille gelés, en toute contre-diplomatie : - Un peuu ???

Ca commence bien.

Lui : -C'est que je travaille à Tarbes, alors j'étais sur la route là.

Mouais mouais. Et tu pouvais pas téléphoner en en partant ou dans les embouteillages pour dire que t'étais à la bourre trou du cul sans fond ? Excuse bidon. On sait très bien que tu voulais pas qu'on voit ta bagnole dans la lueur du jour et on a vite compris pourquoi car même entre chien et loup, on a bien vu que c'était une poubelle.

Mon Papounet ouvre le capot et commence à faire son contrôle technique pendant que le vendeur à la langue bien pendue fait son petit discours hypocrite de commercial à la noix. Il trifouille la batterie et elle bouge comme une feuille de châtaigner en plein Mistral. Oui j'avais envie de donner un petit côté bucolique à ce récit surtout que c'était l'époque des châtaignes à ce moment là. Il trouve une fuite ici et là. Je ris en retrait avec ma mère. Monsieur le vendeur lui, s'enorgueillit d'avoir refait des trucs dans le moteur avec son frangin dont la courroie de distribution et la vidange.

Mon Papounet qui pose la question qui tue (à laquelle même moi je sais répondre ! ) : - Vous mettez quel huile ?

Il me semble que monsieur le vendeur improvisé a eu une sorte de petit rictus nerveux avant de répondre par la réponse qui l'a tué définitivement : "Euh je sais pas. Euh…de la Esso". Ouaouh ! Je suis impressionnée. Le type se vante d'avoir fait une vidange (encore que s'en vanter c'est quand même un peu exagéré) et sait pas ce qu'il met comme huile ! Bravo ! Quel veau !

Mon Papounet sort la blague qui tue : "-Ouais, de l'huile à friture ???"

Evidemment, il attendait une réponse du genre 5w40 ou 10w40 ou 15w40. Cela lui aurait permis d'évaluer le nombre de kilomètres fait entre chaque vidange et d'ainsi selon quand la vidange a été faite, d'évaluer la qualité de l'entretien qui a été fait auparavant de la voiture. Malheureusement cette évaluation fût un échec cuisant. Mais la faute à qui ? Quand on n'est pas mécanicien, on ferme sa gueule ! Inutile de se vanter d'avoir fait une vidange quand on n'y a sûrement pas mis les mains.

Monsieur le vendeur en plus, alias Lolo, -tiens je vous l'avais pas dit ça sur l'annonce y'avait écrit "Appelez Lolo"-, a répliqué "Ah moi, je suis pas du genre à cacher les choses ! Y'en a qui maquille les défauts et tout !". Ah bon ? Pour ça que t'as l'air d'avoir fait exprès d'être en retard pour arriver entre chien et loup afin qu'on voit pas que tout autour du pare-brise c'est hyper rouillé et que ça manque de faire tomber le tout ?Ah oui mais, Carglass répare, Carglass remplace ! Mouais.

Mon père jette un œil aux pneus. Dans l'annonce c'était écrit : 4 pneus neufs. Sauf que là, ils étaient bien lisses. Evidemment on lui fait remarquer. Mais monsieur Lolo a réponse à tout (sauf pour l'huile …évidemment) et nous rétorque que ce sera remplacé avant que la voiture soit vendue. BALIVERNES ! Il avait déjà les certificats de cession dans sa main et est venu à deux voitures. C'était bien dans l'espoir de nous la refourguer en l'état à ce moment là.

Bon trêve de conneries, blabla et tout ça, assez perdu de temps. Mon père lui dit "Je ne vous fais pas de proposition, merci d'être venu, bonne soirée". Ah ah ah ! Dans tes dents ! Ah ah ! Petit con va. Garde la ta poubelle à 1700 euros ! En plus d'être arrivé en retard, le manque d'honnêteté n'a pas arrangé son cas.

Nous sommes donc repartis bredouille. Et nous avons repris la quête de Titine 2. Mais la suite de l'histoire c'est pour plus tard ! En attendant pour finir mon anecdote sur monsieur le vendeur, quelques jours plus tard il avait modifié son annonce et y avait ajouté un peu de texte : "Pas sérieux et ceux qui n'y connaissent rien aux 205 Turbo diésel s'abstenir". Serait-ce là une petite pique parce que mon papa lui a titillé l'égo ? En attendant, il va falloir qu'il s'abstienne lui même de s'occuper de sa voiture... Ah oui mais suis-je bête ! C'est pour ça qu'il veut la vendre peut-être...parce que lui même n'y connait rien ! Bien sûr !


Gersicotti Gersicotta
Pondéralement Vôtre !

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samedi 20 décembre 2008

Fichu fossé serti de poteaux téléphoniques !

Je l'ai revu l'autre jour, l'endroit où ma voiture elle a mourru. Ouais mourru. Comme ça paf. Ping. Pouf. Foutue voiture. J'y suis passé avec une copine pour lui montrer que l'endroit est plutôt pas du tout propice aux accidents. Mais bon, moi je suis une fille originale, j'allais pas aller brûler un stop ou doubler au mauvais moment. Non, moi, je suis pas banal, j'ai des accidents là où vraiment on ne s'y attend pas. Genre, en ligne droite. C'est bien con. Et puis moi j'ai fait ça artistiquement s'il vous plait. J'ai à présent la première voiture "tunée campagnarde".

Img_7143

Oui, je sais je vous l'ai déjà montrée plein de fois, ET ALOOOORS ????


Oui mais et l'endroit du crime alors ? Bah rien de bien trépidant. Un fossé actuellement boueux avec un peu d'eau dedans, des petites touffes d'herbe éparses et une motte de terre étrange ainsi que des poteaux. Oh ? Serait-ce la terre que j'ai poussé à l'aide du côté passager de la voiture que j'ai euthanasiée récemment ? Ah oui !

IMG_7613

Le poteau en bois penche, oui, il penche, ET ALORS ?


Si on regarde avec grande attention, on peut remarquer qu'il y a quelques restes : les petits bouts blancs parsemés me semblent être des petits morceaux de l'avant droit de ma défunte voiture. Par contre en ce qui concerne le logo Peugeot je pense qu'il fera partie des vestiges que les archéologues retrouveront dans 2000 ans en pensant que c'était peut-être une œuvre d'art inestimable ou un truc ridicule du genre…

IMG_7610


Enfin bon, moi je dis que les fossés et les poteaux au bord des routes, ça devrait être interdit ! Na !


Pondéralement Vôtre calcule son IMC ...
Gersicotti Gersicotta vous raconte La Romieu !

Posté par wawaa à 17:25 - L'aventure Voiture - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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