Un peu de tout et de rien !

Blog qui parle de la trépidante vie de wawaa, de mouches, de musique, de trucs drôles, du CRPE, de livres, de bêtises, de trucs sérieux, un blog bien quoi ! Non?

lundi 14 décembre 2009

TOUTE LA NUIT ???!!!

Quand on travaille dans la grande distribution, et je ne le dirai jamais assez, on croise toute sorte d'individu. Le supermarché est l'endroit ou toutes les ethnies, tous les âges, tous les styles et tous les genres se rencontrent.


Samedi était une de ces riches journées en émotions et en "style". Allant de la jeune paysanne avec un chapeau de country version Noël rouge avec la frise de poil blanc et sur le devant un "Joyeux Noël" en mosaïques argentées, de la vieille bourgeoise avec un balai dans le cul, un air hautain, une couche monstrueuse de maquillage soigneusement appliqué et so chic, en passant par le vieux paysan aux chaussures crottés, aux mains sales et aux rires gras, le bidon de 5 L de vin à la main et la plaisanterie cochonne, jusqu'aux plus ou moins jeunes cracras, sentant pas très bon et arborant de magnifiques et longs dread locks et un carton de 24 bières dans les bras.

Ces derniers ont clos la journée avec beaucoup d'éloquence et de poésie. Jamais nous n'avions entendu aussi belles paroles dans nos contrées. Parce que eux aussi aiment la magie de Noël, les sapins décorés, les cadeaux, le Père Noël, ses rennes et tutti quanti ils voulaient savoir où se déroulait le marché de Noël du village où le supermarché se trouve. Ma collègue ne sachant pas, elle m'appelle. Comme je n'en sais rien, j'appelle une autre collègue qui précise que le marché ne durait que jusqu'à 17h30. Or il était 18h30. Ils me demandent si y'en a pas un autre. Alors je leur indique qu'il y en a le lendemain à 40 km de là.

La fille, dont le ton de la voix respirait l'hébriété (je n'en ai pas senti l'haleine car j'étais suffisamment loin pour ne pas subir ça !) répond : "C'est trop loin hééé demain matin, on dooorttt ! Hé au moins jusqu'à midi". Son homme, dont le ton de la voix n'était pas plus sobre, réplique en rigolant : "T'façon en plus, nous on va baiser toute la nuit , TOUTE LA NUIT on va baiser".

"Bonne nuit alors !" répondis-je amusée.

Nous éclatons de rire dès leur sortie du magazin en se disant qu'avec toute la bière qu'ils avaient achetée et qu'ils allaient boire, il était certain qu'ils allaient dormir, mais baiser, ça c'était une tout autre histoire !

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lundi 9 novembre 2009

A deux doigts de pied de l’Accident de Travail…

C’était une banale matinée au boulot. Quand je ne sais plus. La semaine dernière en tous cas. J’avais fini tout mon travail. Mes rayons étaient beaux, oserais-je même dire « rayonnants » ! Toutes les bouteilles étaient bien rangées, au garde-à-vous, alignées le plus joliment possible. Parfois je me dis que j’ai un côté maniaque. Mais quand je regarde l’état de ma chambre, je me dis que je ne suis pas maniaque du tout. Non c’est juste qu’au boulot, j’aime bien quand c’est tout beau. Et puis il faut cacher les trous. Ca c’est ma spécialité, combler les trous. J’adore combler les trous. Mais oui LES TROUS : quand je suis en rupture de telle ou telle référence parce que j’en ai pas reçu, parce que j’ai oublié d’en commander, parce qu’un (e) connard (asse) de client(e) a décidé de tout prendre sans me les commander à l’avance histoire d’être sûr de les avoir et de ne pas plumer le rayon. MAIS NON, les gens c’est des égoistes, pensent qu’à leur gueule… Et bien j’arrive toujours à les reboucher, technique général de supermarché, on retourne ou on décale l’étiquette et on étale le produit d’à côté qui comme il ne vend pas énormément, va sauter aux yeux du client et être un peu plus vendu.


Bref, tout allait bien. Personne ne m’engueulait. Pas de clients casse-couille. Pas de problème à l’horizon et l’horloge qui annonçait un splendide, un merveilleux, un magnifique 10h25. Finissant à 10h30, c’était un plaisir de me dire que j’allais finir à l’heure. Je me suis donc dirigée vers la réserve pour finir de mettre les cartons dans le compacteur pis à 10h29, j’ai pris mes clics et mes clacs et hop j'ai rejoint les fruits et légumes et j’y croise ma chef et je lui dis bonne journée. Nous marchons ensemble pour rejoindre les bureaux.


Elle blague, je blague. Quand soudain, la peur me prend les tripes. Je perds l’équilibre, tout mon corps se contracte. Mon pied droit vient de glisser sur quelque chose. Comme je suis trop forte, douée, sportive ou juste chanceuse, j’arrive à éviter la chute qui aurait pu être douloureuse et se terminer en fracture du coccyx et franchement, ce genre de chose CA FAIT MAL AU CUL ! Rester assise sur une bouée jusqu’à ce que ça se recolle, NON MERCI ! Je reprends mon équilibre, déboussolée voyant le visage blanc de ma chef, parce que c’est toujours stressant pour un chef d’envisager qu’un employé pourrait être absent, vous comprenez, faut refaire les plannings, remplacer, supporter que les autres employés disent non parce que les heures sup sont rattrapées on ne sait jamais quand et tout et tout.  Je reprends mes esprits après cette seconde où j’ai senti tout mon corps basculé en arrière et où j’ai tout fait pour repartir de l’avant.

Par terre, un petit amas vert et gluant, avec deux petits points marron clair gisait, un peu étalé. Charmant. Je venais de marcher sur un grain de raisin, oui madame, un joli grain de raisin italien, vert flamboyant, qui avait eu l’intelligence de traverser l’allée sans regarder.


Tout aurait pu basculer pour un grain de raisin. J’aurais eu mal au cul, assise sur ma bouée. J’aurais raconté mes malheurs ici-même, j’aurais trouvé peut être de nouveaux moyens de devenir riche via internet, j’aurais eu le droit de montrer mon cul à divers docteurs, radiologues et peut être même chirurgiens. J’aurais vécu un enfer, ou alors j’aurais pu me reposer, le cul sur ma bouée, attendant que l’os de mon arrière-train daigne bien se recoller. J’aurais siroté du lait, en glandant sur le net, en me faisant servir et en disant « Ah non, je peux pas t’aider, j’ai trop mal au cul ! ».


Maintenant,  j’espère que, chaque fois que vous croquerez un juteux grain de raisin, vous aurez une petite pensée pour mon coccyx qui a, ce jour là, risqué un fatal accident,tout ça peut être à cause d'un connard de client qui a eu la flemme de ramasser le GRAIN qu'il avait fait tomber, se disant que de toutes manières, les employés étaient là pour ça  !

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mercredi 28 octobre 2009

Super Connasse !

Ah les femmes ! Les femmes entre elles. La pire chose au monde. Les femmes entre elles, c’est jamais bien sympathique. Peut-être parce que au fond de nous sommeil un instinct animal enfoui qui nous fait nous sentir toutes rivales face aux beaux mâles en rut.


Et j’ai la chance de travailler dans un milieu composé à 90% de femmes où les langues de pute sont tellement longues qu’elles en nettoient le sol, où les chignons sont crêpés comme nulle par ailleurs, et où l’hypocrisie est maitre de toutes les relations.


Et dans le lot y’a SUPERCONNASSE. Superconnasse, c’est l’excellence en matière d’hypocrisie et méchanceté. C’est celle qui va te parler comme à un chien quand son boulot avance pas et celle qui va copiner avec toi dès qu’elle le peut. C’est celle qui va toujours dire du mal des autres sans jamais prendre du recul sur elle-même, c’est celle qui va toujours dire « quand j’étais pas là le travail a été mal fait » et qui n’est pas capable de le faire bien quand elle y est. La tolérance ? Elle connait pas. La gentillesse, c’est uniquement si elle a vraiment besoin de toi et encore souvent elle hurle pour obtenir quelque chose.

Mais en ce moment, c’est la coalition contre SUPERCONNASSE , oui oui. Parce que SUPERCONNASSE, elle nous pompe l’air. T’façon, comme j’dis toujours, parce que moi aussi, je suis une langue de pute, je suis sûre qu’elle est mal baisée. Ca c’est dit.

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dimanche 18 octobre 2009

On ferme !

La fermeture est un moment très important pour les caissières, car elles l’attendent avec impatience. Elles attendent ce moment où elles pourront enfin quitter l’univers de la caisse, les râleurs, les lourds blagueurs, les dragueurs et surtout la redondance de leur activité, le répétitif « bonjour/bonsoir, avez-vous la carte de fidélité, XX euros s’il vous plait, merci, bonne journée/soirée ». C’est un métier qui psychologiquement est très fatigant. Je tiens à le préciser, car certains s’imaginent qu’il suffit de rester assise en caisse et attendre le client et que ce n’est pas bien difficile de scanner de la marchandise ! Je défie ces personnes là de venir tester le métier une seule après-midi et de se confronter aux humeurs divergentes des clients, aux demandes, aux mécontentements, aux gens trop bavards, à ceux qui jettent les pièces sur la caisse comme on jette un mouchoir à la poubelle, au stress de voir la file grandir et de lire l’impatience sur le visage des gens. C’est un métier parfois ingrat, qui demande d’énormément prendre sur soi et qui implique donc, une fatigue psychologique intense… et des douleurs dorsales particulières !

Il y a donc un moment que j’aime voir arriver, et qui arrive plus ou moins vite selon le monde qu’il y a et les activités annexes qu’on a à faire (terminer de vider des palettes de marchandise, faire le facing c'est-à-dire avancer les produits au bord des rayons, créer les cartes de fidélités à partir des formulaires en attente, nettoyer les vitres, ranger l’accueil,  s’occuper de son rayon si une collègue reste en caisse…etc) : la fermeture. Quand 19h10 apparait sur la grande pendule accrochée au plafond du supermarché, je jubile, car je sais que c’est le moment de commencer à passer le balai et que 20 minutes plus tard, les clients n’auront plus le droit de rentrer ! Finito ! Nananère !

Il reste quelques personnes dans les rayons, mais personne en caisse. Nous nous affairons à commencer le ménage (oui nous faisons nous le ménage, avant de partir,  vous croyez quand même pas que le patron va s’offrir des femmes de ménage ? Mais rassurez vous, jusqu’alors nous sommes payées jusqu’à 19h45 …décision de l’ancien patron, reste à voir si le nouveau va maintenir tout ça !), vider nos poubelles, ramasser les paniers. On compte les clients. S’il n’y en a pas trop, on ne laisse qu’une caissière ouverte et la ou les autres (oui nous sommes un petit supermarché, donc en général, 3 au maximum l’après-midi en caisse), ça permet de pouvoir finir le ménage pendant que la dernière caissière compte.

A 19h25 (ou à 12h25 selon …), c’est l’heure de l’appel. Et quand je suis en caisse, c’est moi qui me le coltine, parce que parait-il que j’ai une voix qui ressemble fort à celle des dames qui parlent dans les hauts parleurs des aéroports. « Nous informons notre aimable clientèle que votre écomarché ferme ses portes à 19h30. Nous vous prions de bien vouloir vous diriger vers les caisses, nous vous remercions de votre visite et nous vous souhaitons une agréable soirée ». Seulement, nous n’avons pas le droit de fermer les portes avant 19h30. Et en 5 minutes il peut s’en passer des choses.

19h28. Une cliente entre avec un caddie. Elle vient souvent à cette heure là, nous avons beau à chaque fois lui expliquer, elle semble le faire exprès. La mettre dehors ? Une cliente qui en fait deux fois par semaine pour 200 euros de courses ?  On ne peut pas !

Nous savons ce qui nous attend, elle va prendre son temps ! Je fais un second appel à 19h30 pour qu’elle se bouge les fesses. Mais elle continue à flâner. Nous éteignons les lumières. Elle continue ses courses, elle s’en fout. Nous allons la chercher une fois, en lui expliquant poliment que nous fermons, et qu’il serait aimable qu’elle vienne se faire encaisser. Nous allons la chercher une seconde fois, puis une troisième. Il est 19h40. Nous nous emparons de son caddie. Elle nous suit en rigolant. CONNAASSE VA ! Une collègue déverse les courses sur le tapis, pendant que je les encaisse et que la troisième collègue se dépêche de les ranger.

Elle paie, rien ne la choque. Elle s’en va sans s’excuser, alors que certains qui arrive pour trois bricoles qui se grouillent le cul, se confondent en excuse à 19h29.

Il est 19h45. Elle s’en fiche que nous ayons dépassé notre horaire et que nous ne soyons plus payées. Elle s’en fiche que nous ayons une vie à l’extérieur du supermarché. Elle ne travaille pas elle, peut être qu’elle n’a pas conscience de l’importance de finir à l’heure.

Malheureusement, ce n’est pas la seule à régulièrement faire ce coup là même en lui expliquant à chaque fois les choses. Est-ce que c’est une coalition contre les caissières ?

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dimanche 4 octobre 2009

Macho macho man …

Exercer la moitié de la semaine le métier de caissière permet de voir passer une vaste palette de personnages. Et parfois il y a le pur gros macho ingrat qui fait la gueule et qui prend les femmes pour ses esclaves.

J’en ai croisé un l’autre fois. Accompagné de sa meuf. Ouais « meuf » c’est plus style dans le vent non ? Une fausse blonde avec, je pense, 2 ou 3 de QI, pas plus. Elle est gentille hein. Mais dans sa tête, je crois que y’a un gros trou plein de vide. J’aime pas me moquer des gens, d’ailleurs là, je ne me moque pas, je relate des faits. Sur son visage, y’a jamais d’émotions. Son faciès est statique. Rien ne semble s’y passer. Parfois je me demande si cette fille n’est pas plutôt figée de peur… plutôt qu’idiote.

Elle arrive avec un panier de courses avec son homme qui la suit. Grand, qui fait la gueule, mal rasé.

« Bonjour ! » dis-je haut et fort voyant leur intense bonne humeur … Personne ne me répond. Je recommence, pensant qu’ils ne m’ont pas entendu « BONJOUUUUUUR ! ». Elle laisse s’échapper un « bonjour » léger, à peine audible. Lui reste impassible, froid, antipathique et me regarde comme si j’étais de la merde. Mon regard en général s’obscurcit de lui-même et devient effrayant. Il s’est retourné pour regarder ailleurs puis est revenu pendant que je passais les articles.

Il s’est appuyé les bras croisé contre la caisse d’en face. Sourire ? Nan mais vous rêvez ! Ca lui écorcherait le coin des lèvres ! Il fait la gueule, c’est lui le maitre ok ? Il laisse donc sa copine ramasser les courses. Un pack de lait, un pack d’eau, des tas de petites choses et elle n’a pas de sac. Mais peu importe, les femmes ça sert à faire le baudet non ?

Elle galère. Il la regarde galérer, sans bouger le moindre doigt, toujours les fesses fainéantes  appuyées contre la caisse d’en face, les bras croisés. D’un coup il dit « Bon tu te dépêches, on a pas que ça à foutre. ». Elle a pris un air terrorisé et a réussi à prendre toutes les courses.

Je suis restée interloquée. Répondre au type « Et si vous l’aidiez un peu, ça ne vous retarderait pas ! » ? mais je me suis dit qu’il était peut-être du genre à lui cogner dessus. Et si je l’énervais, elle allait peut être morfler un peu plus en rentrant…

Caissière, un métier parfois effrayant.

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mercredi 30 septembre 2009

Un peu de litière pour le dessert ?

Quels Sales Petits Animaux ! Sales… Ouais ! Parce que pour certains il leur faut une litière, histoire de pas faire caca partout dans la maison. Et la pire chose qui puisse exister au monde ce sont les sacs de litière pour chat premier prix. Oui, je vais vous parler de Litière pour chat, ça vous dérange ? Mais oui la litière, ce « dispositif d’intérieur pour les chats, lapins et autres animaux d'intérieur n'ayant pas la possibilité de faire leurs besoins en extérieur » comme l’explique si bien wikipédia qui sait même tout sur les litières. Je suis impressionnée d’ailleurs.


Dans mon rayon donc, dont je commence à avoir marre parce que le rayon chien et chat c’est parfois des gros sacs de croquettes de 15 à 20 kilos, et des saletés de boites de conserves qui explosent les doigts et des boites en cartons qui tranchent la peau quand on les manipule un peu trop, il y a de la litière pour chat premier prix. La pire chose qui puisse exister au monde avec les bouteilles de sirop collant, les bouteilles d’huile ou encore les bouteilles de sodas qui tournoient, tournoient et arrosent tout jusqu’au plafond. Déjà, parce que c’est discount, c’est moche. Celle de mon rayon est verte avec même pas une vraie image de chat. Il ne ressemble à rien et moi il me fait peur et je suis obligée de le voir en plusieurs exemplaires tous les matins. C’est une multiple frayeur à chaque fois. En même temps, c’est pas cher, ils allaient pas claquer du fric dans le design, je le conçois. Ensuite, et venons en au fait, l’emballage, qui déjà est moche, c’est de la merde. De la bonne merde de papier pas solide. Tu l’frôles d’un ongle (même rongé), il craque.

Et souvent le matin c’est la fête de la litière. Un petit coup involontaire sur le sac et voilà les petits cristaux blancs de litière qui s’éparpillent partout partout. Dans un mouvement de panique, j’essaie de mettre le sac d’une manière à ce que plus rien ne s’en échappe. Bien souvent, le sac s’éventre un peu plus et continue à dégueuler sur le sol.

Désespéré je m’en vais chercher un balai avec un ramasse-poussière et  un sac ou un carton non compacté ( oui nous compactons tous les cartons, histoire de s’abimer un peu plus les mains). Je commence à rassembler le tout, à ramasser… Je repasse un coup de balai et encore et encore et plus je passe un coup de balai plus j’ai l’impression qu’il y en a encore ! Est-ce qu’au contact du carrelage froid, la litière se régénèrerait ? Et même quelques jours plus tard en repassant le balai, y’a encore des restes ! C’est impressionnant !


Je songe donc à mettre un écriteau dans mon rayon pour sensibiliser la clientèle à ce problème qui m’afflige grandement. Mais que leur dire ?  « Séparez-vous de votre chat d’intérieur, il nuit à ma santé ! », « Achetez un jardin et dites à votre chat d’y faire ses besoins ! », « Empaillez votre chat, ça vous coûtera moins cher ! »… D’autres idées ?

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samedi 26 septembre 2009

Petites histoires urologiques.

Actuellement, s’il n’y avait pas les clients, je n’aimerais vraiment pas aller travailler. Mais heureusement, les clients qui en tiennent une couche sont là pour nous remonter le moral, nous redonner le sourire et nous raconter leur vie totalement trépidante.


Jeudi après-midi, je commençais à fichtrement m’ennuyer, coincée à ma caisse, lassée par ce bip répétitif et le défilement des « Bonjour ! », « Vous avez la carde de fidélité ? », « 12 euros 28 s’il vous plait » « Merci, bonne fin de journée ». A force on devient des « machines à politesse ». Il n’y a plus vraiment de sincérité, ce sont d’horribles automatismes qui parfois me font dire « bonne soirée » un samedi matin à 9h30, parce que le temps est couvert et qu’il me donne l’impression que le soir est en train de tomber… ou alors peut être parce que j’ai hâte que la journée se termine !


Je commençais donc à gravement me faire chier, je trouvais l’après-midi longue, interminable… Quand soudain est arrivée une cliente qui, et c’est le cas de le dire et vous allez le comprendre par la suite de mon récit de caissière, en tient une bonne couche. Déjà, quand je la vois arriver, j’ai une alerte rouge qui se met en route dans ma tête. Elle a tendance à éparpiller sa vie à tort et à travers, de choses dont on ne veut pas forcément être trop au courant et s’étale plus ou moins selon son degré d’ébriété (l’haleine qui pue le whisky macéré, ça ne ment pas ! ). « Il ne manquait plus qu’elle » pensais-je. Je souris quand même, lui accorde un grand bonjour. Elle me tend un nettoyant en spray pour la voiture et elle me dit « Ca marche bien ça ? ».


Le genre de question que j’adore. Parce que tu bosses là, t’as testé tous les produits. J’en sais rien moi, je nettoie pas ma voiture moi, je laisse la crasse s’entasser, c’est vachement plus marrant !  Attitude commerciale oblige « Oh, oui surement, c’est un produit très spécifique qui doit bien nettoyer ». Elle passe de l’autre côté de la caisse pour récupérer sa marchandise. Et là elle recommence à parler. Horreur, malheur !

« En fait, (ndlr : avec un bon gros accent bourru de paysanne…) j’ai les boules ». Ah ben je suis ravie de le savoir madame. « J’ai reconduit une vieille mamie chez elle mais elle voulait pas se relever de mon siège passager ». Intéressant. « J’ai quand même réussi à la sortir de là la vieille ». Rhô un peu d’respect pour les personnes d’âge avancé ! « J’l’ai ramené dans sa maison et quand je suis revenue j’ai compris pourquoi elle voulait pas se lever ! Elle s’était pissé dessus ! Et elle m’en a foutu plein le siège ! ET JE VOUS DIS PAS L’ODEUR ! ». Je réponds « Oh, je me doute bien ! ».  Elle continue. « Nan mais quand même, elle aurait pu pisser ailleurs ! ». Je réplique « Oh vous savez ce qu’on dit, on ne sait pas comment on sera quand on sera vieux ! ». Elle ajoute « Oui, m’enfin bon ! Ca pue, c’est dégueulasse, en plus avec les médicaments que les vieux prennent, ça a pas la même odeur que du pipi normal, ça sent plus fort ! ». Merci pour les précisions. Elle me paie en carte bleue. Je l’encaisse.

J’allais lui souhaiter une bonne soirée quand soudain, elle revient sur l’effet des médicaments. « Ouais, ces médicaments alors, ça change vraiment l’odeur vous savez ! ». Non je ne sais pas, je veux pas savoir en fait. « Y’a une odeur dans ma voiture … ca pue, mais ça pue ! ». Et là je me suis dit que ça ne pouvait pas être pire que son haleine d’alcoolique récidiviste …

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mercredi 2 septembre 2009

« C’est où le sucre ? »

« C’est où le sucre ? ». Euh, dans ton cul ? En ce moment, –je ne sais pas si c’est la fatigue, la nervosité, l’irritabilité, la susceptibilité, l’approche de la période mensuelle grenadine ou mon côté rebelle qui s’exprime-, je ne supporte plus les demandes sèches et impolies des clients comme s’ils s’adressaient à de simples machines débiles à leur service. Je ne vois aucun inconvénient à guider comme il se doit une âme perdue dans le supermarché pour l’aider à trouver le merveilleux produit de sa quête, au contraire, mais je ne comprends pas qu’on ne puisse pas agrémenter sa demande d’un simple « bonjour », d’un tout petit « excusez-moi » ou juste d’un petit sourire aimable histoire de me donner envie de les renseigner avec tact et gentillesse.


Certes, le client est roi, mais dans certaines limites. Avouez que « Bonjour *sourire* c’est où le sucre ? » c’est tout de même plus agréable, humain, sociable qu’un vif et dédaigneux « C’EST OU LE SUCRE ? »… parfois j’ai l’impression qu’ils ont même envie d’ajouter « BORDEL DE MERDE » à la fin de leur question.

En général, quand je suis vraiment irascible je dis « bonjour » jusqu’à ce que la personne réalise qu’elle m’a juste un petit peu manqué de respect.


« C’est où le sucre ? »
« Bonjour ! »
*temps de silence*
« C’est où le sucre ? »
« BONJOUR »
« C’est où le sucreuuuuh ? »
« Bonjour ! »
« Bonjour, c’est où le sucre ? »
« Le sucre se trouve dans la troisième allée sur votre gauche, au fond du rayon, en bas à gauche »
« Merci »
*sur un ton sec, évidemment*


Olé, et encore une victoire de canard. Ceci étant, je ne trouve pas normal d’avoir à arracher la gentillesse et la politesse de la bouche des gens.


Il m’arrive aussi d’être ironique, histoire de mettre un peu mal à l’aise le client impoli qui, en plus de manquer de correction, a pris un air hautain parce je ne suis qu’une petite employée de supermarché.


« Où se trouve le chocolat ? »
« Suivez-moi »
Je m’arrête dans l’allée centrale.

« Vous voyez, là haut, le petit panneau rouge où l’écriture est blanche là-bas, dessus c’est écrit « Confiserie, chocolat », bonne journée ».


Olé, connard va !


Mais je vous rassure, ces cas sont rares, du moins dans le coin où je bosse. Parce qu’il y a quand même ceux qui se rendent compte d’eux-mêmes de la sécheresse de leur demande et qui juste après avoir posé la question se confondent en excuses, ajoutant un bonjour et douze sourires.


Pourtant, je suis persuadée, et parce que ça arrive relativement souvent, que ce n’est pas forcément de l’impolitesse car quand on les croise en caisse, ils retrouvent leur amabilité. Il me semble, après les avoir observés, que la plupart du temps les gens sont extrêmement concentrés sur leurs courses et voulant atteindre leur but, ils ne songent pas à mettre les formes quand ils s’adressent à nous. A savoir qu’aussi, pour avoir parcouru en tant que cliente pas mal de magasins, les employés ne donnent pas toujours envie d’être polis, mauvaises expériences qui ont donné de mauvaises habitudes pleine de méfiance ! Mais bordel de crotte en bois, rien qu’un petit sourire jocondesque, ça n’a jamais tué personne !

En attendant, -et heureusement !-, il y en a pas mal qui font quand même contrepoids en tartinant de miel et de crème leur demande, c’est parfois risible mais c’est beaucoup plus agréable !


« Bonjour *grand sourire heureux*, excusez-moi de vous déranger, mais pourriez-vous m’indiquer l’emplacement du sucre s’il vous plait ? »
« Bonjour, vous ne me dérangez pas, le sucre se trouve la troisième allée sur votre gauche, au fond du rayon, en bas à gauche ! »
« Merci beaucoup mademoiselle et bonne journée ! »
« Avec plaisir, bonne journée vous aussi ! »

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jeudi 27 août 2009

Fatales Croquettes

Ceci n’est pas le nom d’une toute nouvelle girls band avec une blonde salope, une brune sexy, une rousse coquine et une châtain dévergondée. Ce titre a un rapport avec mon boulot. Comment ça dans le dernier billet je vous en parlais déjà de mon boulot ? Et bah j’en reparle SI je veux, c’est MON blog ici, hein, je parle deux fois à la suite de mon boulot, si je veux ! Nan mais Ho !


J’ai absolument détesté cette infâme matinée. Le jeudi 27 Août 2009, j’avais hâte qu’il se termine. La base de livraison elle a du embaucher des gros débiles. Je sais pas moi, mais les gars, ils savent pas monter des palettes, alors dans le camion elles bougent, et quand le camion freine, ça fait PAF la palette. Je vous laisse imaginer la gueule de mes collègues et moi quand, ce matin (un lapin a tué un chasseur), nous avons découvert avec stupéfaction l’état de la livraison. Absolument dégoulinante. Dégoulinante de sucre, de café, de javel, de coca, de jus d’orange, d’huile. Un truc monstrueux, collant, puant, dégoutant.


Il a fallu faire avec, d’autant plus que les palettes qui, par miracle étaient encore entières, penchaient dangereusement, formant des S, comme « Sa va tomber » (quoi une faute d’orthographe, où SA ? je croyais que c’était entré dans le dictionnaire moi, la forme « Sa va » depuis le temps qu’elle est utilisée à outrance par la jeune génération trop chébran ! ). C’est donc de délicatesse et de patience qu’il fallait s’armer pour déshabiller ces amas de colis alimentaires. Les déshabiller car les palettes sont filmées dans du cellophane plutôt solide. Deux méthodes sont attestées pour les dessaper : la méthode « Sadique » avec de grand coup d’cutter ou la méthode « Sensuelle » du bout du doigt.


Je savais que j’allais devoir vider les palettes doucement, surtout pour ne pas faire tomber les bouteilles sorties d’un qui étaient bancales et tenues par le carton posé sur elle, ainsi que déployer toute mon agilité pour retenir les bières qui s’échappait du cul des packs trop humidifiés par le coca, l’eau et le vin qui avaient coulé.


Je me sentais en bonne forme pour tout ça ! Je me suis dit « Allez Wawaa, tu bouges ton gros cul et tu m’vides toutes ces belles palettes. » Je me rends donc dans le rayon des produits pour animaux (SPA, c’est bien vous avez suivi ! ) et là je me sens prête à attaquer ces gros sacs de croquettes de 15 kg. Je chope le premier sac, un sac de pedigree jaune qui fait le poil doux et l’œil vif. Sur de ma force et de ma motivation, je le lève d’un geste convaincu. Le sac, probablement embouti lui aussi par les palettes qui s’étaient écroulés dans le camion, s’éventre alors, amoncelant insolemment les grosses croquettes multicolores sur le sol. « AHHHH PUTAIN ! J’EN AI DEJA MARRE DE CES CROQUETTES DE MERDE. ». C’est ainsi que ces fatales croquettes ont bousillé mon entrain, plombé mon humeur et empiré l’état déjà déplorable de la matinée… qui s’est terminée par un « Je laisse tout en plan et je me casse à l’heure , marre de me faire entuber sur les horaires ! ».

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mardi 25 août 2009

Sales Petits Animaux...

Les semaines se suivent, se bousculent, se ressemblent et me fatiguent intensément d’où le fait que mon rythme de publication sur mes trois blogs est aléatoire et mou. C’est la faute à mon boulot qui tous les matins me fait répéter « Si j’avais su, j’aurais pas viendu ! ». Ouais. La grande distribution c’est que du bonheur en ce moment : stress, pression, travail physique (surtout en rayon), économie de personnel et plus ça va plus on nous tire sur les cordes…jusqu’à ce qu’ellles pètent comme un fil de string hyper tendu. SCHLACK DANS LE CUL.

Ce matin j’ai pris en charge le rayon des animaux une semaine à l’avance, de mon plein gré. Enfin du moins, j’ai passé les commandes. Il faut s’habituer à la demande, à l’organisation du rayon mais il faut aussi que je réorganise mon travail avec ce rayon en plus sans augmentation horaire.


En attendant grâce à la profonde connerie (certes, mais pratique ! ) de Niouk (tu te présenteras à la foule s’il te plait, que mes lecteurs sachent qui m’a insuflé l’idée, hein ?) j’ai toruvé un nouveau nom pour ma catégorie dédiée à mon actuel emploi. Désormais, Bip bip Glou glou glou, s’intitulera « Bip bip Glou glou SPA ». SPA… pour Sales Petits Animaux, ou Super Pourritures Animales…etc. La liste est non exhaustive n’hésitez pas à faire vos propres propositions, après tout plus on est de fous à dire des trucs cons, plus on rit ! Et moi en ce moment, j’ai besoin de rire, vous comprenez, n’est SPA ?

Posté par wawaa à 15:35 - Bip bip Glou glou SPA - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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