Non ! Ne concluez pas que je me suis reproduite et que je vais trimer 9 mois pour devenir une héroïne parce que j'aurais accouché courageusement sans césarienne, comme de nombreuses femmes l'ont faire avant moi, tout en broyant la main de l'infirmière. Non, je n'ai pas encore l'honneur d'imaginer que je vais supporter un môme jusqu'à ses 30 ans parce que l'avenir c'est pôle emploi... Non. Il n'est pas question de procréation dans cet article et de toutes manières je tiens particulièrement à épargner l'humanité de ma progéniture, je suffis déjà bien à sa peine. Et cessez de dire que je vois les choses dans leur aspect le plus négatif. Je ne suis donc pas enceinte.

 

J'ai donc testé le schtroumpf, précisément sur la fesse gauche. Oui, j'ai eu un schtroumpf au cul. C'est dit. Cessez vos moqueries et laissez-moi vous raconter, loin de toutes pensées déplacées, comment j'ai failli mourir dans d'atroces souffrances ou presque.

 

Alors que je rangeais et faisais le ménage telle la femme parfaite des publicités, telle une fée du logis, telle... ouais bon ça on s'en fout. Alors que je faisais du rangement, j'ai voulu descendre une grosse valise rouge vif vide dans notre petite pièce en duplex. Cette pièce du bas c'est un peu notre fourre-tout et une valise rouge allait l'égayer un peu. On accède à cette pièce via un splendide escalier en colimaçon plus étroit que mon actuel fessier. Bonjour docteur je veux maigrir pour passer dans l'escalier.

 

Le geste assuré, bien décidée, je me suis lancée dans cette tournoyante aventure tel Lancelot à la conquête du Graal qu'il n'a jamais eu le droit de trouver d'ailleurs parce qu'il avait fauté avec Guenièvre, l'amoureuse du Roi Arthur. J'étais à ce moment là dans un état de joie infinie, j'avais réussi à faire tout ce que j'avais prévu et il ne me restait plus que cette foutue valise écarlate à descendre ainsi que décrocher le linge qui séchait à la fenêtre de ladite pièce.

 

Mais, je ne sais pour quelle raison, peut-être par distraction, peut-être par épuisement, peut-être parce que mon escalier est plein d'humour, peut-être parce que j'ai pas de chance, mon pied gauche a glissé, inexorablement. J'ai gardé un calme olympien tentant en vain de me rattraper et vaincre cette putain de gravité. Le temps de dire « Aie », j'avais déjà dévalé sur les fesses environ 5 ou 6 marches.

 

Ca a du faire un bruit du genre « BAM BAM BAM BAM BAM BAM"suivi d'un PATATRAF sur la moquette moche qui couvre le sol. Evidemment, égale à moi-même, je me suis mise à pleurnicher un peu, comme une enfant qui venait de se faire un gros bobo quoi. J'avais mal. Mal au cul. Je suis restée le cul par terre un moment, cherchant le courage au fond de moi de me relever. Endolorie, appeuré de m'être pété un os, je rampai doucement jusqu'au matelas gonflable qui sert à loger les invités. Je m'y suis agenouillée, toujours en pleurnichant s'il vous plait.

 

Quand j'ai entendu mon amoureux franchir le seuil de la porte à l'étage, j'ai, de ma voix souffreteuse demandé de l'aide faisant savoir que le score actuel était : escalier 1 – Wawaa – 0. Tel superman près à sauver Loïs, il a accouru pour me sauver. Je me suis donc relevée doucement, n'osant pas trop poser la jambe gauche au sol. Puis j'ai entendu « Lève-toi Wawaa et marche ». Alors j'ai marché.

 

Sur ma fesse gauche, une large trace rouge est apparue. Douloureuse et calmé par un massage à l'arnica, elle s'est peu à peu transformé en un gros bleu difforme soit un schtroumpf. C'est ainsi que j'eu mon premier schtroumpf au cul. A noté que quelque jours plus tard il a viré au vert, puis au jaune poussin, puis au violet pour finir par disparaître. Gargamel avait pour une fois toute mon approbation pour agir.