J'ai trouvé ce livre sur les étals du boulot, et je ne sais pas pourquoi, j'ai eu envie de le lire. Un peu comme une pulsion shoppinguesque. J'ai bien fait de l'acheter parce que, de mémoire, et pourtant je n'ai pas lu tant de livres que ça, c'est le livre qui m'a fait le plus rire depuis que j'ai lu L'histoire Comique de Francion de Charles Sorel.


Becky a un problème. C'est comme une espèce de dépendance. Un besoin irrépressible, quelque chose d'incontrôlable. Elle ne peut s'empêcher d'acheter tout ce qui lui plait, ce qui est à la mode, ce qui pourrait embellir sa garde-robe ou son intérieur, elle est victime de la mode et de la consommation.


Si Becky est vulnérable face au shopping, il n'en reste pas moins que personne n'a fait en sorte de limiter ses folies… les banques lui ont autorisé un découvert monstrueux, offert de l'argent pour l'ouverture de tel ou tel compte et les boutiques lui ont permis d'acheter en crédit en deux ou trois ou dix fois avec un si petit pourcentage d'intérêt. Mais les factures ne cessent de devenir encombrante et Becky, complètement accroc, n'arrive plus à couvrir les frais. Les banques qui l'ont incitée pour ainsi dire à dépenser plus, ne font que lui écrire pour lui signaler les découverts et lui donner rendez-vous pour arranger les choses … Becky répond toujours avec une excuse délirante ou oublie qu'elle a reçu tel rappel  ou tel rappel.


Je ne vous en dis pas plus. J'ai ri tout le long du livre ! Style agréable à la première personne, humour détonnant , tout en dénonçant indirectement une société de consommation où on veut tout, et tout de suite, où on veut être beau, parfait, à la mode et une société de consommation qui vous enlise dans une surconsommation parfois difficile à éradiquer mais aussi l'hégémonie du paraitre sur l'authenticité.

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