vendredi 30 octobre 2009
De l'utilité des motifs sur le papier toilette...
S’il y a une invention à laquelle il fallait penser, c’était bien le papier toilette ou plus familièrement appelé « PQ » ou « Papier Cul ». Nan c’est vrai, le papier journal, c’était une bonne idée aussi, mais ça irrite un peu et puis du peu que ça déteigne, on aurait les nouvelles du jour imprimé au cul. Nan le PQ c’est bien, c’est plus ou moins doux, c’est relativement solide et ça se dégrade facilement dans l’eau d’évacuation.
J’aime bien le PQ. En plus le PQ c’est super drôle. Quand y’a des promotions sur 48 rouleaux réputés ultra doux et protégeant la rondelle de ces messieurs dames des irritations malvenues, le gens ils en achètent 2 à 4 paquets, soit de 96 à 192 rouleaux si bien que t’es toujours persuadé qu’il y a tout à coup une vilaine épidémie de gastro. D’ailleurs je me demande si la gastro n’est pas un virus mis au point pour booster les ventes de papier toilette.
Et du PQ y’en a de toutes les sortes. En tas de feuilles carrées, mais si vous savez, le PQ qu’il y avait dans les toilettes de vos grands-mères, on prend une feuille et tout vient avec ! Mais le plus populaire, c’est le rouleau, plus convivial, plus pratique, plus malléable et plus rigolo quand on le fait tomber et qu’il se déroule loin , loin , loin. Enfin ça, ça dépend si vous laissez la porte des toilettes grande ouverte ou si vos wc se trouvent dans une immense pièce. Et en matière de rouleau, vous avez un large choix : du vert, du blanc, du rose (le plus classique), avec des petites fleurs, avec des petits cœurs, avec des petits motifs mignons, avec des dessins. Et évidemment, plus c’est décoré, et plus c’est cher. Et les gens, bah ils achètent !
Je ne comprends pas trop, moi. Pourquoi payer pour des motifs alors qu’on va y étaler sa merde dessus ? C’est pour avoir la classe quand on fait caca , dire « Nous on chie aussi, mais on n’a pas les mêmes valeurs ! » ? Vu ce qu’on y mets sur ces valeurs …vaut mieux limite reprendre la tradition du papier journal …
mercredi 28 octobre 2009
Super Connasse !
Ah les femmes ! Les femmes entre elles. La pire chose au monde. Les femmes entre elles, c’est jamais bien sympathique. Peut-être parce que au fond de nous sommeil un instinct animal enfoui qui nous fait nous sentir toutes rivales face aux beaux mâles en rut.
Et j’ai la chance de travailler dans un milieu composé à 90% de femmes où les langues de pute sont tellement longues qu’elles en nettoient le sol, où les chignons sont crêpés comme nulle par ailleurs, et où l’hypocrisie est maitre de toutes les relations.
Et dans le lot y’a SUPERCONNASSE. Superconnasse, c’est l’excellence en matière d’hypocrisie et méchanceté. C’est celle qui va te parler comme à un chien quand son boulot avance pas et celle qui va copiner avec toi dès qu’elle le peut. C’est celle qui va toujours dire du mal des autres sans jamais prendre du recul sur elle-même, c’est celle qui va toujours dire « quand j’étais pas là le travail a été mal fait » et qui n’est pas capable de le faire bien quand elle y est. La tolérance ? Elle connait pas. La gentillesse, c’est uniquement si elle a vraiment besoin de toi et encore souvent elle hurle pour obtenir quelque chose.
Mais en ce moment, c’est la coalition contre SUPERCONNASSE , oui oui. Parce que SUPERCONNASSE, elle nous pompe l’air. T’façon, comme j’dis toujours, parce que moi aussi, je suis une langue de pute, je suis sûre qu’elle est mal baisée. Ca c’est dit.
lundi 26 octobre 2009
Le sirop d'érable : intemporel et inimitable !
Mes papilles frétillent chaque fois que ce goût unique les envahit. Je ne peux plus vivre sans lui et quand mon pot est vide, je me sens alors culinairement déboussolée !
J’ai découvert le sirop d’érable chez une amie québécoise qui vit en suisse. Un matin, elle m’a proposé un petit déjeuner québéco-suisse : une gaufre toute chaude, à peine sortie du grille-pain, recouverte de tas de fruits (fraises, bananes, pommes, pêches...), coiffés d’une énorme cuillère de crème de Gruyère (crème fraiche très gouteuse fabriquée à Gruyère en Suisse) , le tout arrosé copieusement de sirop d’érable. Je me suis littéralement régalée et j’en ai repris une assiette, si bien qu’à midi, on n’a pas trop mangé, elle et moi !
J’ai, après mon retour de voyage, omis l’existence du sirop d’Erable, et mi-juillet 2009, ladite amie m’a ramenée du Québec un gros pot rien que pour moi.
Mais d’où vient ce délicieux sirop qui si souvent me défrise les papilles ? On ne sait pas dater avec exactitude la découverte du sirop d’érable, on sait seulement qu’il était utilisé comme fortifiant au Canada, bien avant que le pays ne soit colonisé ! Sa présence dans quelques légendes amérindiennes lui donne un petit côté merveilleux, divin, comme si c’était un nectar intemporel ayant traversé toutes les époques jusqu’à nos jours.
Comme son nom l’indique, il est issu de l’érable. C’est en récoltant la sève brute d’un érable agé d’au moins 45 ans, sève brute également appelée « eau d’érable » que l’on fabrique le doux sirop : on porte le liquide à ébullition, l’eau s’évapore, et lorsque la concoction atteint environ 103 degrés, le sirop d’érable est prêt à être dévoré ! La période de récolte de l’eau d’érable varie selon les régions nord américaines qui connaissent des variations notables de climat, elle se fait en gros entre la fin de l’hiver et le commencement des beaux jours du printemps.
Il existe plusieurs sirops d’érable qui se différencient par leur couleur : plus elle foncée plus le sirop aura de goût !
D’un point de vue santé, s’il faut le consommer avec parcimonie en raison de sa grande concentration de sucre , il n’en reste pas moins qu’il apporte des minéraux dont le corps à besoin : calcium, magnésium, zinc et manganèse, autant d’éléments essentiels au bon fonctionnement de notre métabolisme. De temps en temps, donc, et avec modération, ça ne peut pas faire de mal !
Côté cuisine, le sirop d’érable peut être simplement utilisé comme sucre dans les laitages. Personnellement j’adore en mettre dans le thé, les infusions aux fruits. Pour l’heure j’ai utilisé le sirop d’érable dans trois recettes :
-Le Bœuf au sirop d’érable (sirop d’érable, sauce nuoc nam, eau et carotte)
-La tarte aux pommes caramélisées au sirop d’érable
-Le crumble Poire-pomme au sirop d’érable
Avoir une vie privée quand on vit chez ses parents ?
Crève ! Mission impossible, du moins chez mes parents à moi. Hein Mamounette ? Je pars un soir quelque part, il faut que je précise les lieux, si possible le nom, l’adresse, le numéro de téléphone, l’immatriculation des accompagnants. « Mais c’est pour savoir où tu vas, au cas où y’a un problème ». L’optimisme de Mamounette m’a toujours fait plaisir. Mais t’inquiètes pas maman, la police fera son travail si je disparais. De toutes manières, je gaverai tellement les kidnappeurs qu’ils me libèreront assez tôt. Je comprends tout à fait cette attitude. Je vis sous le même toit, on s’inquiète pour moi, et un tant soit peu, le fait de ne pas savoir où je suis panique la conscience maternelle et même parfois la conscience paternelle au point de venir me chercher jusqu’au travail parce que je tarde à rentrer, alors que je suis tranquillement en train de papoter avec une collègue sur le parking. Mais je comprends quand même. En attendant, comme je dis souvent à ma mère, faut pas s’inquiéter tant que j’appelle pas, parce que si j’appelle, c’est que j’ai un problème : la preuve l’an dernier avec mon accident « Allo maman, j’ai eu un accident ».
Je dis quasiment toujours où je vais, avec qui je suis, parce que je sais ce que c’est que d’être inquiète, même si j’ai pas encore enfanté. Je comprends ce comportement même si parfois ça m’énerve énormément parce que j’ai l’impression d’être observée. C’est pas big brother, c’est big mother. Mais je ne t’en veux pas maman, je sais que tu fais ça parce que tu m’aimes et que je suis à jamais ton petit bébé tout fragile, sauf que maintenant, tu ne me changes plus mes couches et que maintenant que je sais comment marche la machine à laver, tu vas cesser de me laver mes culottes, même si y’a de grosses traces de pets dessus.
Mais voilà, aujourd’hui j’ai un gros problème. Comment puis-je faire pour avoir une vie privée ? Parce qu’il y a des choses, qui surtout au début, j’estime ne pas avoir à raconter. Imaginez un instant. Je rencontre un individu de sexe masculin. Lui et moi nous entendons bien. Lui et moi tombons amoureux l’un de l’autre mais nous ne sommes pas sûrs de nous pour le moment, car malgré avoir déjà passé du temps ensemble, nous ne sommes pas sûrs de nous, et parce que certaines choses ne doivent que nous appartenir avant d’être officialisées à outrance dans la famille. Est-ce que pour le voir je dois mentir pour ne pas avoir à dévoiler ma vie privée qui EST PRIVEE ? Est-ce que je dois en parler ? Quelle drôle de situation ! J’en suis donc là, je n’ai pas de vie privée. Je ne reproche rien à personne, mais j’ai du mal à avoir une vie privée.
Mais voilà ce que je voulais annoncer via ce billet qui s’adresse tout particulièrement à mes parents. Je ne savais pas comment faire, je n’aime pas trop aborder ce genre de choses, parce que j’ai une pudeur des sentiments exacerbée, je ne sais pas en parler. Mes parents m’ont toujours dit que j’avais du talent pour écrire et pour aller droit au but en écrivant, alors je vais me servir de cette qualité, qu’on pourrait considérer de lâche et que je qualifierai d’intermédiaire et de tout autant communicative que la parole.
Papa, Maman, il se trouve que depuis un peu plus d’un mois, j’ai ce que j’appelle une vie privée. Ne vous moquez pas de moi ! Je sais que je scandais que j’adoreeee le célibat, que je ne voulais pas d’un homme dans mes pattes et que dans ma chambre chez moi, un petit lit suffirait. Mais vous savez bien que la vie me surprend à chaque fois un peu comme la taxe d’habitation (rassure toi mon chéri, tu n’as rien d’une affreuse taxe d’habitation !). Mais voilà, j’ai eu une idée formidable, grandiose que vous allez trouver fort probablement merveilleuse : je suis tombée amoureuse d’un parisien. Et cet abruti a eu l’immense idée de s’enticher lui aussi de moi. Quel idiot ! S’éprendre d’une wawaa qui vit dans le Gers ! Hop hop hop, pas de questions, le comment, pourquoi, où donc, avec qui et quand, ne regarde pour le moment que lui et moi.
Etant loin l’un de l’autre (je vous rassure quand même, on se connait depuis un bon moment, en vrai et tout hein.), c’est difficile. Et quand on peut être l’un avec l’autre, c’est l’occasion pour nous de voir si ça colle, de passer ENFIN du temps ensemble, si ça peut le faire et si monsieur peut envisager dans un avenir encore un peu lointain de me rejoindre dans le Sud Ouest (Oui parce qu’en fait, il a bien compris qu’aussi beau et formidable soit-il, il ne me décrotterait pas du Gers).
Par chance monsieur a une semaine de congés très bientôt. Du 7 au 15 Novembre. Et comme il tient beaucoup à moi et réciproquement, il vient passer une semaine dans le Gers, enfin presque. Hop hop hop, pas de panique, il ne vient pas à la maison. Il a, sur mes très bons conseils judicieux loué un châlet, pas loin de la maison et de mon boulot et m’a conviée (et je me suis conviée aussi) à aller passer la semaine avec lui.
Mais voilà mon problème. A mon sens, ce n’est pas du tout le moment que je quitte la maison toute une semaine. Je culpabilise un peu. Et arrête maman de dire que c’est bon tu peux t’en sortir toute seule. Je sais que tu peux t’en sortir toute seule. Mais on vient de te scier un genou. Je crois qu’il est important que pendant quelques temps tu te ménages un peu et je ne veux pas qu’à cause de moi tu te fasses mal ou que tu doives retourner dans le centre que tu aimes tant. Je sais aussi que c’est pas le moment que je sois loin de ma maison, car papa ne doit pas faire les travaux tout seul.
Alors j’ai réfléchi longuement à la situation qui est un vrai casse-tête depuis deux semaines, parce que je ne savais pas comment vous informer de tout cela. Surtout que je n’envisageais pas si tôt de vous informer de l’arrivée de Denis dans ma vie parce que j’estime que c’est bien trop tôt. Mais je ne peux pas disparaitre tous les soirs de la semaine de la maison sans une explication.
Donc j’ai réfléchi. Ca a été dur pour moi, j’en ai eu des crampes cérébrales. Et le pauvre Denis a du supporter mes tergiversations sur msn.
Voilà donc comment je vois les choses. Comme je finis tôt le matin pratiquement tous les jours au travail, je viendrai juste après le boulot pour faire le ménage et d'autres trucs et même la bouffe s'il le faut. Teuteuteu, l’ouvre pas Mamounette, c’est comme ça et PAS AUTREMENT. Je conduirai Maman chez le kiné l’après-midi s’il le faut, et je serai disponible pour aider papa chez moi à n’importe quel moment par un simple appel téléphonique. Pour n’importe quoi : courses, lessives, ménage inopiné, on m’appelle, je débarque. Denis est un homme très compréhensif, et puis il lui faudra bien faire des pauses parce que , comme vous le savez, Papa, Maman, je suis du genre insupportable.
Par contre je vous en supplie : AUCUNE QUESTION sur lui et moi. Quand je dis AUCUNE, c’est AUCUNE. Pour l’heure, ça ne vous regarde pas, je tiens à ce que ça reste entre lui et moi pour l’instant.
On essaiera d’en parler (si j'y arrive, ça c'est une autre histoire) SANS ENTRER DANS LES DETAILS dès que possible. Je pense pas que ce soit compliqué, mais sachez le, ça me stresse grandement toute cette histoire.
T’façon c’est la faute de Denis, tiens je vais aller l’engueuler !
dimanche 25 octobre 2009
Crumble Pomme-Poire au sirop d'érable
Dimanche dernier, en dessert, c'était crumble Pomme-Poire au sirop d'érable. Avec un menu chargé en calories, quoi de mieux qu'un dessert chargé en calorie ! Après un bon poulet roti élevé à la maison, un gratin de légume au curry et quelques pommes de terre vapeur au basilic, je dis qu'un crumble, ça ne pouvait qu'un peu plus faire déborder nos estomacs !
Pour réaliser le crumble, j'ai d'abord épluché deux poires et deux pommes. Oui, vous voyez des traces de dents dans une des poires, elle était si bonne et si juteuse que je n'ai pas pu résister. De toutes manières je n'ai pas la grippe A, sinon je serai déjà passée aux informations !
J'ai découpé le tout en petits cubes et c'est super trépidant et surtout super saoulant. Mais vaille que vaille, découpons !
Dans une poêle, j'ai mis une cuillère à soupe d'huile de tournesol et deux ou trois cuillères à soupe de sirop d'érable. Puis j'ai mis les petits cubes de poire et de pomme à caraméliser. Un rayon de soleil traversait la poêle, je trouvais ça très joli moi.
J'ai disposé le tout au fond de beaux bols. Et j'ai ajouté par dessus la pâte brisée pour crumble préparée avec 100 g de farine, 50 g de sucre, et 50 g de Saint-Hubert 41 (j'avais pas d'autre beurre).
Paf, au four, à 200/220 degrés, jusqu'à ce que la pâte roussisse et y'a plus qu'à déguster une fois que ça a un peu refroidit.
Bon, normalement le but c'est que les fruits soient un peu acidulés, donc caraméliser les fruits avant, c'était pas forcément typique du crumble, mais c'était bon quand même !
Bref : vive le sirop d'érable ! Merci Manou et Benj pour ce merveilleux pot !
jeudi 22 octobre 2009
Et si on se lavait dans le grand bleu ?
Petite rétrospective, car c'est toujours amusant de voir l'état de sa maison avant, pendant et après les travaux. Au départ, ma salle de bain, c'était cette chose immonde, triste, crade, sans intérêt.
Après les coups de marteau destructeurs et une bonne matinée de béton qui a fini par sentir bon la transpiration, ma salle de bain, c'était ça :
Mon papa a ensuite remonté les murs, parce que bon, là où on était, même si ça faisait une grande pièce, il avait à la base la chambre d'un côté et la salle de bain de l'autre !


Et puis mon papa, il a ajouté un plafond blanc en plastique :
Et puis ensuite, lui et moi, on s'est amusé avec plein de tuyau en dessous du sol, donc au plafond de la cuisine ! Bah oui, dans une salle de bain, il faut de l'eau !

Puis il a commencé à poser le carrelage au sol et au mur (enfin d'abord le sol, puis les murs ! ):

Et voilà le grand bleu !

La suite de ma salle de bain, bientôt !
mercredi 21 octobre 2009
Mais qui a volé le temps ?
Bah ouais, j'en manque un peu ! Entre le boulot, la maison, ma maman au centre de rééducation, courir pour ci, courir pour ça, faire la lessive, à manger, donner des cours d'internet, tenter de démarcher des gens pour vivre un peu de la chanson ...
J'ai pas le temps d'écrire moi. Et comme demain je me lève à 4h50...j'ai pas non plus le temps ce soir !
Heureusement que j'ai vendredi en repos ! Sauf que vendredi matin je dois monter voir mon assureur pour annuler une assurance gratuite la première année et offerte avec la souscription d'une assurance voiture. Si tu résilies pas à la fin de l'année gratuite, tu l'as dans l'cul et la/les année(s) suivante(s) tu paies. Et puis je dois aller en quête d'un meuble avec lavabo, un truc pas trop moche, assorti à ma salle de bain et pas trop cher.
Tiens en parlant de salle de bain, je dois vous rédiger un truc sur le sujet, parce que j'ai une très belle salle de bain maintenant.
Et sinon ? En ce moment, j'adore cuisiner !
dimanche 18 octobre 2009
On ferme !
La fermeture est un moment très important pour les caissières, car elles l’attendent avec impatience. Elles attendent ce moment où elles pourront enfin quitter l’univers de la caisse, les râleurs, les lourds blagueurs, les dragueurs et surtout la redondance de leur activité, le répétitif « bonjour/bonsoir, avez-vous la carte de fidélité, XX euros s’il vous plait, merci, bonne journée/soirée ». C’est un métier qui psychologiquement est très fatigant. Je tiens à le préciser, car certains s’imaginent qu’il suffit de rester assise en caisse et attendre le client et que ce n’est pas bien difficile de scanner de la marchandise ! Je défie ces personnes là de venir tester le métier une seule après-midi et de se confronter aux humeurs divergentes des clients, aux demandes, aux mécontentements, aux gens trop bavards, à ceux qui jettent les pièces sur la caisse comme on jette un mouchoir à la poubelle, au stress de voir la file grandir et de lire l’impatience sur le visage des gens. C’est un métier parfois ingrat, qui demande d’énormément prendre sur soi et qui implique donc, une fatigue psychologique intense… et des douleurs dorsales particulières !
Il y a donc un moment que j’aime voir arriver, et qui arrive plus ou moins vite selon le monde qu’il y a et les activités annexes qu’on a à faire (terminer de vider des palettes de marchandise, faire le facing c'est-à-dire avancer les produits au bord des rayons, créer les cartes de fidélités à partir des formulaires en attente, nettoyer les vitres, ranger l’accueil, s’occuper de son rayon si une collègue reste en caisse…etc) : la fermeture. Quand 19h10 apparait sur la grande pendule accrochée au plafond du supermarché, je jubile, car je sais que c’est le moment de commencer à passer le balai et que 20 minutes plus tard, les clients n’auront plus le droit de rentrer ! Finito ! Nananère !
Il reste quelques personnes dans les rayons, mais personne en caisse. Nous nous affairons à commencer le ménage (oui nous faisons nous le ménage, avant de partir, vous croyez quand même pas que le patron va s’offrir des femmes de ménage ? Mais rassurez vous, jusqu’alors nous sommes payées jusqu’à 19h45 …décision de l’ancien patron, reste à voir si le nouveau va maintenir tout ça !), vider nos poubelles, ramasser les paniers. On compte les clients. S’il n’y en a pas trop, on ne laisse qu’une caissière ouverte et la ou les autres (oui nous sommes un petit supermarché, donc en général, 3 au maximum l’après-midi en caisse), ça permet de pouvoir finir le ménage pendant que la dernière caissière compte.
A 19h25 (ou à 12h25 selon …), c’est l’heure de l’appel. Et quand je suis en caisse, c’est moi qui me le coltine, parce que parait-il que j’ai une voix qui ressemble fort à celle des dames qui parlent dans les hauts parleurs des aéroports. « Nous informons notre aimable clientèle que votre écomarché ferme ses portes à 19h30. Nous vous prions de bien vouloir vous diriger vers les caisses, nous vous remercions de votre visite et nous vous souhaitons une agréable soirée ». Seulement, nous n’avons pas le droit de fermer les portes avant 19h30. Et en 5 minutes il peut s’en passer des choses.
19h28. Une cliente entre avec un caddie. Elle vient souvent à cette heure là, nous avons beau à chaque fois lui expliquer, elle semble le faire exprès. La mettre dehors ? Une cliente qui en fait deux fois par semaine pour 200 euros de courses ? On ne peut pas !
Nous savons ce qui nous attend, elle va prendre son temps ! Je fais un second appel à 19h30 pour qu’elle se bouge les fesses. Mais elle continue à flâner. Nous éteignons les lumières. Elle continue ses courses, elle s’en fout. Nous allons la chercher une fois, en lui expliquant poliment que nous fermons, et qu’il serait aimable qu’elle vienne se faire encaisser. Nous allons la chercher une seconde fois, puis une troisième. Il est 19h40. Nous nous emparons de son caddie. Elle nous suit en rigolant. CONNAASSE VA ! Une collègue déverse les courses sur le tapis, pendant que je les encaisse et que la troisième collègue se dépêche de les ranger.
Elle paie, rien ne la choque. Elle s’en va sans s’excuser, alors que certains qui arrive pour trois bricoles qui se grouillent le cul, se confondent en excuse à 19h29.
Il est 19h45. Elle s’en fiche que nous ayons dépassé notre horaire et que nous ne soyons plus payées. Elle s’en fiche que nous ayons une vie à l’extérieur du supermarché. Elle ne travaille pas elle, peut être qu’elle n’a pas conscience de l’importance de finir à l’heure.
Malheureusement, ce n’est pas la seule à régulièrement faire ce coup là même en lui expliquant à chaque fois les choses. Est-ce que c’est une coalition contre les caissières ?
vendredi 16 octobre 2009
Les impôts c’est pas rigolo.
Nan, c’est pas rigolo. On m’avait prévenue pourtant, de toutes ces taxes qui allaient me tomber sur la gueule à la fin de l’année. Ah ah tu es propriétaire, tu vas voir la taxe foncière. Ah ah tu as un logement à toi ou en location, tu vas voir la taxe d’habitation. Et en plus je dois payer des charges sur mes « activités rédactionnelles annexes ».
Bah oui, vous croyez que 947 euros 07 (ouais j’aime le 07 ! ), c’est suffisant pour vivre et faire des travaux qui n’en finissent plus dans une grande maison ? Et bah non , faut bosser à côté. Ouais, surtout qu’en plus mon nouveau patron il paie pas les heures sup, non non non, il les fait rattraper quand ça l’arrange. Alors moi je ne fais plus d’heure sup parce que ça sert à rien, c’est travailler plus pour rien gagner de plus. Et moi ça ne m’intéresse pas ce système là, déficit ou pas de la boite, c’est pas m’encourager à bien bosser.
Bref, 947 euros 07… qui vont vite filer ces mois-ci avec 365 euros de taxes foncières, 189 euros de taxe d’habitation et environ 250 euros de charges sur mes activités. Paf, 800 euros de moins. Bah, il me reste 147 euros 07 pour finir le mois quoi, si j’enlève la facture d’eau, d’électricité … ah merde ! Y’a aussi ma mensualité de 350 euros charges comprises ! Dis donc, je suis dans l’rouge là !
Ah non, je le suis pas, parce que j’ai un potentiel de fourmi et parce que j’ai des activités à côté, sinon, je ne m’en sortirai pas. Certes je n’aurai pas les charges à payer… Mais 947 – 350 – 189 -365 = 43 euros. 43 euros pour tout le reste.
Sinon à part ça , avec le SMIC on s’en sort hein, si si. On peut même s’acheter une maison. Faut juste de résigner à manger une petite coquillette à chaque repas. Hmmmm ma petite coquillette du midi, hmmmm ! Trop bon ! Et sans sauce tomate, hého, on a pas les moyens ici !
mardi 13 octobre 2009
Dimanche avec Mamounette !
Je vous l’ai dit je ne sais plus quand, Mamounette n’est temporairement plus à la maison et c’est super chiant parce que je dois faire la lessive, le ménage, la vaisselle, les courses, la bouffe et la PIRE activité du monde : LE REPASSAGE. Mamounette, comme je vous l’expliquais dans le précédent billet, n’en a pas eu marre de moi et mon père et nous ne l’avons pas foutu à la porte, non. On lui a charcuté la jambe avec des drôles d’instruments pour lui greffer un fulguro-genou. Elle a maintenant une articulation en plastique et le plastique c’est fantastique, donc maman tu es fantastique …du genou ! Bah ouais, c’est pas le moment, môman, que tes chevilles gonflent !
Et ce dimanche, donc, Mamounette a eu la permission de venir passer la journée à la maison. On en a profité , avec mon papa pour lui faire un bon repas. Ca tombait bien, Mamounette avait fêté son anniversaire deux jours plus tôt et elle avait besoin de changer d’air au sens propre du terme. Pauvre Mamounette, déjà à la clinique elle a partagé trois jours sa chambre avec une folle tarée qui s’est arrachée la perfusion en pleine nuit et se l’est replantée dans le bras quand l’infirmière est arrivée. Maintenant qu’elle est au centre de rééducation, en attendant d’avoir sa chambre particulière, elle est en compagnie de madame Lucky Pète : la femme qui flatule plus vite que son ombre. Des gros pets gras dégoutants toute la nuit… Pauv’ Mamounette !
Evidemment, elle a pas pu quitter le centre pour une nuit mais pour une journée. Mon papa avait commandé une côte à l’os avec laquelle on a décidé de faire des frites (et des légumes, parce qu’il faut toujours des légumes). J’ai improvisé une petite salade composée en entrée. Et en dessert, une tartelette aux pommes caramélisées au sirop d’érable (Merci à Niouk de m’avoir fait gouter la version avec du miel ! ).
Dimanche, j’ai tenté de me lever tôt. Enfin tôt, c’est vite dit ! Samedi soir, après un repas chez une collègue, je suis rentrée à 2h du matin. Alors me lever à 6h30 c’était un grand rêve ! J’avais donc mis mon réveil à 8h00 pour avoir un minimum de sommeil. J’ai eu un peu de mal à me lever, mais un petit déjeuner, une douche et ça repart ! Je me suis mise aux fourneaux vers 9h00. Je n’avais qu’une heure pour préparer mes tartelettes, mes légumes et faire un brin de ménage.
J’ai commencé par confectionner mes tartelettes. J’ai d’abord pris soin d’étaler une pâte brisée maison que ma maman avait congelée et que j’avais sorti du congélateur la veille. La pâte était un peu trop froide, alors je l’ai gardée un peu épaisse et étalée ainsi dans les moules à tartelettes.
J’ai ensuite épluché deux grosses pommes que mon papa avait achetées la veille. Elles étaient délicieuses ! Je les ai coupées en fines lamelles et je les ai fait caraméliser dans une poêle avec 60g de beurre et 5 cuillères à soupe de sirop d’érable.
Une fois caramélisées je les ai déposées délicatement dans les casser, du bout d’une fourchette et d’une cuillère, sur les fonds de pâte brisée.
Puis j’ai enfourné ça pendant 20 minutes à 200 degrés. J’ai ensuite entrepris de cuire mes petits légumes, recette habituelle ! Il me faut toujours des légumes maintenant.
Puis Mamounette a téléphoné pour dire qu’elle était prête. Mon papa est parti la chercher. Alors je me suis activée pour faire un petit peu de ménage (que je fais tous les jours, d’ailleurs.)
Quand Mamounette est arrivée, on a papoté , puis Papounet est allé s’occuper des frites. Puis vers 11h30, alors qu’il préparait le barbecue pour faire cuire la côte à l’os, je me suis affairée à préparer une petite salade composée en entrée.
J’ai d’abord lavée la salade, je l’ai déposée au fond de petites assiettes. Je l’ai couverte de tomates, garnie de lamelles de champignons, d’un rouleau d’une demi tranche de jambon cru et j’ai ajouté par-dessus quelques lardons (dégraissés !) poêlés.
La côte à l’os, sur le feu, prenait des allures bien appétissantes ! J’aurais bien croqué dedans avec véhémence gustative !
Après avoir englouti l’entrée, nous sommes passés au plat ! Et la côte à l’os ça déchire ! Bon ça c’est mon assiette, y’a pas beaucoup de frites, parce que les frites j’ai pas trop le droit (cf Pondéralement Vôtre) surtout qu’en plus je ne comptais pas me priver de dessert !
Et voilà le dessert… avec une boule de glace vanille. Je suis très fière de mon dessert, même si c’est un presque-plagiat !
MIAM !
Mais laissons la parole à Mamounette (qui a la chance d’avoir le net au centre de rééducation et qui lit ce blog régulièrement au point de m’engueuler quand j’ai rien écrit de nouveau ! ) : alors Mamounette, ça t’as plu ton petit repas ? Hein que ma tarte elle est trop bonne ? Qu’est ce que tu veux manger dimanche prochain ?























