Vendredi matin c’était prévu : faire la dalle de la salle de bain. Comme j’avais eu une bien belle journée de merde au boulot la veille et que j’étais ratatinée comme un lapin passé sous la route véhémente d’un tracteur, mon papa a eu pitié et ne m’a réveillée qu’à 7h30. Après mon petit déjeuner et avoir enfilé mes vieux habits, nous voici partis chez moi pour de nouvelles aventures en béton !


Nous avons commencé alentours de 8h30. C’était reparti pour balancer des pelles de sable dans la bétonnière et du ciment, remplir la brouette de béton, les seaux et les remonter. Mais cette fois-ci, parce qu’un jeu doit parfois changer ses règles pour nous amuser encore plus, nous avons opté pour une difficulté supplémentaire : rajouter un étage.

Il  y avait donc un premier escalier à gravir : celui qui mène de la cave au rez-de-chaussée. (oui mon superbe escalier est sale, mais il vaut mieux attendre la fin pour le nettoyer pour ne pas cumuler les griffures ! )

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Puis un second escalier : celui qui mène du rez-de-chaussée à l’étage.

 

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Autant vous dire qu’après ma journée de boulot de jeudi, je n’étais pas en super forme, mais j’ai pris sur moi et j’ai quand même réussi à remplir la bétonnière, monter quelques seaux et supporter la fameuse goutte de transpiration qui chatouille le bout du nez en plein effort. A 9h38, mon père a proposé une pause, nous avons pris un petit encas, nous nous sommes assis. La moitié de la salle de bain était bétonnée. Youpi ! Plus que la même chose ! On n’allait pas aussi vite que la dernière fois, mais c’est normal, avec un étage de plus à monter, on perd du temps sur les trajets.


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A partir de cette pause je me suis transformée en légume bouilli périmé depuis 12 jours. Comme si j’avais relâché le rythme que j’avais pris juste avant. Ca faisait que mon père me retrouvait souvent assise dans un coin, sur la réserve de sacs de ciment,  à essayer de reprendre mes esprits plutôt que de charger les seaux de béton. Finalement, j’ai réussi un peu à me réveiller et à 11h30 on avait tout fini !

 

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Elle m’avait vraiment beaucoup manqué cette bétonnière … OU PAS !