Un peu de tout et de rien !

Blog qui parle de la trépidante vie de wawaa, de mouches, de musique, de trucs drôles, du CRPE, de livres, de bêtises, de trucs sérieux, un blog bien quoi ! Non?

mardi 31 mars 2009

Dis Wawaa, pourquoi tu tousses ?

Quelle formidable nuit que celle que la dernière que j’ai passée dans mon lit. Formidable nuit à expectorer je ne sais quelle forme d’amas d’microbes. Quoi ? Vous ne vouliez pas savoir ? Fallait pas lire ! Le docteur a dit « C’est pas une petite chose ! C’est pas beau ce que vous avez là ! » , pourquoi d’habitude c’est beau mes autres tracas médicaux ? Et l’autre hé ! Genre ! Enfin bon, moi je vois bien que ça n’a rien à voir avec le petit rhume pourri que j’ai de temps en temps et qui me permet de faire peau nasale neuve. Non, là, j’ai l’impression que ce sont mes poumons qui font peau neuve. Du moins j’espère quand même qu’ils se régénèrent d’eux-mêmes à chaque fois que j’en crache un bon morceau, à peu près tous les quarts d’heure. Parce que l’état grippal, on n’en fait jamais assez tout un plat. L’état grippal, c’est dur, c’est douloureux, c’est rigoureux et c’est surtout très chiant. Allez, j’vais vous raconter, même si ça vous rend malades. Tout a commencé Samedi matin. Un petit mal de gorge bidon avait pris possession du fond de ma cavité buccale et m’embêtait car le soir je chantais à un repas organisé en compagnie de mes collègues. J’avais même dit à mon papa en rentrant du boulot à 14h30 : « Bordel de crotte de bic de poule dégénérée (ndlr : oui bon ok, j’ai pas exactement commencé comme ça, et alors ?), j’ai une angine je crois, et du coup ce soir ça va être rude de chanter. » Mon papa lui, il a dit « Mais ça va même pas s’entendre ! ». Pas du tout fan le Papounet, PAS DU TOUT. Je me rends sur les lieux de la salle où va se dérouler la soirée vers 17h45 avec toujours la gorge qui pique, qui gratouille, qui chauffe. On fera avec ! Et finalement, Papounet avait raison, j’étais tellement à l’aise que la supposée angine n’a en rien dégradé ma voix, bizarrement. Pourtant, à la maison quand j’ai mal à la gorge, ma voix, je trouve qu’elle craint grave du boudin aux pommes !  Bref ! Même si j’avais de plus en plus mal aux endroits où siégeaient avant les amygdales que je n’ai plus, tout s’est bien passé. Je commençais à tousser un peu, aussi. Parce qu’avoir mal à la gorge ne suffisait pas. Comme j’ai forcé sur ma voix, le lendemain, angine, toux et compagnie ont fait qu’en rentrant alentours de 3h du matin, je n’avais presque plus de voix. J’ai donc improvisé un thé aux fruits rouges avec du miel  avant d’aller dormir, pour adoucir le tout. Mais en vain. Dimanche à 11h en me levant, ma voix avait un peu disparu, je toussais un peu plus. Lundi matin, bonjour la voix de canard grasse et enrouée et le début du crachage de poumon. Tout le monde au boulot me disait « T'as trop chanté !! ». Mais noooon ! Ce n’est pas un dommage collatéral dû à un concert intense avec des demandes du genre « Dis dis dis dis dis Sylvie, tu veux bien chanter du Whitney Houston ? » (soyons fou !), c’est que j’ai chopé un truc merdique qui m’pourrit le coin ORL quoi et qui commence à exploser à l’intérieur de moi.

Mais revenons-en à cette formidable nuit passée entre hier et aujourd’hui, une nuit torride, pleine de soubresauts respiratoires, haletante. Une belle nuit MERDIQUE comme je ne les aime pas, donc. 30 minutes de sommeil. Crachage tussif de poumon. 30 minutes de sommeil. Crachage tussif de poumon. 30 minutes de sommeil. Crachage tussif de poumon. 30 minutes de sommeil. Crachage tussif de poumon. 30 minutes de sommeil. Crachage tussif de poumon. Et ainsi de suite. Jusqu’à ce que j’aille vidanger ma vessie vers 4h18 du matin. A croire que pisser calme la toux. Je me rendors et je rêve que je me lève et que j’appelle ma directrice pour lui dire que je suis trop malade pour venir travailler, que je suis désolée, que je tiens pas debout et qu’en plus j’ai les poumons en surchauffe. Puis mon réveil sonne. Je doute. Je suis claquée, je suis pâle comme le cœur d’un navet, j’ai des cernes monstrueuses, une énergie de lémurien croisé avec une limace. Et surtout, je tousse, retousse et tousse encore. J’expectore sans cesse le mal qui m’habite et j’en peux plus. Mais vaille que vaille, je me dis que c’est juste un petit mauvais moment à passer et qu’en travaillant, ça s’arrêterait un petit moment.

Et bah non. Aucune force pour soulever ces cartons et packs de bouteilles. Aucune force pour tirer les palettes et pas la moindre force pour réfléchir. Non vraiment, si j’avais su, j’aurais pas viendu ! De retour chez moi vers 10h30, je sais que je vais aller voir ma généraliste l’après-midi et que si elle me donne un arrêt maladie, je ne dirai pas non. Et voilà, j’ai un « Etat grippal », un truc pas beau qui pue,  qu’il faut soigner à la cortisone et aux antibiotiques. Diantre, de la cortisone ! Cette horrible substance a une fâcheuse tendance à avoir sur moi un effet vahiné, surtout au niveau du visage ! Ah non, je veux pas grossir, hey ! Ceci étant, vu que c’est que pour 5 jours, ça n’aura pas de conséquences monstrueuses sur mon actuel rééquilibrage pondéral !

Voilà, donc, j’ai un état grippal, je tenais à le dire, à m’en plaindre et m’en replaindre, parce que cracher mes poumons comme ça là, paf, en m’arrachant en même temps le fond de la gorge et en ayant une horrible voix de canard enroué, et bah c’est trop même pas drôle, d’abord !



Gersicotti Gersicotta vous présente l’église de Simorre !
Pondéralement Vôtre a peur du changement de corps !

Posté par wawaa à 22:06 - La trépidante vie de Wawaa - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 30 mars 2009

Sœur Anne, ne vois-tu point les parpaings venir ?

Pourquoi n'en faire que la moitié quand on peut le faire en entier ? Nous avions décidé de refaire le sol des salon, couloir et cellier, piètre plancher peu épais qui laissait passer l'air froid remontant de la cave. En voyant comment il était conçu, nous avons , mon papa et moi, décidé d'un commun accord réfléchi, de refaire dans la foulée le sol de la cuisine. Ca rallonge encore mon délai d'emménagement que j'ai définitivement reculé à début 2010, pour mes 27 ans. J'espère au moins partir du nid parental avant mes 30 ans.

Et le sol de la cuisine, nous ne l'avons point encore cassé. Mais, comme pour le sol du salon, nous allons devoir monter des murs de refend pour soutenir tout ça. Du coup, l'aventure trépidante des parpaings a repris. 280 parpaings, 2 mètres cube de sable, 6 sacs de ciment, nous devions recevoir tout cela le vendredi 20 Mars à 14h. A 14h déjà, ça me paraissait raide comme le poil de barbiche qui me pousse sous le menton mensuellement -quelle saloperie d'ailleurs, même si je prends un malin plaisir à me l'arracher violemment tous les 18 du mois-. A quelle heure allions nous finir ? Le lendemain je commençais à 6h ! Faut pas déconner Fernand, 14h sinon rien.

Nous arrivons donc chez moi à 13h45. Histoire de pas être en retard à ce formidable rendez-vous de folie ! 14h, je regarde par les fenêtre. Je guette telle une marmotte surveillant l'ennemi, sauf que moi, j'ai pas de sifflet. Je guette. 14h15, je guette toujours. 14h45, j'en ai marre de guetter. Je me dit que ça commence à faire long, et surtout je pense à l'heure où on va finir de tout rentrer dans la maison, puisque c'est parpaing par parpaing et pelletée de sable par pelletée de sable que nous le faisons. A 15h05, Papounet, inquiet aussi de l'heure où nous allons finir, décide de se rendre chez Gédimat  pour que, s'ils ont un empêchement quelconque, qu'ils ne nous livrent à la limite que le sable à ce moment et les parpaings le mardi qui suit. Il revient à 15h20 en me disant que c'est bon, le sable arrive.  16h, sont-ils partis le chercher sur la côte atlantique ? Où sur les rives de la mer Baltique ? 16H30. Après cette monstrueuse perte de temps, désespérés, fatigués, nous décidons de nous en aller en passant par Gédimat.

Je reste dans la voiture. Attendre ça fatigue plus que décharger des palettes de parpaings. Mon papa revient du guichet en rigolant. J'apprends que le livreur a été licencié et que c'était sa dernière journée de travail. Sans commentaire, nous aurions eu le temps d'attendre après notre fameuse livraison !

Elle est donc reportée au mardi 24 Mars, 9h pétante. Je ne finissais qu'à 11h ce jour là, mais par chance, ayant fini tout le travail que j'avais à faire à 10h30, j'ai réussi à partir à cette heure là avec autorisation de mes supérieurs, à condition que je fasse 30 minutes de plus le lendemain. J'arrive donc chez moi à 10h45. Mon père a déjà rentré un mètre cube de sable, et l'a déjà déplacé du soupirail où il lance les pelletées, à un autre point. Nous attaquons la première palettes de parpaings à 11h. En 15 minutes, les 70 parpaings sont rentrés. La faim gagnant nos estomac, nous rentrons manger puis nous revenons à 14h. Mais pourquoi est-ce que je suis toujours plus molle l'après-midi ? Hein ? Parce que c'est l'heure de la sieste ? Peut-être parce que le matin je m'étais levée à 4h45 et que j'avais déjà déchargé deux palettes de boissons au boulot. Je passe donc les parpaings, tous les parpaings, un par un, patiemment, par le soupirail, mon papa les attrape et les range dans la cave. Les voitures qui passent m'énervent. Déjà, c'est une ruelle, et j'ai toujours l'impression d'encombrer la moitié de la chaussée rien qu'avec mes fesses. Et puis les gens c'est curieux. Ils regardent avec curiosité et peut être moquerie ce que je suis en train de faire. Et quoi, toi là ? Oui toi là, l'abruti au volant de ta voiture ? Ca te fait rire une obèse qui transporte des parpaings c'est ça ? Hey, viens un peu montrer à tata wawaa si t'es aussi fort qu'elle, viens mon petit, après on pourra rigoler si tu veux. Non mais ho. Et puis y'a aussi les petites vieilles qui passent, qui me demandent "Vous faites des travaux ?", non non madame, je fais de la soupe pour anéantir ton dentier. "Vous êtes maçon, vous travaillez ici ?" "Non je suis la propriétaire de la maison madame". Ca j'aime bien le dire. JE SUIS LA PROPRIETAIRE DE LA MAISON ET JE FAIS CE QUI ME PLAIT AVEC DES PARPAINGS C'EST COMPRIS ? Vers 16h nous avons fini de décharger les deux palettes de parpaings qui restaient et de rentrer le sable. Je balaie un peu la route avec mon super gros balai hérisson que j'ai payé la peau de mes douces fesses pour ne plus casser de balais. Oui, j'ai un problème avec les balais, dès que je veux balayer avec je casse le manche. Ce qui les rend peu pratique. Alors, un jour, où j'en avais marre d'assassiner sans cesse - oh la belle allitération en sifflante !- ces pauvres balais, j'ai décidé d'investir dans un balai de compèt' avec un gros manche en bois solide et des pics de fers à en faire pâlir l'ancienne coiffure de Désirless. Et en balayant le trottoir, c'est l'accident. Le terrible accident. L'incroyable accident. Le dessus de mon poing gauche s'écorche sur le mur. AIE ! Et fines herbes. Me voilà donc blessée, perdant mon sang, mais vaille que vaille, je continue à balayer, parce que moi, je suis crevée, j'ai envie de rentrer ! Mais je vous rassure, cessez donc de pâlir, tout va bien, j'ai survécu, je n'ai juste que de jolies croûtes sur le dessus de la main. On dirait un champignon, ou de l'eczéma, mais ça n'en est pas ! Même pour des maladies de peau, je simule bien moi !

Ah oui, et puis, je voulais vous montrer le merveilleux endroit où je vais laver mon linge sale. Ce sera dans ma cave. Oui dans ma cave ! Il se trouve qu'il y a là un certain espace à exploiter et que comme nous y avons monter de très jolis murs de parpaings, l'endroit est propre et apte à être aménagé : un second WC au cas où  la salle de bain serait occupée en cas de réunion de gens chez moi et qu'un de mes convives ait une folle envie de faire caca, un évier pour les lavages à la main, un lave-linge parce que laver à la main ça use les doigts et que j'en ai besoin pour autre chose et un sèche-linge parce que j'ai pas de jardin. Manque plus qu'un joli mur sur le fond et probablement un carrelage tout simple au sol, et ce sera parfait.

IMG_0049


Gersicotti Gersicotta zoome sur le Pic du midi !
Pondéralement vôtre aime le lait de chèvre !
Un mot un jour, aime aussi les petites fleurs !

Posté par wawaa à 14:24 - En route vers ma maison ! - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 27 mars 2009

J’adore les inventaires !

Après deux longs mois à se poser des questions sur l’état administratifs du supermarché où je travaille, le verdict est tombé le Mardi 3 Mars à 8h45. Fichtre ! J’étais en congés moi ! Et on m’a fait venir au boulot pour un tout petit quart d’heure de réunion. Le verdict est donc tombé. Notre patron nous a annoncé pour des raisons particulières qu’il était obligé de quitter son poste et revendre la boutique au groupement mousquetaire qui nous adjoindra dès que possible un ou des nouveaux patrons. Oui, parce que parfois, les patrons de supermarché ça marche par paire, le plus souvent par paire mixte. Un homme, une femme, en général mariés et avec des enfants. Bon, je suis quand même un peu triste moi ! Parce que je l’aime bien mon ex-patron ! Malgré certaines choses, son côté un peu bougon, il est d’une rare humanité. Jamais aucun des patrons que j’ai connu n’avait autant pris de mes nouvelles pendant mes arrêts maladie. Et puis si lui ne m’avait pas proposé un CDI, je n’en aurais peut-être pas signé ailleurs …et je n’aurais pas pu acheter ma maison ! Enfin bref, on sait ce qu’on avait, on ne sait pas ce qu’on aura !

Et puis lundi dernier, nous sommes passés à la moulinette de l’inventaire de cession. Une journée formidable et passionnant où l’on inspecte tout de fond en comble !

Je compte , tu comptes, il compte, nous comptons, vous comptez, ils comptent.

Et comme c’est un inventaire très particulier, le magasin était fermé toute la journée. Evidemment, le départ des festivités était à 6h00 pétante du matin. Un réveil plutôt difficile pour ma part puisque la veille j’avais joué toute la journée les chanteuses animatrices de campagne. Vaille que vaille, il fallait me motiver !

J’arrive donc à 5h59 devant les portes vitrées automatiques de l’entrée. Un petit groupe de collègues est déjà là. Lorsque les portes s’ouvrent, je ne sais pas pourquoi, mais je lance un joyeux « Bonjouuuur » à tout le monde. Il fallait bien les faire sourire un peu ! Nous avons plusieurs directives. D’abord, tout est à faire dans les règles de l’art. De manière très officielle et très organisée. Chaque demi-rayon, donc chaque rangée d’étagère, est compté par deux personnes qui doivent signer et noter leur nom sur les feuilles délimitant la zone de comptage. Nous avons également ordre de ne pas comptabiliser les éléments ayant une date de péremption inférieure au 24 Avril 2009. Il faut donc absolument tout vérifier, article par article. Soit comptons !

Je me retrouve au hasard avec ma collègue N. au rayon des bonbons et chocolats. Quelle veinarde suis-je ! Moi qui avec mon rééquilibrage alimentaire n’ai plus le droit de m’empiffrer de ces vilaines choses grasses ou sucrées ou les deux ! Je suis tout particulièrement gâtée ! Et finalement, ce n’était pas une si mauvaise idée que ça que d’être casée là dedans ! Depuis j’exècre infiniment ces saletés de paquets de bonbons et autres confiseries dont les emballages ont été spécialement inventés pour glisser des mains , tomber par terre et m’énerver considérablement. POF les fraises tagada. PAF les petits pimousses aux fruits. Oh, un paquet de michokos volant ! Le problème n’est pas tant qu’ils tombent par terre et qu’il faille les ramasser, le problème est que, quand ces abrutis de sachets de bonbons se cassent la margoulette par terre, ils nous font oublier le nombre que l’on venait d’en compter. « 1,4,7,12,22,26. Ah oui 26, ça y’est je m’en souviens, j’en étais à 26 paquets. ». Et puis il y a certains paquets qui se croient super drôles : t’as beau le retourner dans tout les sens, inspecter centimètre carré par centimètre carré du plastique bruyant, jamais tu trouves cette connasse de date de péremption. « 22122032 ! Ca doit être un numéro de série parce que si c’est bon jusqu’en 2032 c’est quand même inquiétant ! ». Et puis finalement, on finit par la trouver, après avoir perdu son temps à chercher, écrite en blanc alors que le paquet de bonbons en question contient des bonbons…blancs. Parfois, certains concepteurs marketing devraient remettre en question leur ingéniosité commerciale.

Après cette aventure sucrée, j’ai été amenée dans un superbe rayon : celui des sodas, jus de fruits et bières. D’abord, c’est le plus beaux des rayons de l’univers de la grande distribution ! Et je ne dis pas ça parce que c’est moi qui m’en occupe ! 1,2,3,4,5,6 bouteilles de jus d’orange. 18,20 bouteilles de soda au citron…et cetera. Nous passons du côté de la bière, cette fameuse bière qu’en général je n’aime pas trop parce que quand elle s’écrabouille sur le sol et qu’elle m’asperge, je traine une drôle d’odeur sur moi. 1 packs, 2 packs, 3 packs de bière. Et là ô drame, ô tragédie, ô ignominie, ô horreur, ô malheur ! 3 packs de 6 bières périmés. Je fais vachement moins la maligne tout à coup. En même temps, on peut pas toujours tout voir non plus.

Ensuite, nous avons eu l’incommensurable chance de compter les articles de la parfumerie. Je suis toujours épatée de constater tout ce qui peut exister comme soin de visage et dans 36 000 marques différentes : des anticernes, parce que les poches foncées sous les yeux il parait que c’est moche, des repulpeurs révolutionnaires de peau, sinon la pulpe elle reste en bas, des antirides pour les vieilles peaux, des antiridules pour les peaux moyennement vieilles, des déboucheurs de pores pour les boutonneux chroniques…

Et depuis que j’ai eu cette chance inouïe de les compter, je déteste profondément Barbara Gould qui ne tient pas debout. Une minuscule pichenette et PAF le flacon. Et je ne parle pas des gammes Diadermines et autres atroces tubes de crèmes qui me faisaient croire que j’avais des saucisses de Toulouse à la place des doigts !

Il a fallu ensuite aller se geler les mains dans les rayons de yaourts. Mais midi approcha. On nous convia euh non on ne nous convia nulle part. On nous conseilla d’aller manger et de revenir à 14h. Je pensais qu’on allait manger sur place, moi, c’est pourquoi j’avais mené avec moi mon repas équilibré. Je prends la voiture, et après avoir fait même pas deux kilomètres, mon téléphone sonne. Je m’arrête et j’écoute le message : mes collègues me proposent de revenir pour aller manger au restau. Moi je m’en fous, j’ai ma bouffe, donc je les suis, et le restaurateur comprendra bien que je ne puis pas manger ce qu’il cuisine. Je les rejoins donc au village, mais une fois garée mon téléphone ressonne. « Bon c’est fermé, tu sais où c’est ****** », « Euh, non », « tu prends à droite, puis à droite, direction Tarbes ». Ouais sauf qu’en fait j’ai pris direction Tarbes mais sur une route parallèle. Et ensuite j’ai tourné à droite donc je me suis retrouvée complètement à l’opposé du second point de rendez-vous. Je m’apprête à faire demi-tour quand mon téléphone sonne à nouveau. J’ai horreur qu’il sonne quand je conduis ! Je m’arrête, je réponds. « T’es où ? » « Bah vers ****** , je fais demi-tour là » « Va jusqu’à ***** et prends à gauche dans le village ». Je vais je vais, je prends à gauche, et je trouve la bonne route. Mon téléphone sonne encore, je m’arrête à nouveau, hors de question de conduire avec un téléphone collé à l’oreille alors qu’il y a un fossé des deux côtés de la route. « T’es où ? ». SUR LA ROUTE ! ET JE ROULE PAS COMME UNE TIMBREE POUR VOUS REJOINDRE ! « Sur la bonne route ! » « Bon on repart à ******* c’est fermé ici ! ». Entre temps je croise une collègue qui m’attend sur la route. Je lui dis qu’on repart au point de départ. Sur place on trouve une terrasse et des sandwichs , enfin moi, j’étais bien contente d’avoir ma grosse salade !

A 14h, retour au comptage. Crèmerie, volaille pour ma part. Vers 15h, on m’a proposé d’aller faire les relevés de comptages avec les MSI ou telxon. Il s’agit d’un petit appareil portatif qui, quand on le serre dans la main, scanne les codes barres.

Telxon_PTC_910L


A moi les piles, les bougies, une partie des pâtes et des biscuits ! Mais ma main se crampe régulièrement. Il faut attraper les feuilles déterminant une zone de comptage, les signer, et attendre le déchargement de chaque zone relevé. C’est long et fastidieux, mais c’est le seul moyen de vérifier les anomalies et de les retrouver facilement. Nous avons terminé par la réserve, un monde assez catastrophique, avec des cartons partout. Mais nous en sommes venus à bout, et à 18h30, j’ai pu rentrer chez moi !

Mais les inventaires de ce genre, c’est encore plus fatigant que de passer une journée en caisse ou décharger 10 palettes de liquides ! Non seulement de repartir avec l’impression d’avoir une myxomatose aigue d’avoir gardé les yeux fixés et grands ouverts sur les codes barres et les produits,  l’épuisement est à son comble.

J’avoue quand même avoir bien rigolé quand, durant la journée et malgré la dizaine d’affiche disséminées sur les portes et le rideau des portes de sorties fermé et le panneau publicitaire en plein milieu de l’allée extérieur, des clients ont tenté d’entrer en cognant le caddie contre les portes vitrées, ou ceux qui ne voyaient pas les affiches, et la mamie qui quand on lui a expliqué a dit « Mais je peux pas entrer faire mes courses quand même ? » …bah non madame…


Gersicotti Gersicotta et le lac de la Gimone
Pondéralement vôtre a craqué ?
Un jour, un mot, aime les pâquerettes !

Posté par wawaa à 16:45 - Bip bip Glou glou SPA - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 26 mars 2009

Un dimanche en musique !

Depuis trois bons mois, j’avais accepté d’animer de chansons et de musiques la fête de famille organisée par une de mes collègues à l’occasion des trois ans de son fils. Après avoir préparé quelques petits trucs supplémentaires la dernière semaine avant ladite fête, j’ai rédigé plus ou moins mon programme, car toute seule, ce n’est jamais évident de s’organiser de manière à éviter les gros blancs où tout le monde se demande ce qu’il se passe, si les baffles sont morts et si la chanteuse est encore là ! Nous voilà donc le dimanche 22 Mars à 6h40 du matin. Comme chaque dimanche, heure biologique oblige, je ne parviens pas à dormir plus tard que 7h00 du matin ! Moi qui voulais faire la grasse mat’ jusqu’à 7h40 , c’est raté ! Oui, vous avez bien lu grasse mat’ ! Pour moi c’en est une puisque je me lève la semaine entre 4h45 et 5h45 du matin. Je me lève donc, je ne bouscule personne dans mon petit lit, je prends mon petit déjeuner et je fais un câlin à mon chat réticent et plutôt pressé d’aller s’empiffrer goulument de croquettes. Vilain félin qui ne pense qu’à la bouffe, va !

J’entame vers 7h45 le trépidant démontage du matériel. Parce que dans ma chambre je dispose en permanence de mon ordinateur donc, de mon ampli, de ma table de mixage et de mon micro. Je prends donc mes caisses et je débranche câble par câble en essayant de ne pas trop tout mélanger histoire de ne pas avoir à chercher au moment de la réinstallation. De son côté, mon papa démonte son ordinateur et charge mes gros baffles dans la voiture. Et oui je travaille avec deux gros baffles de 500 W chacun ! Rassurez-vous, il m’est impossible d’utiliser les 500 W puisque mon ampli ne va pas au-delà de 120 W. L’avantage c’est que même en mettant le son à fond, les baffles ne saturent jamais ! Une fois le tout rangé en carton et en caisse, on charge tout dans la voiture. Après ça je me lance sous la douche et j’utilise pour l’occasion une toute nouvelle gamme de produits pour les cheveux que Mlle Gima m’a faits parvenir parce qu’elle sait que j’adore mes cheveux : les Dove Therapy Thermo-Défense conçus spécialement pour les chevelures qui subissent souvent la chaleur des sèche-cheveux et qui les fortifient.

IMG_0424

Oui, j’ai pris en photo mes shampoings au milieu des petites fleurs et alors ? D’ailleurs vous les préférez comment, dans les pâquerettes, dans les pissenlits ou au milieu des deux ?

IMG_0425

IMG_0428


Un petit coup de shampoing. Un petit coup d’après shampoing. Et hop j’enclenche après la douche de BMH : Brushing Maquillage Habillage. Avant de commencer à les  sécher j’asperge mes cheveux du micro voile protecteur Dove thermo-défense en spray. Et là je suis absolument épatée du résultat ! Non seulement mes cheveux sont super beaux et super doux au toucher, mais en plus ils ont une tenue exceptionnelle ! Ils ont pris exactement la forme que je voulais ! Un petit pshiiiiiiiit de laque et voilà ma coiffure prête. On passe au maquillage, puis à l’habillage, puis à l’accessoirisation de la tenue par un collier rouge. Une fois prête, vers 9h40, direction vers la salle des fêtes en question. Ça prend quand même son temps de tout réinstaller. Déjà il faut tout sortir de la voiture, organiser l’installation pour ne pas trop manger l’espace scénique avec la table où sont disposés mes appareils, il ne faut pas laisser dépasser trop de fil et il faut surtout que du milieu de la scène je puisse avoir facilement un œil sur les paroles à l’écran en cas de trou de mémoire ! Et puis il faut aussi tester l’installation, le son, les branchements ! Quel travail !

IMG_0332

IMG_0348

Je ris un peu avec mon père de la disposition des tables. En général elles sont en U ou en plusieurs lignes, ou en plusieurs rectangles de-ci de-là, mais là, cette diagonale était très originale, bizarre et surprenante !

IMG_0351

 

Mon père s’en va vers 10h30 et me voilà toute seule comme une grande derrière mes ordinateurs ! Ma collègue me demande tout à coup comment on peut faire pour accueillir les gens en musique. Je lui propose de me faire une liste des prénoms de l’assemblée et d’adapter les paroles de la chanson « Tout le monde » de Zazie. A 12h les gens commencent à arriver. A 13h, tout le monde est là, on peut lancer la musique. Je continue ensuite par quelques chansons, puis je mets un peu de musette. Les gens vont bientôt manger. Je trouve l’atmosphère tendue, les gens ont l’air mécontents, absents, ils m’écoutent, m’applaudissent, mais ce n’est pas comme d’habitude. Je me demande si ça vient de moi ! Pourtant, je me trouve plus à l’aise et mieux organisée que d’habitude ! Je m’inquiétais un peu, en même temps on ne peut pas toujours plaire à tout le monde. Lorsque j’ai vu un couple danser le rock alors que je chantais Proud Mary de Ike et Tina Turner j’ai été rassurée. J’ai mieux compris l’ambiance lorsque j’ai vu certaines personnes se disputer.

J’ai quand même réussi à leur faire danser une Queue Leu leu endiablée. Aux grands maux, les grands remèdes ! Et ça a marché !

IMG_03792

L’ambiance s’est un peu levée à ce moment là ! Un blaireau est venu me draguer sur la scène. Bourré, puant, débile comme ses pieds ! « Hey, je peux t’embrasser ? » « Euh sur la joue alors ! » « Ah non sur la bouche ! » « Ah non ! Pas question » « Dis, toi et moi c’est quand qu’on est ensemble ? » « JAMAIS ! » « Comment t’es une méchante ! ».

Vers 17h une bonne partie de la salle s’en est allée ! Mais il fallait encore que j’anime un peu jusqu’au souper. C’était l’heure de la pétanque ! J’ai donc joué à la pétanque. Et je ne suis pas très douée pour manier les boules ! Alors par moment je me suis un peu égarée pour prendre quelques photos des Pyrénées qu’on voyait si bien de là !

IMG_0387

 

Puis vers 19h, alors qu’il restait une dizaine de personnes, on m’a redemandé de chanter ! J’ai ensuite passé des CD puis j’ai appelé mon papa vers 21h30 pour qu’il vienne me chercher ! Le temps qu’il arrive, l’autre blaireau a remis le couvert ! « Hey, c’est quand tu viens chez moi chanter ! Tu peux dormir avec moi si tu veux ! » « Euh, jamais ! ». Mon père arrivait à ce moment là, je lui ai dit « A l’aide Papounet ». Super Papounet a répondu « Ah il veut que je vienne dormir avec lui ce »soir ? . Sauvée !

Me voilà donc partie ensuite, après une journée un peu étrange, une fête sans joie, avec des disputes et malgré tout un peu d’ambiance ! Mais pas si improductive que ça puisque quatre personnes sont venues me demander ma carte pour me contacter en vue d’organiser des soirées ! Du coup, c’est que j’ai dû plaire, au moins un peu ! OUF !


Gersicotti Gersicotta admire Lalanne-Arqué !
Pondéralement vôtre fait un écart fatal ?
Un jour, un mot retombe en enfance !

Posté par wawaa à 18:26 - La trépidante vie de Wawaa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 25 mars 2009

Canon, quand tu veux, t'es quand même canon !

J'étais à un point d'anxiété innommable. Je tournais en rond, désespérée, nerveuse, me rongeant les ongles jusqu'aux phalanges. J'en perdais le sommeil. Je ne pouvais plus prendre de photos de tout ce qui me passait sous le regard, dans l'estomac ou entre les mains. Mon Canon Powershot A540 que j'aimais tant, boudait et croyait (et croit encore !) dur comme fer que mes cartes étaient protégées, alors que ce n'était pas le cas. N'ayant pas retrouvé l'extension de garantie encore valable 2 ans, et ne pouvant pas vivre sans appareil photo au point d'en pleurer toutes les larmes de mon corps tous les soirs, j'ai décidé d'en acheter un autre. J'ai donc laissé l'ancien au fond d'un placard, en lui expliquant que je l'aimais beaucoup, mais que depuis qu'il boude, ce n'est vraiment plus pareil entre lui et moi, qu'il nous fallait une pause, et surtout qu'il se repose.

IMG_0401


Merci petit appareil, les 30 000 photos qu'on a fait ensemble font partie des mes plus beaux souvenirs.


Après quelques recherches, j'ai choisi de passer ma commande sur Amazon. Pourquoi Amazon ? Parce que ça fait très longtemps que je suis cliente chez eux et que je n'ai jamais eu un seul problème au niveau des livraisons ! Et il y avait le Canon Powershot SX100 IS Zoom optique X10 et 8.0 Mega Pixel et de couleur noir. Connaissant déjà Canon avec l'ancien, je savais que je ne serais pas déçue (dans la mesure où il ne faut pas qu'il me fasse le même coup que l'ancien ! ) mais j'ai été particulièrement attirée par le zoom optique X10 et aussi le prix : 138 euros et des poussières.


41d6eBTDZJL


Clic clic clic. Tap tap tap. Paf ! Commande passée le Dimanche 15 Mars 2009. Article envoyé le Lundi 16 Mars. Réception prévue : le Jeudi 19 Mars 2009. Il va de soit que j'étais fort impatiente de le recevoir et qu'aller voir dans la boîte aux lettres fût mon activité favorite. Sauf que le jeudi 19 c'était grève nationale. Donc pas d'appareil photo.


Je l'ai donc reçu le lendemain, mais dans des conditions assez particulières. Alors que j'attendais une livraison de parpaings qui n'est jamais arrivée, le vendredi 20 Mars 2009, ma maman était à la maison et allait de temps en temps surveiller le courrier. Sauf, que ce n'est pas notre facteur habituel. En ce moment, c'est une factrice un peu timide qui délivre le courrier. Au lieu d'entrer dans la cour et frapper à la porte pour délivrer le colis, elle a préféré laisser le bon de passage dans la boîte aux lettres. Ma mère me téléphone donc alors que mon père était parti au magazin de matériau expliquer qu'on en avait marre de les attendre et qu'ils avaient 2h de retard. Elle m'explique qu'elle arrive, qu'il faut qu'on aille à la poste avec ma carte d'identité. Je fulmine profondément. Mamounette arrive, et nous partons vers la poste. Bahhh mais c'est plein de gens là-dedans ! On passe quand même assez vite. Ils ont mangé du lion aujourd'hui ? Ah mais c'est vrai qu'il est 15h35 et qu'ils ferment à 16h00 ! Ils trainent pas ! Nous faisons part de notre mécontentement à la madame qui dit "blablabla z'ont pas le droit d'entrer". On a dit de venir jusqu'à la porte d'entrée et de taper, pas d'entrer sauvagement dans la maison. Bordel de merde. Bref, je récupère mon joujou enfin arrivée, je sens une grande joie m'envahir alors que j'étais plutôt de mauvaise humeur suite à cette interminable attente de parpaings (dont nous avons annulé la livraison, vu l'heure).


Me voilà donc à frénétiquement ouvrir le colis puis la belle boîte bleue dans laquelle est disposé confortablement mon nouvel appareil photo. Et maintenant, il faut le tester ! J'ai commencé par quelque prise de vue du pas de ma porte. La rue, les avions dans le ciel, la rambarde du trottoir.


IMG_0003

IMG_0007

IMG_0012

Puis le mimosa dans le jardin d'une propriété pas très loin de ma maison suivi d'un test du zoom optique X10 sur les graviers de la route.

IMG_0025

IMG_0027


De retour dans ma rue je me suis attardée sur les façades fleuries d'en face.


IMG_0031


Et puis ensuite j'ai testé sur moi pour voir s'il restituait aussi bien que l'autre toute ma beauté naturelle ! Et bien ça marche !


IMG_0059



Je suis, vous l'avez compris, extrêmement satisfaite de mon achat ! Je ne le lâche plus, je songe même à me le greffer ! Et le zoom optique X10, c'est QUE DU BONHEUR ! J'ose même pas imagine avec un X20. Le rapport qualité prix est excellent ! L'écran envoie une image magnifique. Mon seul regret c'est qu'il n'y ait pas de viseur, c'est moins pratique quand le soleil tape en plein dans l'écran !


Pour encore en voir, vous pouvez admirer la beauté du printemps gersois retransmise par monsieur l'appareil photo chez Gersicotti Gersicotta !

Posté par wawaa à 19:43 - Mes achats - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 24 mars 2009

Wawaa et les blaireaux ...

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Quel poète, quel romantique ce Lamartine ! Il a sûrement écrit ce bout de poème célèbre après une rupture, ou un râteau ou après avoir naufragé dans la triste mer du célibat. Foutaise, je dis "FOUTAISE" !

Moi, ma phrase fétiche et de plus en plus vraie n'est autre que "Il vaut mieux être seule que mal accompagnée". Voilà le topo, en bref : j'ai 26 ans, je suis de l'espèce très connue des celibatarius endurcius a embonpointus importantus, et je pourrais commencer à me poser des questions quant au lamentable état de ma vie sentimentale. Quoique, n'ayant point de vie sentimentale, je ne suis pas si sûre d'en avoir tant que ça à me poser. Hey, quoi ? Une pointe humoristique de cynisme c'est comme le ridicule, ça n'a jamais tué personne !

Mais il y a quand même une question qui me turlupine, qui me tarabusque, qui me tarraude concernant ma grande capacité à demeurer un formidable aimant à blaireaux. Pas les animaux poilus qu'on aperçoit dans les champs ou dans les fossés campagnards, dans le noir obscur de la nuit, traversant les routes en trainant leur gros cul et leur museau. Ceux-là ne me dérangent point dès lors qu'ils ne se suicident pas sous les roues de ma voiture ... Non, moi ce que je veux savoir, c'est à propos des blaireaux humains. Pourquoi me fais-je toujours draguer, brancher uniquement par des blaireaux tocards cinglés bizarres en manque ? Est-ce que c'est parce que , moi aussi, j'ai un potentiel de blairelle ?

L'embonpoint, peut-être. J'en viens souvent à penser que les plus désespérés sont près à se jeter sur la première qui passe, même si elle ne correspond pas à leurs goûts physiques. Moi le physique , je m'en fous, mais les autres ? Est-ce que c'est parce que je sécrète des hormones particulièrement destinées aux nasaux des blaireaux ?

Ah oui, ce que j'appelle un blaireau, ce n'est pas "un moche". Non un blaireau c'est un gros lourd, qui pue le gros qui tâche dont il a descendu 3 bouteilles en moins d'une heure, 2,7 de QI, dont l'intelligence ne vole pas du tout puisqu'elle est enterrée 123 mètres sous terre et qui propose directement une pelle ou une nuit d'amour torride. Et vu leur masse cérébrale extrêmement réduite, on se dit que la nuit d'amour torride pourrait ressembler à "Je sais pas comment trouver le trou".

Je cherche donc un déodorant anti-blaireaux. Un patch anti-blaireaux. Un truc rapide, efficace pour les empêcher de venir me parler, ou tenter de jouer du charme qu'ils n'ont pas. Et puis ça m'éviterait le désagrément d'avoir à refouler ces nigauds en grande carence de cervelle.

Lui : "Dis je peux te faire des bisous ?"
Moi: "NON !"
Lui : "Quand c'est qu'on est ensemble toi et moi ?"
Moi : "JAMAIS"
Lui : "Comment t'es une méchante !"



Non non, je suis pas méchante, je sais juste ce que je veux et ce que je ne veux pas  et je ne voudrais pas avoir à procéder à un abandon de blaireau sur une aire d'autoroute déserte ! Y'aurait-il quand même quelque part dans cet univers infini un mâle du genre gentil, intelligent et plein d'humour qui aurait un penchant pour une Wawaa, BORDEL DE MERDE ?



Posté par wawaa à 13:39 - Les Wawaamours - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 23 mars 2009

Les végétaliseurs : l'écologie dans la bonne humeur !

Qui a dit que l'écologie devait être une contrainte ?Et si l'écologie rimait avec "liberté" ? J'entends pas là que vous ou moi pourrions faire ce que nous pouvons, comme nous le pouvons, ou nous le pouvons et quand nous le pouvons. C'est un peu l'une des directives de la communauté des végétaliseurs qui considèrent que chaque action envers la protection de la nature, aussi infime soit-elle, compte, tout simplement parce que si chacun fait sa petite action, le monde pourrait changer.

 

A la base de la communauté, un groupe de véritables passionnés de la nature, amoureux transis de l'environnement, qui grâce au soutien d'Yves Rocher, ont pu créer cette communauté sur internet. Et c'est avec grand optimisme que les végétaliseurs, qui ont bien agrandi leur nombre , partagent aujourd'hui cette passion et proposent des solutions simples et réalisables par tous pour préserver cette nature qu'ils aiment tant.

J'aime particulièrement leur charte qui respire la jovialité et l'évidence et je ne peux m'empêcher d'en lire et d'en relire cet extrait qui donne tout son sens au comportement écologique :

"Ce que nous voulons …Avec entrain et passion, avec bonne humeur et enthousiasme […], encourager tout un chacun à entreprendre, à son échelle […], des actions simples et concrètes qui, mises bout à bout, peuvent contribuer à changer le monde".

 

 

La communauté proposait jusque là des sortes de débats appelés des "fights" qui permettent de confronter les points de vue individuelles concernant des sujets écologiques. En ce moment, les passions se déchainent autour de la reforestation et c'est enrichissant de pouvoir lire les avis des uns et des autres et de se rendre compte qu'on est souvent pris par les clichés, mal informés.

 

 

Le site des végétaliseurs proposent également régulièrement des concours mêlant écologie et créativité ainsi que des tas de vidéos informatives et remplies de verdures ! Et ce mois ci c'est un concours bien-être qui vous est proposé !

 

Et la communauté a beaucoup évoluée dernièrement, non seulement parce qu'elle compte presque 40 000 écocitoyens, mais aussi parce qu'elle propose de nouvelles fonctionnalités comme l'absolument fabuleux annuaire "végéterre" grâce auquel il est possible participer, découvrir, ou faire découvrir les actions écologiques menées à travers le territoire français.

 

Et moi qui ai voulu, il fut un temps, devenir institutrice, j'ai été particulièrement intéressée par l'action menée dans le sud ouest par une enseignante dans sa classe de CP : outrée de les voir ne pas respecter les insectes, elle les a sensibilisé à leur préservation en les observant ! Si je faisais pareil avec ceux qui butinent mes fleurs, au lieu de crier de peur, ce serait peut être bien mieux !

 

 

La communauté titille, éveille, réveille, secoue la conscience écologique de chacun et pour ce faire elle met en place des concours intitulés "Challenge Végétaux" : ils consistent à mettre en valeur des actions telles que le recyclages ou le monde végétal dans toute sa splendeur et sa diversité. Le challenge végétal du moment ne semble pas vraiment coller au monde végétal … il s'agit de proposer une vidéo animalière insolite et attendrissante. Certains pourront hurler que ça n'a rien à voir avec l'écologie ou le développement durable, mais ne sont-ce pas les animaux qui subissent en premier les frasques du manque de civisme dont nous faisons preuve envers la nature ? On peut bien de temps en temps les mettre à l'honneur !

 

 

Article sponsorisé

Posté par wawaa à 19:23 - Actu' - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 19 mars 2009

L'exotisme aveyronnais ...version COMPLETE !


Jusqu'à Lundi, je n'aurai pas trop le temps d'entretenir mon blog adoré, en raison d'une multitude d'activités épuisantes ! J'ai donc décidé de publier un très très très très très très très très très très ...très très long article qui regroupe les 5 épisodes de mon séjour aveyronnais de Mars 2008. A lundi !



[Episode 1] La veille du départ ....

Ce week-end va durer 2 jours et demi. Presque 3. Demain, je finis la semaine à 10h15 du matin. C'est rare. Merci gentille et adorable collègue qui me remplace! Et ce week-end c'est petit voyage vers l'exotisme Aveyronnais. Ben oui les vaches, les canards, les collines, la campagne, Najac, Rodez, Villefranche sur Rouergue, L'Aligot, Najac, Le Roquefort, Laguioles, Decazville, Aubin, VIVIEZ : l'Exotisme avec un grand E quoi !

carte_aveyron_detaillee

Il parait que ça ressemble un peu au Gers mais ça n'est pas tout à fait le même paysage. Par contre, c'est situé, tout comme le Gers, dans ce que les géographes démographes appellent "La diagonale du vide". Oui du "vide". Parce que ce n'est pas très peuplé. Trois tondus un pelés par village. Une densité de population faible, en termes plus scientifiques et pompeux. Et surtout, beaucoup beaucoup BEAUCOUP de bovins, d'ovins, de volailles…qui ne sont pas considérés comme des habitants. Ce qui est , somme toute, fort dommage ! Car si c'était le cas, nous ferions fortement concurrence à la célèbre banane bleue (google est ton ami ! ).

aveyron_tourisme


Chez nous, Gersois et Aveyronnais, c'est un peu comme l'Amazonie de France Métropolitaine : il reste des endroits très vierges, non encore explorés et des tribus un peu particulières (Najac? Pour la petite histoire, Najac est un village qui a fait l'objet d'un film primé aux Etats-Unis, montrant les campagnards sous un jour un peu trop folichon et simplet, mais vraiment très hilarant. Ce film s'intitule "La vie comme elle va". J'en ferai une note de blog plus détaillée un peu plus tard soit dit en passant).


Et donc demain, 10h15, dès ma sortie du boulot direction l'Aveyron pour la crémaillère de Guériote, la Tartine qui aime les Crêpes de compagnie (on vous expliquera un jour ou pas). Temps gris prévu, Giboulées, plutôt froid, prévoir les pulls : ah ouais! c'est très ressemblant au Gers tout compte fait !


[Episode 2] Ca me dit de rire….



Samedi 22 Mars, 10h00 tout rond. Tout carré ou pas. Tout triangulaire ou pas. TOUT ROND. Tout pile poil. J'ai tout fini dans mon rayon et je peux m'échapper sans remords de mon lieu de travail. Petit tour du supermarché pour dire "au revoir" aux collègues, comme chaque fois que je pars, parce que je les aime bien. Direction le parking. Fouille profonde de mon … SAC - !!! hého !, ça pas non ? trois lettres pour SAC j'ai dit -. Clé de voiture trouvée : c'est parti pour 3h30 de route trépidante.

Après avoir rejoint la départementale 40, route pas trop large mais pas trop étroite du gers, offrant à qui l'emprunte la joie de croiser plusieurs villages tout à fait charmants tels que Moncorneil-Grazan, Tachoîres, Lamaguère, Castelnau-Barbarens ou encore Aubiet. Les collines y sont parsemées de ruines enlacées dans la végétation locales, parmi les champs à foison de couleurs, quelques vaches, moutons, oies et canards, qui animent de surcroît ce joli paysage campagnard. J'aime beaucoup cette petite route gersoise qui sera bientôt l'objet d'un de mes périples photographiques, -l'individu tordu qui a lu "pornographique" aurait mieux fait de s'abstenir et d'envisager soit de mettre des lunettes s'il n'en possède pas, soit d'en changer ou de les nettoyer - pour lequel sera consacré un billet tout à fait spécial. La route vers Montauban offre également de nombreux paysages architecturaux étonnants, il se pourrait que je traîne un peu par là aussi un de ces quatre.


Mais revenons en à nos moutons aveyronnais. Me voilà donc partie vers l'Aveyron, département vide en diagonale ou diagonalement vide, bref, comme dirait pépin, département de la diagonale du vide. Pluie. Il a plu jusqu'à un peu après Montauban qui n'est pas dans l'Aveyron. C'était une averse de spaghettis d'au moins 45 mètres de diamètres, - dixième de la longueur approximative de la sardine qui boucha l'entrée du port de Marseille, évidemment ! -.


moucheporc


Une fois entrée sur le territoire Aveyronnais, plus une goûte de pluie n'humidifia mon pare-brise. Juste d'énormes nuages blancs et gris ornaient le ciel qui par-dessus était tout bleu! J'aime beaucoup les architectures des villages médiévaux que j'ai pu croiser sur ma route. Mauvaises langues que nous sommes à dire qu'il n'y a rien à faire dans l'Aveyron ! Grave erreur ! Des tas de châteaux et édifices sont à visiter et en apprennent long sur l'histoire de notre cher pays


donjonmouche

Je n'avais pas le temps de m'arrêter. Ceci étant j'ai pu "apprécier" d'un coup d'œil furtif, les villages de Caylus et Montbazens qui finiront par passer à la casserole un de ces jours.


La route était belle avec un peu de circulation. Et mon point d'arrivée fût facilement trouvé. Après 3h30 de conduite sans pause, parce que j'aime conduire au point de ne pas m'arrêter, je suis arrivée à destination. L'ouverture d'une des vitres de la voiture a fortement influencé ma décision de ne pas faire de pause en raison du froid hivernal qui sévissait sur toute la France. Me voilà donc en la ville, oui VILLE, et non pas "village", VILLE de Viviez, qu'on prononce "vivié" s'il vous plaît, accolée à Decazville. Mon hôte m'a accueillie joyeusement ce qui ne m'étonne pas d'elle. Elle m'a invité à faire les courses pour sa crémaillère chez Intermarché, - oh! Quelle joie, les mousquetaires !!!! ça ne me manquait pas tant que ça pourtant ! -, en sa compagnie. L'humeur joyeuse a commencé fort à cet endroit, et MALGRÉ nous et ce une longue recherche effrénée  du rayon PQ et des rayons boissons disséminés dans les quatre coins du supermarché mal foutu. Arrivées entre les jus de fruit, les sodas et les bières, elle me regarde et me dit "XXXX m'a dit 'soft et bière'" (XXXX est gardé anonyme ici afin que cet épisode ne nuise pas à sa vie privée. Tout ce que vous pourrez savoir de lui c'est qu'il fait très bien le mouvement de cheveux Loréal et qu'il a une barbe, une vraie ! ). Je la regarde éberluée. "Pourquoi il veut que tu sauves tes bières?" Elle ne comprend pas. Je lui dis "Sauf tes bières? T'as des bières pas bonne d'habitude?". Elle ne comprend pas. Je ne comprends pas. Nous ne nous comprenons pas. Et puis TIIILT. Après compréhension de ce joli quiproquo linguistique, nous avons pu inventer le dicton suivant :


"Pour ta crémaillère, sauve tes bières !"


Le reste des courses vous ne voulez pas savoir et encore moins tout ce qui s'est dit à propos du moelleux du saucisson aveyronnais. [CENSURE]

Rentrées des courses, c'est parti pour une petite découverte de Viviez et ce n'est pas aussi laid (lait? VIVE LE LAIT !) que ce qu'on peut penser.

Y'a des arbres en fleurs…


IMG_6104


Une rivière bucolique …ou pas


IMG_6102


De jolies bâtisses …


IMG_6112


Un château !


IMG_6118


Une église relativement mignonne …


IMG_6119


Des bancs sympas….


IMG_6121


Des poteaux amusants …


IMG_6123


Une rue qui aurait pu s'appeler "Rue Synthol"…


IMG_6127


Viviez, en fait c'est très mignon non?. Retour maison et lancement de l'opération pâte à crêpes. Eclaboussage de mon pull avec pâte à crêpes. Deux bols de pâte à crêpes pour le soir : un pour avec les moyens grumeaux ou pas et l'autre avec les énormes grumeaux ou pas et une louche flottante ou pas.


grumouche


Et après? Et après? Deux des invités sont arrivés…

[Episode 3] Jackson Grevisse ! Grand navigateur peintre sur un bateau nommé "Grammaire" ou pas.


L'arrivée des deux invités, nous a permis à notre hôte et moi-même de partager copieusement nos délires mercantiles et d'engranger la folle partie de fous rire qui a duré tout le long du week-end. Nous avions gardé au chaud un colis qui nous était destiné. Il contenait des trucs parisiens assez étranges (coucou Gima et Donio), dont deux serre-têtes absolument ridicules qui ont donné naîssance à l'horrible lapin mutant de l'Aveyron :

 

Photo_120


Le ridicule ne tue pas. La preuve, je suis encore là pour vous raconter ce trépidant séjour en campagne Aveyronnaise.



D'autres gens, normaux eux (ou presque, coucou Gxxxxx gardé anonyme pour sa sécurité même si cet individu sort et rentre continuellement couvert de son sac de couchage, ne se lève qu'à 12h00, s'improvise crêpier de service, rit à mes blagues nulles LUI, proposent fréquemment des blagues nulles LUI et fait semblant d'être passionné quand je lui explique ce qu'est un phoniatre) sont arrivés.


J'étais, je dois l'avouer, un peu plus déchaînée que d'habitude. Du moins il me semble. Gueriote, la crémailleuse (vous ne connaissiez pas ce mot? Moi non plus ! ), a essayé de me saouler avec du cidre, mais comme dirait BXXXX (gardé lui aussi anonyme pour MA sécurité car il possède des vidéos de moi plutôt compromettantes que j'aimerais VOIR avant qu'elles ne soient diffusées un peu partout) "Bourrée ou pas, wawaa elle est toujours comme ça". Je le prends comme un compliment même si ça n'en est sûrement pas tout à fait un. Je suis persuadée que certains ont eu peur (pas que de moi hein, on était au moins 4 boulets terrorisants ), je l'ai vu dans leurs yeux écarquillés et leurs airs désespérés face à ma production inépuisable de jeux de mots vraiment très nuls. Ce fût très amusant pour moi d'ailleurs.


Face à tous ces regards incriminateurs j'ai du me retrancher auprès du crêpier de service qui lui a un humour potentiellement large. Il a donc été obligé malgré lui, de me subir. Les crêpes étaient très bonnes et sans grumeau ! Les louches étaient très louches (ça c'est louche ! ) et flottaient régulièrement dans la pâte ce qui nous amusait beaucoup. On pouvait décorer les crêpes pour tous les goûts : charcuterie, fromage, confitures maison, chocolat, sucre… Bref, comme dirait pépin (ou pas), de quoi se faire une belle crise de foie après une bonne orgie de crêpes.

 

crepator


Le crêpier de service s'est également adonné à des délires artistiques en nous proposant des crêpes en pseudo-forme de Pac Man.

 

pacman


Y'a eu des discussions à droite à gauche vraiment très sérieuses auxquelles je n'ai pas pu ( pas su !) participer! J'étais perdue ! Je n'ai pas l'habitude. Mais (j'ai) on a bien mangé et (j'ai) on a bien rigolé.

 

tefal


Puis est arrivée l'heure de jouer au Time's up.

 

times


Le time's up est "un jeu avec des cartes avec des trucs écrits dessus". C'est ce que Gueriote m'a expliqué avec clarté.

 

times_cartes


Il s'agit d'un jeu de cartes comportant des noms de personnes ou personnages plus ou moins célèbres et qu' on doit faire deviner aux membres de notre équipe en un temps donné par un sablier. Il y a trois manches : une manche où l'on peut dire et faire à peu près tout ce que l'on veut (moyennant quelques interdictions logiques), une manche où l'on doit faire deviner la célébrité par un seul mot et une manche où on ne fait que mimer. Cette dernière manche est la plus hilarante.

 

mime


Nous voilà donc 9 à jouer, soit trois équipes de 3. Et dans le lot de personnages à faire deviner il y avait les fameux Maurice Grevisse et le célèbre Jackson Pollock. Pas si fameux Maurice, puisque j'étais la seule à le connaître et pas si célèbre Jackson puisque personne n'avait idée de qui il pouvait s'agir.


Les explications et mimes pour ces deux stars culturelles furent vraiment hilarantes. Pour Maurice Grevisse, la paronymie de son nom avec le mot "Ecrevisse" a été très vite exploitée : le crustacé a été cité plusieurs fois et mimé avec grand talent. Mais qui est donc ce Maurice Grevisse?

princ 


Je connaissais son nom car j'ai dans ma bibliothèque un ouvrage trépidant intitulé "Le bon usage" qui réunit tous les usages syntaxiques de la langue française dont le formidable linguiste qu'est Maurice Grevisse est l'auteur. (Pour plus d'informations sifflez google ! )


 

510JZGZ08BL


Par métonymie , en milieu enseignant et/ou littéraire, on surnomme ce livre "Le Grevisse".

 

bu


Quant à Jackson Pollock, les manières de le faire deviner furent tout aussi pittoresques. Le Moon walk de Michael Jackson et sa façon de se remonter manuellement l'appareil génital en dansant furent d'un grand secours.

 

action_painting


Jackson Pollock est en fait un grand peintre américain du siècle dernier. Il est l'instigateur de l'action painting, du drip painting. J'y comprends pas grand-chose, donc google est encore votre ami pour ce coup là. Ca donnait des tableaux de ce genre (moi et l'art abstrait, ça fait au moins 66546541621654.) :

Pollock_no_4 


Bref, j'aime bien le time's up. Je vais m'en offrir un, un jour quand j'aurais plein d'amis. Plein d'amis à la maison je veux dire.


Le time's up est aussi un moyen redoutable de comprendre les centres d'intérêt de la gente masculine : demandez leur de décrire une femme, ils vous mimeront une poitrine gigantesque par des mouvements des mains amples et grâcieux.


 

_crevisse


Et au milieu de tout ça, une chasse d'eau qui donnait le LA ou plutôt le "MUUuUuUuUuUuUuuuuuu" chaque fois que quelqu'un allait faire sa vidange.


Puis les gens normaux sont partis. Pis je me suis endormie comme une larve dans un coin du canapé, après quelques autres échanges de conneries. Ca papotait autour de littérature…et ensuite …


Episode 4: C'est bien Conques !


C'est donc comme une loque agonisante que je me suis endormie dans le fond du canapé après que les gens dits normaux sont partis. C'est peut-être pour ça que je n'ai rien de particulièrement trépidant à raconter sauf peut-être le moment où monsieur le crêpier improvisé m'a souhaité la bienvenue lors d'une courte phase d'éveil. 3h00 sonne. Tout le monde est fatigué. C'est l'heure d'aller dormir ! Oh oui dormir ! Mon activité sportive préférée après ce que vous voulez pas savoir.


7h20 du matin. C'est très très très tôt le matin quand on s'est couché si tard. Mon ventre se tord de douleurs lancinantes. Je ne comprends pas. Tout à coup je me rappelle que j'ai une digestion difficile de nos amis les œufs ( et là je suis persuadée que vous êtes ravis de l'apprendre ! ). Or, dans les crêpes il y a des œufs. Et avec l'impressionnante quantité de crêpes que j'avais ingurgités, tartinées de diverses choses extrêmement digeste ou pas, mon appareil digestif a dû faire face à un important dérèglement soudain, mais court.


moucheprout


Mais le hic n'était pas les maux de mon ventre, non. Le hic c'est qu'il était 7h20. Et c'était un problème en raison du cri perçant que la chasse d'eau de Gueriote pousse après sa mise en marche: Le MuUUuUUuUUuUUUUuuUuUUUUuUuUuUUUUU tonitruant, tantôt assimilable à la sirène des casernes de pompiers, tantôt assimilable à la tonalité du téléphone, à tel point que si vous passez juste après quelqu'un vous vous prenez pour un téléphone.


mumuumuu

 

mum2uumuu


Et cette chasse d'eau très bruyante, enclenchée à 7h20 du matin, alors que dormaient des gens depuis même pas 5 heures, c'était pas une bonne idée. J'avais pas envie de vivre le meurtre sanglant de wawaa par des zombies fatigués. 7h24. Si je n'y vais pas, je vais faire dans le lit. Et là c'est la zombinette qui dort avec moi qui risque de me massacrer la tronche à la tronçonneuse. 7h25. "Cours Wawaa, COURS !" m'écriai-je ! 7h28, le colis est livré. Je me sens bien. Quoiqu'un peu froid. Je découvris avec stupeur la réalité de l'expression "se geler le cul" comme dirait l'autre puisqu'il devait faire à peine 9 degrés dans les toilettes. Je ne pouvais pas laisser tout ça comme ça. Il fallait que je tire la chasse en appuyant coupablement sur le bouton déclencheur de la déferlante d'eau qui allait nettoyer la cuvette, mais aussi provoquer la fameuse mélopée à la note unique …PSHIIIIIIIII. Et MuuUUuUUUuUuUUuUuuuuUUuuUUUUUUUUUUUUUu. Je tends l'oreille. Pas un bruit alentour. Ouf ! Les gens dorment encore ou se sont rendormis.


mu3


Vers 10h00 Gueriote et moi nous sommes levées. J'ai même eu le droit de prendre ma douche en premier et d'être sûre d'avoir de l'eau chaude. LA CLASSE ! Nous nous sommes élancées vaillamment dans la cuisine pour faire du…CAFE que ni elle ni moi ne savions faire puisque nous n'en buvons jamais. J'ai lâché par inadvertance un "Bah ils sont bien avec eeux nana qui savent pas faire du café !". Soudain, un des trois dormeurs du salon est apparu , apparemment attiré par le mot café et vraisemblablement ayant eu l'œil percé par  un rayon de soleil entré dans la pièce, à l'ouverture des volets de la porte de cuisine. Un second dormeur fit irruption dans la cuisine pendant que le troisième, qui ne lève que vers midi, chenillait copieusement dans son sac de couchage. On a laissé les experts s'occuper du café. Heureusement, car pour que la cafetière se mette en route, il fallait laisser le doigt sur l'interrupteur. De mon côté je suis descendue au Relais Mousquetaire car nous étions en pénurie de lait, en raison d'une surconsommation dû à l'amour que portaient les gens à un cocktail bizarre comprenant du lait. VIVE LE LAIT. J'ai pu découvrir ce qu'était, donc, un relais Mousquetaire : c'est comme un petit Casino, mais version "Les mousquetaires" avec un coin coupe traditionnelle et un aménagement moderne (du moins pour celui de Viviez). Un fois mes briques de lait sous le bras, je me suis dirigée vers la boulangerie d'en face où il ne restait que des pains nommés "bâtards". Drôle de nom pour un pain, est-ce que cela veut dire qu'on ne sait pas trop avec quoi on l'a fait????


batard


Suite au petit déjeuner, nous nous sommes décidés d'aller, - malgré un temps gris et presque pleuvotant -, visiter un village médiéval typiquement Aveyronnais. Nous avons donc parcouru une partie du département en 407, - et on est vachement bien dans une 407 !-, nous avons croisé des paysages jolis, des ponts sympathiques dont le conducteur n'a eu de cesse de parler " Ils sont beaux les ponts", "Moi, j'aime bien les ponts de l'Aveyron", "Sont jolis les ponts!"…


pontdaveyron


On a pris sur la droite pour aller sur un rocher qui nous donnait une vue panoramique sur le village en question : CONQUES.


quelconque1

 

quelconque2


Conques s'appelle ainsi car c'est un site en forme de coquille entourée par le torrent de l'Ouche


louche2


En nous dirigeant vers la belle vue, il a commencé à neigeotter. Neigeotter. C'était des petits flocons tout ridicules, mais il faisait très froid quand même, genre -40 ou -45° quoi. On s'ébahit tous devant la beauté de l'endroit. Clic clic quelques photos.


IMG_6134


Gelés on décide de repartir vers la voiture. Alors que le conducteur, frigorifié prend 3 km d'avance et repart d'un pas décidé vers sa voiture, les autres décident de rejoindre le village par le  petit ravin en passant par un petit pont qui joint les deux rives de l'Ouche (ça c'est louche).Un petit pont de bois? Il aurait fallu que je passe sur un petit pont de bois? Mais aurait-il supporté mon quintal 10 ? J'aurais surement été moins réticente si je n'avais pas manqué des capacités de mon genou droit,j'ai donc rejoint le conducteur et je lui ai expliqué qu'il fallait rejoindre tout ce beau monde devant la cathédrale de Conques.


IMG_6135


L'abbatiale Sainte-Foy de Conques, pour plus de précision, est une œuvre d'art de l'ingéniosité romane. De grand volume, et particulièrement organisée, elle a été conçue à la fois pour pouvoir faire face aux afflux des pèlerins pour Saint-Jacques de Compostelle, pour loger une communauté de moines donc le nombre augmentait régulièrement, mais aussi pour pouvoir célébrer les offices divin 7 fois par jour. Elle est à la fois un sanctuaire et une abbatiale, donc. Son tympan est absolument magnifique (j'entends bien! ) avec un souci du détail absolument épatant.


IMG_6242

IMG_6151


Elle a été construite entre la moitié du 11 ième et la moitié 12 ième siècle et laisse une impression d'immensité grâce à ses voûtes en berceau et ses voûtes d'arêtes gigantesques.

IMG_6160

IMG_6163


Le village, tout en vieilles pierres charme incontestablement qui le visite

IMG_6229


On aurait pu regretter le temps gris.Mais la mélancolie hivernale s'associe particulièrement bien avec le style médiéval non?


Puis chemin faisant, on a trouvé une super boutique de…jouets où y'avait des girafes (et une écrevisse dont Gueriote est maintenant propriétaire en hommage à son mime génialissime de Maurice Grevisse)! Evidemment j'y ai trouvé une girafe pour ma collection : mignonne et articulée, un vrai bonheur !

IMG_6258

Girafe articulée

 

 

 



Puis on est rentré chez Guériote …AFFAMES!

Episode 5 : Suite et Fin !

En rentrant du sublime village de Conques nous étions extrêmement affamés. Normal, il était presque 16h et nous n'avions que le petit-déjeuner dans notre estomac. En arrivant nous nous sommes rués sur les restes, le pain de mie, la charcuterie, le saucisson SEC de l'Aveyron et juste après ce repas copieux nous avons fait les larves emmitouflées dans nos couvertures respectives à divers endroit du salon.

Guériote a sorti des jeux pour nous réchauffer et pour nous divertir. La premier était un jeu fermier en Allemand avec des cartes sur lesquelles étaient dessinés des animaux de la ferme, des nombres et leur cri. Un jeu qui me rappelait bien le Gers et ses volailles ! Mais c'était en Allemand, et nous avons découvert avec étonnement que dans les langues germaniques les poules font "GAGA!" et pas "COT COT!".

BZZALL1
BZZALL2

Chose amusante, celui qui commence est celui qui sait le mieux imiter le moustique. Le crêpier de service de la veille en a fait une imitation absolument admirable. Jamais je n'avais vu personne imiter le moustique avec autant de talent, de subtilité, d'intelligence.

Ce jeu m'a complètement déboussolée. Non parce que les animaux de la ferme ne crient pas de la même manière dans le Gers, mais parce que je n'avais la réactivité requise à ce moment là pour jouer correctement. D'ailleurs je me demande si je suis compatible avec le mot réactivité. Je ne me souviens pas du nom du jeu, mais je me souviens que c'était amusant, même si j'ai perdu. Perdu ou pas, tant qu'on a la santé, c'est l'essentiel !

Ensuite nous avons joué à un jeu terrible, un jeu abominable, un jeu perfide, un jeu hyper marrant ! Un jeu capable d'agrandir ou de réduire votre cercle amical en quelques coups de cartes: Munchkin.

 

munchkin


Il s'agit d'atteindre des niveaux de plus en plus élevés en tuant des monstres hideux. Le premier qui arrive au niveau 10 a gagné. La subtilité c'est qu'on peut aider nos adversaires mais aussi augmenter leurs difficultés à combattre les vils monstres. En gros, on peut être complètement adorable comme on peut être totalement pourri. Le visuel du jeu est fort intéressant et humoristique ! Et si vous rêviez de vous faire piétiner puis mâchouiller par un hippopotame mutant, de changer de sexe ou encore de possédez des bottes qui provoquent des hémorroïdes et bien pire encore, ce jeu est fait pour vous !

 

mouchkin


J'ai trouvé ça vraiment très drôle, même si j'avais pas tout compris tout de suite et que j'ai permis à certains de taper sur d'autres sans l'vouloir à l'insu de mon plein gré !


Durant le jeu une certaine Laure Ippilante nommée aussi Laure EnHoutan, mais également Laure Dinateur et Laure Kidé, Laure Dinaire ….a téléphoné ce qui nous a permis de faire la liste non exhaustive (ou presque) de jeux de mots bidons avec son prénom. Laure, si tu nous lis, sache que tu aurais pu aussi porter le nom de Odateur ou de Ganisation ou de Monal …mais revenons-en à nos moutons.


L'heure de l'apéro a sonné. Il nous restait des cadeaux à donner à Guériote, donc j'étais la seule à connaître l'exact contenu. Parmi eux un hérisson à picots qui fait PIPPPPPPPPPOU qui nous a donné l'occasion d'hurler mainte fois "Piiiiiiiiiiiiiipouuuuuuuuuuuu" parce que nous trouvions ça vraiment drôle, une jeune poule chauve qui pond un œuf gluant quand on la presse, un poisson à picots mous, et des masses vraiment sensuelles …Ces dernières masses que je dis "sensuelles" sont en fait des sortes de "pâtes" bizarres trouvées à la Grande Récré et destinées aux bambins. Quand Guériote était venue me voir dans le Gers et que nous nous étions rendues à la Grande Récré elle les avait repérées grâce à leur notice épatante. Mot pour mot il est écrit sur le paquet : "Enfonce ton doigt dans ma masse et emmène moi partout avec toi pour un plaisir maximum" ce qui nous avait fait beaucoup rire.

Il fallait bien que je lui en ramène, sinon ça n'aurais pas été drôle !

 

masse


Et puis c'est très rigolo à tripoter et ça fait comme si on avait des crottes de nez gigantesques.


masse 


Ensuite, nous nous sommes délectés des super pâtes à la carbonara du crêpier de service, de dessert de Pâques : une poule en chocolat et un agneau en génoise dont j'ai mangé le cul voracement. La soirée de ce dimanche s'est terminé en larvage total , débilités et autres conneries. Nous sommes allés dormir avec en tête cette remarque mythique :


"Laisse parler le côté lapin de ta personnalité".


Pour être plus claire, j'ai voulu mettre les oreilles de lapin parisiennes (voir les épisodes précédents) sur la tête de N*** à la magnifique chevelure. Il résistait fermement. C'est alors que G*****, le crêpier, cuisinier qui se lève à 12h00, a balancé sans réfléchir cette remarque inoubliable en se rendant compte 3 secondes après de l'énormité de l'enchaînement de mots qu'il venait de faire et de son pouvoir sémantico-humoristique !

 

cot_lapin


Le dodo a perduré jusqu'à presque 10h00 du matin. Un œil à la fenêtre et là c'est le presque drame mêlé à l'émerveillement : "Ho de la neige !!!!". Il n'y en avait pas beaucoup, mais juste assez au réveil pour donner un petit côté charmant supplémentaire au week-end.


Chacun est reparti vers chez soi. Mais avant de laisser le crêpier de service prendre son train, nous avons pu, Guériote et moi, lui faire le coup du Hot dog sur le quai de la gare et par surprise, même s'il prétend s'être laissé faire!


J'ai repris la route du Gers vers 14h. Arrivée 18h à la maison en raison d'un temps capricieux oscillant entre pluie, neige, grêle, vent et éclaircies momentanées. J'aurais préféré, après ce week-end très joyeux comme je n'en avais pas passé depuis un certain temps, ne pas apprendre la mauvaise nouvelle qui m'attendait en rentrant ….

 

IMG_7238

Posté par wawaa à 21:16 - Voyage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 18 mars 2009

Journée de la (mal)chance ?

Je sentais Lundi matin qu'il ne valait mieux pas que je me lève. Au fond de moi, une petite voix appelée Flemma, me susurrait tendrement de ne pas me lever, de profiter encore un peu de la chaleur du lit, somnoler et…se rendormir. Rouvrir les yeux quand il ne reste plus qu'un quart d'heure pour se préparer. Ce n'est pas pire que de se réveiller à l'heure où on devrait être au boulot. Je me lève, je me bouscule, je ne me réveille pas, comme d'habitude. Je prends mon petit déj. Je pars au boulot. Comme d’habitude. J’arrive, je m’occupe du rayon chien et chat avec une collègue puis nous partons dans nos rayons respectifs. Je procède toujours de la même façon : je commence par aller chercher les palettes d’eau, puis je vais chercher ma grosse palette où sont entreposés mes cartons de vin et de boissons non alcoolisées. En prenant ma palette je récupère un carton de vin qui traîne dans la réserve et je le pose sur les autres cartons. Je tire ma palette du bout de mon transpalette. Je traverse les allées jusqu’au rayon du jus de fruit, je décharge ce dont j’ai besoin, je le range et je pars avec ma palette dans le rayon du vin. Je tire donc à nouveau cette palette.

PAF CRAK SPLOUF. Une mare de vin s’étend sur le sol. Ca sent le gros qui tâche. Et merde ! Le carton qui traînait dans la réserve vient de s’exploser la face contre le sol. Vite, je cours chercher une serpillière, un seau. Mais c’était comme éponger une flaque d’eau avec un coton tige. Je me précipite donc vers mon patron pour lui demander de passer la machine, ce gros cube qu’on pousse et qui a la base possède des balais tournant nettoyant. Il accourt donc avec l’engin qui aspire le vin goulûment. Je suis même étonné qu’enivrée la machine ne se mette pas à zigzaguer. Je me retrouve donc ensuite à tenter de nettoyer le vin coincé sous les étagères. Malheureusement, le gros qui tâche porte bien son nom puisque le carrelage beige est passé à une couleur saumon malgré toute l’huile de coude que j’ai utilisée.

Après cette mésaventure, évidemment, j’étais plutôt en retard. Et c’est quand on veut se dépêcher que l’on fait le plus de connerie. Paf la fiole en verre de rhum. Heureusement elle n’a pas trop coulé. Au dernier moment, je me suis rendue compte que j’avais oublié de ranger l’étagère des packs des bières. Un premier pack manque de tomber, je le rattrape d’une main, le cœur battant. Mais ma maladresse manuelle du moment m’a rattrapée et vlan le pack de Grimbergen blanche. PSHHHHIII. Je saisis la chose coulante immédiatement et la mène jusqu’au broyeur. Et bah, il était moins une pour que je refasse une belle flaque, cette fois-ci, de bière.

Quand dans la matinée ma collègue a eu la chance d’avoir un sac de poivre de un kilo percé sur sa caisse et qu’elle n’en sortait pas, je me suis dit que la malchance avait tourné et que je pouvais finir la journée tranquillement …

Posté par wawaa à 09:44 - Bip bip Glou glou SPA - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 17 mars 2009

Récit de voyage Lycéen.


Bloguer était ma destinée. J'en suis maintenant convaincue. L'autre jour, au fond d'un placard, j'ai retrouvé un vieux cahier du lycée. Pas de cours de français dessus, ni de maths ou de biologie. Rien de scolaire. Le cahier, écrit à la main, raconte un voyage de classe que nous avions fait dans le cadre des cours de Sciences et Vie de la Terre, nous, la première S 1. J'ai décidé aujourd'hui, de vous proposer ce récit de voyage sans aucun changement, sans les photos qui sont trop terne pour ressortir correctement au scanner. Je propose quelques annotations à la fin du billet en guise de commentaires. J'essaierai juste de corriger les fautes orthographiques même si en ce moment je suis douée pour en faire ! Attention, ça commence à la ligne suivante !


Le Voyage à Briançon des 1°S1 (Baptisée Première des S par Mr C.) en Mai 200.


Tout a commencé à l'aube de l'avant dernier Lundi de Mai, vers 6h00. Les dernières rosées matinales avaient laissé des souffles hivernaux dans la rue Berthelot. Nous étions tous devant le lycée à attendre que le bus daigne arriver pour nous réchauffer à l'intérieur. On nous avait distribué des repas. Comme d'habitude nous plaisantions comme des fous et bien-entendu je faisais le pitre, pour ne pas changer. Tout le monde avait totalement l'air endormi : certains avaient gardé un air désolant, regrettant de s'être levés si tôt, d'autres donnaient l'impression de sortir d'un cauchemar, les cheveux hirsutes, la face terrifiée. Enfin, il y avait ceux qui souriaient, heureux de partir et d'être tous ensemble : les premières S1. La meilleure classe qui n'ait jamais existé au monde, la plus amicale, la plus solidaire et dont nous nous souviendrons, c'est sûr !

Le bus était en retard et tout le monde s'impatientait : Mme P., notre professeur de SVT, et monsieur A., notre professeur d'EPS, piétinaient en se demandant si un beau matin notre unique moyen de transport arriverait. Quand nous l'aperçumes au bout, tout au bout de la rue, un soulagement se fit sentir sur tout les visages.

J'avais décidé d'embêter l'adorable Emilie, la première de la première des S, en m'asseyant à ses côtés. Sur les deux sièges à côtés de moi, les deux amoureux les plus sympathiques du bahut faisaient des choses…enfin bref ! Ils étaient assis enfin presques… Je parle bien sûr de Cyril, le roi du Vinyle (1), et Flora, la reine de la Rumba. A mes côtés, Emilie somnolait ouvrant un œil quand je la secouais ! Devant nous, il y avait Yann, le roi de la Vanne, le râleur de service, jamais ou rarement de bonne humeur, et à ses côtés Mathieu, le Roi des omelettes aux œufs qui avait une tendance à se retourner souvent, pour nous enquiquiner, Emilie et moi. Ma première réaction fut de prendre une arme fatale : mon appareil photo…et dès qu'il coinça sa tête dans le creux triangulaire que formait les hauts de sièges du bus, je plaçais mon objectif face à lui, le doigt sur la détente et "clic", une photo réussie. C'est ainsi que le sourire de Mathieu remplaça le légendaire sourire énigmatique de la Joconde.

La matinée avançait. Nous commençâmes à prendre de l'altitude. Le chauffeur mis la radio et comme je m'ennuyais un peu, je me levai dans le but précis de trouver une occupation ! Au milieu du bus, il y avait un petit escalier qui menait à une porte extérieure. Je m'installai ici, devant Flora et Cyril. Je me mis à danser et tout le monde se foutait à peine de moi… Je faisais l'imbécile, une fois de plus. Dès ce moment-là je trouvai que le temps passait plus vite car nous riions, nous plaisantions. Jessica, la reine du pipi quand des toilettes y'en a pas, avait envie de faire pipi toutes les quatre minutes et trente-cinq secondes, et Céline, la reine de la pâte fine, écoutait sûrement de la techno sur son baladeur. Jérôme, le roi de la tarte aux pommes, nous avait rejoint.

L'arrivée se fit vers 11h30. Et un long trajet nous attendait ! Nous fîmes la rencontre d'un guide quasi muet qui nous dirigea vers des montagnes superbes. C'était un paysage alléchant de fraicheur et de beauté : c'était la nature à l'état pur ! De la verdure, de la végétation dépaysante, des vallées extraordinaires. Un ciel limpide et lumineux, d'un bleu océanique, annonçait déjà que le temps rendrait la randonnée plus agréable. Bref ! Un véritable paradis sur terre, ou des lacs glaciaux gardaient une eau aussi clair que les vitres propres d'une fenêtre. La nature est là-bas un luxe, que les citadins rêvent de se payer pour en mettre un peu dans leurs jardins scabreux.

J'avais repéré des amas de petites fleurs bleues et jaunes qui longeaient les sentiers de randonnée. On n'avait pas envie les cueillir car elles étaient bien trop belles et puis on n'aurait pas voulu les voir mourir au creux de nos mains ! Nous vîmes aussi des pulsatilles, des sortes de fleurs poilues, originales, mais ni Sabot de Vénus, ni Saxifrage ! Le plus souvent, les étendues de terres étaient un mélange de trois verts différents : l'herbe, les arbustes et les sapins.

Nous nous arrêtâmes pour manger dans une petite place toute verte, traversée par un sentier. Karine et Jessica n'étaient pas encore arrivées, elles avaient des problèmes avec leurs pieds… les premières ampoules apparaissaient. J'en profitais pour prendre notre groupe incomplet en photo. Sont-ils beaux quand ils mangent !!! Je pris aussi en photo d'autres gracieux paysages. Après avoir terminé de nous restaurer nous reprîmes (à la traine pour ma part, qui proposais des pauses tous les trois mètres cinquante) le chemin qui menai vers les ophiolites du Chenaillet (2). Les montées devenaient plus difficiles. Nous arrivâmes au bord d'un lac éblouissant où nous sortîmes feuilles et stylos afin d'étudier sur le terrain la géologie ce qui ne m'intéressait guère, moi, qui étais totalement envoûtée par le panorama.

Puis nous continuâmes à grimper jusqu'à ce que le lac ait la taille d'une pomme. Les pentes devenaient plus raides et plus caillouteuses au fur et à mesure de notre avancée. Et Karine et Jessica étaient toujours à la traîne ! Nous montâmes, nous glissâmes, nous grimpâmes jusque "pause travail". Je surpris David et Gautier en pleine réflexion géologique. Etonnant, n'est-ce-pas ? Je me demande si David ne s'ennuyait pas plutôt que de réfléchir.

Puis, après avoir franchi des sentiers sinueux, raides et parsemés de cailloux et de roches pointues, nous arrivâmes au sommet du Chenaillet. On apercevait au loin les pics couverts de neiges éternelles et des pistes de ski parsemées de névés. Et toujours Karine et Jessica, à la traîne.

Et puis une Emilie munie d'un appareil photo apparut souriante devant ce paysage sémillant qu'elle rendait par son sourire encore plus étincelant de beauté (3). Et toujours des pics, des cimes rocheuses, des névés et un ciel d'un bleu unique pour nous accompagner.

Nous redescendîmes heureux, mais lessivés, les pieds en compotes, avec de grosses ampoules douloureuses. Mais nous descendîmes en chantant ! Tout le monde retrouva le bus et ses inconfortables sièges avec grand plaisir. Je n'avais qu'une envie : prendre une bonne douche ! Nous arrivâmes au dortoir avec des mines fatiguées, récupérant nos chambres. Je crois bien que tout le monde apprécia de prendre une douche et de soigner ses ampoules.

Le soir la cuisinière nous avait préparé un délicieux porc aux pruneaux avec des pâtes pour caler nos estomacs affamés. Nous nous couchâmes, la première S1 à moitié, vers minuit après avoir vadrouillé d'une chambre à l'autre, entre notre chambre et celle de Cyril, Yann et Mathieu. Notre sommeil devait être profond mais nous nous sommes réveillées (les filles) à 7h et à 7h30 nous sommes allées réveiller les garçons avec un certain plaisir. David nous rejoignit dans notre chambre pour faire l'imbécile, chose qu'il sait faire le mieux (4) ! Mais nous avions tous un air déplorable, les yeux rouges, endormis, les membres endoloris, les pensées fugitives.

Je ne vais pas raconter tout ce que nous avons fait le deuxième jour et le troisième jour. Pour tout résumer nous avons étudié l'aspect caillouteux des pierres et des pans de montagnes …rien de plus passionnant ! Et oui ! Les roches ont mille secrets que nos esprits endormis avaient énormément de mal à déchiffrer. La moindre grimpette m'épuisait et sûrement que les autres avaient la même impression. Mais il fallait être courageux car la route était encore longue. A l'heure du repas (mon heure préférée) nous nous sommes installés dans une petite clairière toute verte où le sourire de Flora, notre petite princesse des fleurs (5), embellissait le paysage. Derrière elle, Jessica et Claire faisaient de la bronzette.

Je ne pensais qu'à une chose, aller dans le rayon bonbons du Champion qui se trouvait pas loin des dortoirs. Yann, Jessica, Claire, David et Mathieu se livrèrent une terrible bataille d'eau, la chaleur devait leur donner des envies de baignades.

Le soir du second jour Emilie, Claire et moi avons été prises par un vent de folie ! Après avoir passé la soirée à 15 dans notre chambre à tenter de faire de la sophrologie avec David, après avoir admiré l'équilibre et la fraicheur d'esprit de l'ami Bertinou qui "Périkikisisitionne" (6), nous avons déconné jusqu'à 4h du matin. D'abord nous avons discuté puis cela a dégénéré entre fous rires et humour. Après une très longue discussion illogique et insensée avec le radiateur (7) alors que nous avions rien bu, nous décidâmes vers 4h00 du matin de nous endormir. Nous finîmes la nuit avec trois heures de sommeil et d'énormes difficultés à se lever.

Nous primes en photo Votha, armé d'une couverture, d'un bonnet de nuit et de sa brosse à dent. A quand la pub pour Email diamant ?

Durant la troisième journée qui commença mal (8) (mais il ne vaut mieux pas reparler d'un mauvais souvenir) nous pensâmes à nous réunir autour de François, le roi de "l'Exact" (9). "Oui, Exact !". A midi nous mangeâmes dans un endroit surplombé d'un château à cheval sur un rocher.

Tout le long du séjour, Emilie et moi, coquine que nous sommes, avons eu des rapports particuliers avec notre Colinou adoré, Jérôme, le roi de la pomme, qui a un cou si doux qu'on ne se lasse jamais , croyez-le bien, jamais de caresser. Et nous n'avons pas pu résister à la prendre une dernière fois dans nos bras pour lui montrer toute l'affection que nous lui portions. Nous avons prévu, Emilie et moi, d'un jour faire ménage à trois …

(1) Tout le long du texte je donne un surnom à la con du genre à mes copains. C'était peut-être un de nos délires de l'époque ou juste mon délire.
(2) Je ne me souviens pas de ce que sont les Ophiolites, quoique je sais que ça a un rapport avec la roche océanique. Ceci étant, je me souviens qu'à l'époque, je n'aimais pas du tout ça.
(3) Et elle est toujours aussi étincelante de beauté la petite Emilie !
(4) Et je suis sûre que c'est toujours d'actualité, même 9 ans après !
(5) C'était ma meilleure copine, et j'étais dans ma période Bisounours.
(6) L'individu avait ingurgité un peu trop d'alcool, il tenait le mur et s'était réfugié chez nous alors que les profs faisaient la ronde dans les couloirs.
(7) Le son de la chambre du dessus repassait par les radiateurs, ainsi nous avons reconnu la voix de Yann. Nous envoyions des messages à travers la tuyauterie, mais sans succès.
(8) Un de nos camarades de classe a foutu un coup de point à une fille de notre classe, je l'ai entendu hurler dans le couloir à réception du coup, elle était accroupie dans un coin, j'étais la première à la trouver là, avec son œil violet tout gonflé… le camarade frappeur a été expulsé une semaine du Lycée, et nous avons eu l'occasion de discuter avec lui en classe de son acte.
(9) Le jeune homme posait son menton entre l'index et le pouce, prenait un air intelligent et disait "Oui, exact"


Gersicotti Gersicotta à l'Isle-Jourdain
Pondéralement vôtre et les fruits et légumes !
Un jour, un mot aime les randonnées !

Posté par wawaa à 13:09 - La trépidante vie de Wawaa - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3   Page suivante »