samedi 28 février 2009
Un parpaing, deux parpaings, trois parpaings, quatre parpaings…
Jeudi fût une journée follement excitante. Oui, excitante. Nous devions, mon papa et moi, recevoir les parpaings, le sable et le ciment pour bâtir les murs de refend qui vont soutenir le nouveau sol tout beau tout neuf du salon. Evidemment, comme je n’ai pas de jardin et que tout est arrivé sur palette, il a fallu prendre son courage à deux mains, à deux pieds, à plein d’muscles et rentrer tout ça, unité par unité dans la maison.
Le camion est arrivé à 9h30 du matin par la petite ruelle qui longe la face Nord de ma maison. C’est une ruelle plutôt étroite et à sens unique. Pendant que la marchandise était déchargée soigneusement sur le trottoir, j’avais un rôle crucial dans l’organisation de l’événement : aller détourner les voitures à l’entrée de cette ruelle, le temps de la livraison. J’ai donc joué mon rôle avec un grand sourire et conviction, 7 ans de commerce (mon dieu, 7 ans ! Je suis vieille) ça forme pour ce genre de situation. Et comme j’ai toujours beaucoup de chance, j’avais en ma compagnie un monsieur qui semblait être de la catégorie « blaireau en manque ». ET MERDE, FALLAIT QUE CA TOMBE SUR MOI. Trop veinarde. Il attendait devant chez la vétérinaire, patiemment. Ses vêtements, couverts de plâtre, laissaient penser qu’il travaillait dans le bâtiment. Je n’étais mieux vêtue, je l’avoue, couverte de poussière et coiffée plutôt à la mode, mais oui vous savez, les cheveux en pagaille, dans tous les sens et que tout le monde trouve ça trop super fun top tendance. Bref, la classe incarnée la wawaa, le charme à l’état pur, un sex appeal du bâtiment , à coup sûr ou pas. Le monsieur, donc, n’arrêtait pas de me faire des sourires niais. Pourtant, vu l’avancée fulgurante de sa calvitie très mal camouflée par ses cheveux mi-long et ses quelques rides naissantes, il aurait presque pu être mon père. Et je ne suis pas gérontophile. C’est juste que les vieux m’aiment bien. Quand je vous dis que je suis une veinarde, moi. Manque de bol, après ses multiples sourires, il a émis des sons qui formaient des mots qui eux-mêmes formaient des phrases. « ALERTE ROUGE, il me parle », pensais-je à ce moment là.
Lui : « Vous êtes dans la maçonnerie ? », bien sûr cette remarque ne m’étonna point, moi qui était blanchie par les poussières des gravats et bloquais la route pour qu’un camion de matériel décharge une livraison.
Moi : « Non non ! »
Lui : « Vous faites des travaux ? ». Non non, j’élève des chèvres de Patagonie dans ma cave.
Moi : « Et oui, avec mon papa ! ». Précision très importante, pour dire que Papounet n’était pas très loin et qu’il pouvait à tous moments venir lui casser la gueule et à la limite pour faire genre que je suis très jeune. Mais, en fait, je crois que je fais mon âge.
Lui : « Vous savez si le vétérinaire va arriver ? », je ressemble au type moustachu et en short rouge de la pub 118 218 ou quoi ?
Moi : « Aucune idée »
Lui : « En fait, un rapace s’est cogné sur ma voiture, alors pour le sauver je l’ai amené ici. Ah ha ha ha, riait-il fièrement. Je me suis pas gêné moi, je me suis arrêté comme ça, au milieu de la nationale, j’ai bloqué la route pour le ramasser. » Mouais, joli geste, un peu dangereux, mais ça part d’une bonne conscience écologique, mais cela ne va pas pour autant m’attendrir et je suis pas spécialement sensible aux prouesses chevaleresques modernes.
Moi : « Oh chouette ! », oui c’est un jeu de mot, rapace, chouette …j’ai osé, mais j’étais la seule à comprendre, et je m’en contrefiche.
Lui : « Il est sonné ! »
Moi : « Normal. », ou l’art de la réponse juste pour répondre.
Lui : « Vous voulez le voir, mon oiseau ? »
J’esquissai là un sourire en tournant la tête, m’esclaffant intérieurement du fait de toute la puissance sémantique que pouvait prendre cette question en dehors de ce contexte.
Moi : « Si vous voulez ! »
Il ouvre son coffre. Un joli rapace à l’œil quasi-ouvert est tapi sur le fond. Je m’éloigne un peu, car non seulement de devoir surveiller les voitures qui arrivaient, j’ai eu la crainte que, dans un élan de frayeur, le volatile assommé veuille tout à coup me bouffer l’œil.
Lui : « On est bien là au soleil, pis c’est joli ici, hein ? » PITIE, PITIE ! Pas la conversation sur la pluie et le beau temps ! Pitié ! Je veux pas !
Moi : « Oui, le printemps arrive ! »
Lui : « Vous faites les travaux vous-mêmes ? », tiens ça te repasse maintenant, surtout que je te l’ai déjà dit !
Moi : « Oui, c’est moins onéreux ! »
Lui : « Si vous avez besoin d’un carreleur, hein ! »
Ah mais en fait, il me drague même pas, il cherche du travail ! SALE GOUJAT VA ! En même temps, je préfère ça. Il commence à me raconter qu’il se plait dans le Sud-Ouest. Ouf, la véto arrive, je suis sauvée. Je jette un œil au fond de la ruelle, mon papa me dit de venir, ayé ! Tout est déchargé ! 4 palettes de parpaings (350 en tout), 2m cubes de sable et 5 sacs de ciments.
C’est à ce moment là qu’il faut s’encourager psychologiquement et se dire que c’est une journée pleine de transpiration et de douleurs musculaires qui s’annonce. Mais comment rentrer tout ça ? Mon papa est véritablement le plus intelligent des pères, et je ne dis pas ça par flagorneries parce qu’il fait les travaux, non, c’est le plus intelligent des papas, point. Il a agrandit le soupirail de la cave qui donne dans cette ruelle et on a tout passé par là. Il a d’abord empoigné sa pelle pour rentrer le mètre cube de sable sans caillou. Pendant ce temps là, dans la cave, je remplissais au fur et à mesure la brouette pour amener ledit sable à un autre endroit. Pelleter, c’est amusant. Pousser une belle brouette jaune aussi. Une fois qu’il eût fini, il est venu m’aider. Une fois le gros tas de sable déplacé malgré quelques péripéties avec cette brouette jaune qui n’a de flamboyant que sa couleur, nous étions bien content d’avoir déjà fait ça. Ce qui est fait, n’est plus à faire.
Nous avons continué notre sport par les parpaings. Chacun avec nos gants pour protéger nos mains des agressions intempestives de ces derniers, moi dans la rue et lui dans la cave, nous avons rentré, un à un les parpaings de 14 kilos et ceux de 7 kilos. Les gens qui passaient en voiture semblaient intrigués. Les gersois seraient-ils vieux jeu ? Une femme qui travaille avec ce genre de matériau, est-ce si choquant ? Nous avons pris un bon rythme, ce qui nous a permis de rentrer un première mètre cube de sable et deux palettes de parpaings en 1h30. Midi sonnait, et nos estomacs hurlaient famine. Nous avons donc laissé le reste là, bien collé au mur sur le trottoir, pour rentrer chez mes parents , manger les délicieuses lasagnes que ma maman nous avait mis au congélateur avant de partir une semaine en vacances. Après avoir repris des forces, nous sommes retournés chez moi pour terminer les deux dernières palettes et le dernier mètre cube de sable. Mais l’après-midi, ce n’est pas pareil, la vitalité est moindre.
Les dames âgées qui passaient par-là étaient bien curieuses. « Vous êtes le maçon ? ». « Non, je suis la propriétaire, répondis-je fièrement », « Vous faites des travaux ? ». Non, j’élève des chèvres de patagonie dans ma cave, j'ai dit. Un peu plus tard, un parpaing m’agressa impunément : crak, sur le mollet, me voilà donc orné d’une belle griffure entourée d’un bleu « hématome » charmant. 1h30 s’est écoulée depuis le premier parpaing de l’après-midi, quand nous avions fini de rentrer tout ça, et après que j’eus balayé le trottoir et la route pour effacer toutes traces de nos activités, les deux vieilles dames sont repassées ne pouvant s’empêcher de faire remarquer que nous avions fait place nette. Et au final, ma cave est bien pleine !
Gersicotti Gersicotta et les croix gersoises.
Pondéralement vôtre parle aussi de parpaing !
Un mot un jour préfère la brique rose !
vendredi 27 février 2009
Humour glissant ...

Peut-être eût-il mieux valu que je ne publiasse rien ( pardonnez mon subjonctif probablement erroné) aujourd'hui, non ?
mercredi 25 février 2009
Faut-il interdire la niaiserie en pièce jointe ?
Quelle fausse joie chaque fois que mes boîtes mail m’annoncent que des tas de courriers électroniques sont parvenus jusqu’à moi. Je suis toujours d’un enthousiasme à l’idée d’avoir enfin reçu un courrier intéressant, mais ce n’est jamais ce que je crois. Alors je me désole. Je ne parle pas des spam et autres publicités indésirables concernant des agrandissements fulgurants du pénis que je n’ai point, ni des adorables messages qui me proposent une perte de poids fulgurante de 28 kilos en une semaine seulement, ni des formidables voyances gratuites de Fernanda, extralucide d’exception qui révèlera tout sur mon trépidant avenir … Je parle là d’emails constructifs m’annonçant si possible des bonnes nouvelles, des informations trépidantes, quoi. Sauf qu’en dehors de ces maudits spams, je reçois encore et toujours ces horribles e-mails dont le sujet commence par « FW » ou « TR » et qui ne sont que de glaciaux renvois aux uns et aux autres, sans aucune personnalisation du contenu liée au destinataire. J’avais déjà comparé leur propagation à celle de la redoutable épidémie du H5N1.

(nous noterons quelques fautes d'orthographe, mais je ne vais pas trop critiquer, j'ai une sale tendance à en faire pas mal dernièrement.)
Parfois, je l’avoue, il y en a quand même des pièces jointes dans ces courriels, qui me font rire. On dira que par désespoir de ne recevoir que ça, je les ouvre quand même, histoire de. Quand ils arrivent par vingtaine c’est assez effrayant et parfois sur une même journée, parce que vous avez des amis qui se connaissent (et dans ce cas là cette communauté amicale est un véritable handicap ! ), vous recevez trois ou quatre fois l’e-mail qui vous demande de compatir à la cause de Noélie, 1 an, sans quoi elle va mourir. Sauf que ça fait des années que cet e-mail tourne (pis on vous précise bien que si vous ne le faites pas tourner, vous êtes un être sans cœur, indigne, cruel, abjecte et sans aucune humanité). J’espère quand même pour elle qu’elle est entrée en CP depuis le temps ! Il m’est arrivé également de recevoir environ 10 000 fois voire 10002 fois l’e-mail qui propose une panoplie d’hommes musclés à moitié nus devant lesquels je ne m’esbaudis jamais. MAIS QU’EST-CE QU’ELLES VEULENT QUE JE FASSE MES COPINES AVEC DES PHOTOS ? JE VAIS QUAND MÊME PAS ME TRIPOTER DEVANT MA BOITE MAIL EN MATTANT CES APPOLONS FIERS D’ETRE BEAUX ! Ce serait indécent tout de même.

Non seulement de gravement se la péter, il tire une sale gueule, il est mal rasé et en plus il sait même pas raccommoder ses pantalons ... oh mais que vois-je, un petit bourrelet sur le ventre ? Et c'est ça un mec parfait ! REMBOURSEZ !
Mais tout cela, n’est pas le pire, non. Souvent, j’ai la chance de recevoir de magnifiques diaporamas attendrissants avec des chatons, des bébés, des chiens, des couples d’animaux insolites et trop mignons. Et même s’il est vrai que sur ce blog je me sois déjà laissée aller à élogieusement parler de mon magnifique défunt chien et de mon sublime chaton qui est le plus beau chaton de la terre (que cela soit clair ! ), c’est uniquement sur cet espace que chacun visite librement et non pas en pourrissant les boîtes mails des mes contacts avec des tas de photos. NON MAIS HO.
Je ne veux surtout pas manger le gâteau qui sera fait là dedans !
Et puis il y a le summum de la niaiserie qui va bien au-delà d’un attendrissement profondément bisounoursesque.

Et merde ! Mais pourquoi on m'aime bien ?
Il y a ces fameux e-mails qui déclarent l’amitié qu’on vous porte, qui vous envoient des bisous sincères, qui vous souhaitent plein d’amour, et qui surtout vous précisent bien que si l’expéditeur est votre ami et que vous l’aimez tendrement il faut lui renvoyer. Beaucoup ont donc dû être déçus de voir que je ne leur avais pas renvoyé, ceci étant, je ne sais pas s’ils s’en sont rendus compte, jusque là, personne ne m’a jamais boudé.
C’est tellement mielleux, ça s’écrase comme un pot d’confiture lâché sur le sol, c’est trop sucré, c’est écoeurant. N’empêche que si on taxait cette niaiserie « forwardée » par e-mail, on renflouerait largement les caisses de l’état, non ?
Gersicotti Gersicotta aime la montagne !
Pondéralement vôtre aime les vaches !
Un mot, un jour aime Toulouse !
mardi 24 février 2009
Une envie pressante ?
Bon appétit !
Cric crac paf badaboum. Nous sommes venus à bout du sol boisé du salon que nous avons terminé de démembrer hier matin. La maison est vraiment très intrigante. Au rez-de-chaussée, qui comprend le salon, les toilettes, un cellier et la cuisine, seule cette dernière possède un sol avec une chape en béton et un carrelage, certes très moche avec ses nuances de vert et de violet, mais carrelage quand même. Les autres sols sont composés de plancher. Le Salon, bien séparé de la cuisine par la cage d’escalier, passe encore, mais le Cellier et les Toilettes jouxtant cette même cuisine, c’est assez farfelu, je dirai même fichtrement tarabiscoté ! Cette configuration laisse à penser qu’une partie de ma maison a été ajoutée bien après la première partie, d’ailleurs dans les murs on a trouvé des squelettes d’anciennes portes. Ah ah ! Les vils tricheurs ! Ils croyaient qu’on allait pas voir que c’est du rabibochage immobilier ! Mais nous on pète tout, forcément on finit par voir ce qui se passe la dedans. Bref, en ce qui concerne le sol du salon, c’est terminé pour lui, paix à son âme de plancher qui avait dû se faire piétiner par des tas de pieds depuis le temps.
Nous avons donc pété les murs du cellier et des toilettes pour unir leurs surfaces respectives à la cuisine et en faire une cuisine extrêmement grande, la cuisine de mes rêves, une cuisine comme celle de Mamounette, une cuisine avec plein de place dedans, bref, une cuisine parfaite pour cuisiner parfaitement. Après quelques coups de marteau, il ne fallait pas avoir une folle envie de se vider la vessie ou l’ampoule rectale. A moins d’aimer quand ça pique aux fesses.
Le lendemain, après un bon coup de nettoyage, mes toilettes recommençaient à retrouver leur splendeur originelle, ou presque. Même si l’intimité devenait « extimité ». Fan d’exhibition ? J’ai pour vous le parfait plan architectural pour vos WC : ouvert sur la cuisine, le salon, aucun mur autour et avec une vue par le bas. Facile à réaliser avec un marteau et une bonne dose d’huile de coude !
Mais aujourd’hui, j’ai décidé que cette configuration n’était vraiment pas acceptable, et que même si le côté pratique du « tout en une cuisine » m’enchante, la présence des commodités n’est pas ce qu’il y a de plus appétissant. Alors fichons les en l’air ces toilettes ! De toutes manières ça tombe bien, le plancher sur lesquels ils sont posés doit être sauvagement arraché.
Ouais, y'a des restes mais c'est pas ce que vous croyez !
En voyant ce tuyau dépasser, j’ai tout à coup cru qu’un sous-marin nous observait c’est pourquoi j’ai décidé spontanément de lui donner un petit nom très charmant « Koursky ». C’est chou hein ? Mais Koursky a fini bien seul après qu’on lui ai retiré ses amies les poutres pleines de poussières, de clous et de toiles d’araignée. Et puis avant de partir on lui a quand même mis un bon gros papier dans la bouche, parce que Koursky a quand même tendance à refouler grave du goulot …
Gersicotti Gersicotta regarde le soleil se lever
Pondéralement vôtre aime les vaches !
Un mot, un jour, aime Toulouse !
lundi 23 février 2009
Céç@ : mon "heure de gloire" au jardin de Massey, à Tarbes.
Récemment en consultant mes comptes bancaires sur la toile, message, message, message. Message. Message. Ca clignotait. Clic. Objet : Céç@nautes Wanted ! Sont fous ! Mais qu'est-ce qu'ils disent ? Céç@quoi ? Mais ? Clic intrigué.
Le message curieux en question, portait à ma connaissance le concours Internet Céç@ organisé par la fondation Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne qui vise à promouvoir et récompenser les meilleures réalisations sur le net et se décline en trois catégories :
-L'humanitaire et le social
-Le culturel et l'artistique
-Le territoire Pyrénées Gascogne
Évidemment, la troisième catégorie m'a fait des clins d'yeux monumentaux ! J'étais enjouée à l'idée d'y inscrire mon blog consacré au Gers et qui déborde un peu des frontières gersoises : Gersicotti Gersicotta. Pourquoi ? Parce que Gersicotti Gersicotta n'a qu'une envie : promouvoir au maximum le Gers et alentours et ce concours est l'occasion de mieux le faire connaître. Et puis, il y a 1500 euros à la clef, ce qui pourrait m'aider à améliorer mon site mais aussi à financer le matériel qui me permet quasiment chaque jour de mettre en valeur mon département d'adoption que j'aime, j'adore et j'adule. Allez hop, je remplis le questionnaire, et pif paf pouf clic voilà mon blog inscrit. Suite à cette inscription, j'ai reçu un petit e-mail adorable me conviant à venir jouer les stars devant une caméra à Tarbes. Le but était surtout de réaliser une courte séquence vidéographique de présentation de Gersicotti Gersicotta mais aussi un peu de moi, après tout c'est moi la star non ? J'avais donc rendez-vous à 14h le jeudi 19 Février dans le sublime jardin de Massey à Tarbes.
Je voulais tellement être à l'heure à ce rendez-vous que j'avais préparé à l'avance dans ma tête ma folle matinée de travail, pour pouvoir finir à l'heure et rentrer à temps chez moi pour me préparer. Mais une livraison de boisson bien bourrue et des tas de bouteilles à caser dans mon rayon m'ont pris pas mal de temps depuis 6h du matin, sans compter qu'à 8h30, alors que je m'apprêtais à avancer un peu en enregistrant mes commandes, on m'a annoncé qu'il fallait nettoyer les vitres des portes d'entrée et de sortie. Je vous laisse deviner Ô combien j'étais ravie de cette activité improvisée, imprévue, indésirable à ce moment là. Mais comme je n'avais rien dit de ma petite escapade pour ne pas être trop assaillie de questions indiscrètes, on ne pouvait pas deviner que je ne voulais pas perdre une minute. Je n'ai donc pas pris de pause, voulant terminer à 10h30 pile, comme prévu. C'est d'ailleurs ce matin là que j'ai fait ma splendide chute dans le bureau de la direction en ratant la chaise à roulettes au moment de m'asseoir. Au moment où je finissais mes commandes et qu'il était 10h25, ma main droite à eu l'idée fantastique de faire tomber une bouteille de bière. Et la bière, c'est un liquide qui ne pardonne pas quand il est un peu malmené : j'ai donc fini la matinée avec la serpillère à la main, à ramasser des bouts de verre et avec une appétissante odeur de bière très difficilement dissimulable. Ceci étant, à 10h35 j'étais dans la voiture !
Une fois chez moi, plus une minute à perdre ! Je devais partir au maximum à 12h45 pour car pour aller à Tarbes il me faut une petite heure, et je n'aurais pas voulu être en retard. Je me suis donc ruée sous la douche. Après avoir mangé un délicieux hachis Parmentier réalisé par mon cordon bleu de maman, c'était le moment de l'opération spéciale des grandes occasions, le BCMH : Brushing, Coiffage, Maquillage, Habillage. Ouais, ça m'arrive fréquemment en ce moment de faire la fille, je vais commencer à m'y habituer si ça continue ! Et donc, suite à un BCMH endiablé, pif paf pouf, 12h37 dans la voiture. Je préférais partir plus tôt, parce que si j'étais déjà allée à Tarbes, le jardin de Massey, ça ne me disait rien du tout. En roulant entre Castelnau Magnoac et Lannemezan, je me suis esbaudie toute seule dans voiture en apercevant la légère silhouette des Pyrénées en filigrane à travers un fin voila blanc. Lannemezan avait encore des traces de la neige qui avait sévi par chez nous la semaine d'avant, "Elle tient bien la neige ici" me dis-je. Oui, je me parle à moi-même quand je me balade, et alors ?
Une fois à Tarbes, sachant que le jardin se trouve pas loin de la gare, je prends donc, avec grande ruse et intelligence, la direction de … la gare ! Oui je sais je suis très maligne quand je veux, d'ailleurs au collège, parce que j'avais marqué un but alors que le gardien n'était pas là, le prof m'avait dit que j'étais rusée comme un renard. CQFD. Et, pour en revenir au jardin Tarbais, comme par enchantement, je tombe pile poil devant le jardin de Massey. C'est pas beautiful ça ? C'est bueno, comme le Kinder. Je me gare donc, en prenant soin d'éviter toutes les places où il faut faire un créneau (parce que j'avais la voiture de mes parents et que j'ai toujours l'impression qu'elle fait la longueur du paquebot France), quitte à faire trois fois le tour du jardin en voiture, je m'en fous, je suis à l'avance. Mais je ne cherche pas bien longtemps. Je trouve une place qui pouvait laisser rentrer 3 ou 4 fois la voiture. 13h35. "Chic, je vais pouvoir me balader un peu !".
Une chance inouïe, il faisait plutôt beau temps. Cela nous changeait un peu, après une longue période d’abondantes précipitations. Il va de soi que, durant les 25 minutes que j’avais à combler avant de rencontrer les représentantes de ladite fondation, vous pensez bien qu’armée de mon appareil photo, je n’ai pu m’empêcher de visiter les alentours. Déjà, en sortant de la voiture, une maison dans une rue jouxtant le jardin a retenu mon attention.
Mais quelques pas dans le jardin ont suffit pour me coller un grand sourire en voyant ce petit bout magnifique de campagne en plein milieu de la ville avec ses arbres verdoyants, ses mares, ses rigoles et son magnifique musée.
Mais aussi son kiosque à musique, son cloître, sa serre de plantes grasses et exotiques…
Sans oublier les volatiles qui traînent par-ci, par-là, ces paons, oies, canards qui donnent encore plus de vie à cette nature.
L’heure du rendez-vous approchait. 13h55. Il fallait que je trouve la bibliothèque municipale qui se trouvait juste à côté. Ma solution ? Marcher le long du jardin, jusqu’à ce que je la trouve. Je n’ai pas cherché longtemps. Puis deux femmes souriantes sont arrivées : Hélène et Carine m’ont accueillie dans la joie et la bonne humeur. Après avoir expliqué tout en marchant en quoi consistait Gersicotti Gersicotta, nous avons rejoint le kiosque à musique.
Hélène m’a donné une liste de questions pour structurer mon discours face à la caméra. Heureusement ! Car même si j’ai toujours de quoi dire, c’était plus facile de s’exprimer avec une ligne directrice ! Nous avons fait plusieurs prises à cet endroit, avec les mêmes questions : de face, ma tête à droite, ma tête à gauche, de profil. C’est que c’est dur comme travail être une star ! Mais moi, ça m’amusait beaucoup, du coup j’y mettais du cœur. Et puis, Carine et Hélène sont franchement adorables, rien à voir avec les réalisateurs hargneux qu’on nous fait voir parfois à la télé et qui vous engueulent pour un bafouillage de trop ! Leurs continuels sourires et leur enthousiasme débordant nous portent, nous motivent.
J’ai ensuite eu l’honneur d’être filmée en train de marcher vers un petit pont charmant, tout de bois vêtu, du bois aux arabesques captivantes et donnant par-dessus un petit plan d’eau. J’ai donc marché. Un pas devant l’autre, me promenant.
Je ne sais pas si elles avaient su évaluer mon grand potentiel à faire l’andouille, mais non loin de là il y avait une fontaine. Me voilà donc à être filmée apparaissant soudainement juste derrière. Puis un peu plus loin, surgissant des arbres.
Nous avons terminé nos prises vidéo dans le joli cloître, non sans peine. L’endroit me plaisait, c’est pourquoi je l’avais proposé. Il faut dire que dans le Gers, il y a pas mal de cloître à visiter, comme à La Romieu ou à Flaran, du coup, être filmée là, c’était un peu comme être filmée en plein cœur du Gers, d’autant plus que la verdure alentours rendaient le contexte très ressemblant. Je me suis donc installée contre l’énorme pierre polie. Au moment où nous allions commencer les prises, un groupe d’enfants est passé. Mais ce n’étaient pas les bambins les plus farceurs, non ! Leur animateur ou instituteur s’est empressé de faire des commentaires « Hey, regardez la dame, elle pose pour la photo ! », ajoutant « Si vous voulez je n’ai qu’un mot à dire et on vous fait de l’animation ». Ce serait avec plaisir monsieur, mais là c’était moi là star, non mais ho ! Après ce passage plutôt joyeux qui nous a beaucoup fait rire toutes les trois, c’est le camion des jardiniers qui est arrivé…émettant un « bip bip bip bip bip bip bip » continuel et plutôt abasourdissant. Le camion transportait des arbres à plusieurs endroits du Jardin, c’est pourquoi nous nous sommes dépêchées de faire plusieurs prises entre chaque aller et retour du camion. Mais, nous étions en plein soleil, l’air était doux, les lieux agréables, je n’ai même pas trouvé le temps long tellement mes yeux allaient et venaient dans ce superbe décor.
Après avoir terminé cette réalisation « cinématographique », nous avons un peu marché, fait un peu plus connaissance, puis nous nous sommes séparées, toujours dans une pluie de sourires après cet agréable moment passé dans la verdure de ce splendide jardin de Massey à Tarbes. De mon côté, il fallait que je retraverse le jardin pour rejoindre ma voiture, c’était encore que du bonheur !
Quant au concours, si vous êtes du coin et que vous avez une réalisation internet à promouvoir, n’hésitez pas à vous s’inscrire sur le site de la fondation, vous avez jusqu’au 25 Avril pour proposer votre candidature !
Et pour la petite vidéo, elle sera en ligne dans quelques semaines, je vous tiendrai au courant et vous pourrez voir à quel point je suis vidéogénique , après ça, vous direz vous aussi que je suis une star, tout naturellement (et modeste ! ).
J’aurais pu en parler sur Gersicotti Gersicotta, mais j’aimerais publier là-bas plutôt un article racontant l’histoire du Jardin de Massey que je considère comme un petit bout de Gers au milieu de la ville…à suivre donc !
dimanche 22 février 2009
C'est tout cassé ! (bis)
Hier était la plus longue journée du mois. Déjà pour commencer, le matin je me suis levée à 4h45 pour rien. Pour rien du tout. Enfin si, pour prendre ma douche et me rendre au boulot. Sauf que je n'ai pas reçu mes palettes de boissons, comme chaque samedi. Du coup, je me suis retrouvée dans les biscuits à me battre avec les boites qui ne faisaient que tomber parce que j'ai des gros doigts qui n'ont pas l'habitude de ses petites boites légères. Après avoir réglé leur compte aux biscottes, j'ai eu le droit d'aller mettre en place mon rayon, à moitié vide, puisque je n'avais pas eu de livraison. C'est ballot ! C'est ainsi ! L'après-midi, même si je me suis occupée de faire un bout de lifting à mon rayon de l'eau , j'ai trouvé le temps long. Très long. Extrêmement long. Jusqu'à la dernière seconde. 18h59 et 59 secondes, j'avais compté ma caisse et je pouvais partir ! 19 h ! J'étais à l'heure ! Et surtout, en congé, pour deux semaines. Et oui ! Jusqu'au 7 Mars, je suis en congés ! Congés ! Congés ! J'aime bien ce mot "congés" ! Et être en congés signifie pour moi avoir plus de temps pour aider mon père à faire les travaux chez moi et en même temps, de bien avancer tout ça !
Et aujourd'hui, dimanche, après m'être levée à 6h15 parce que mon horloge biologique est formidablement bien réglée, dès 8h du matin nous étions sur les lieux pour encore une fois tout péter , du moins continuer à trucider le plancher que nous allons transformer en quelque chose de vachement plus solide, vachement mieux isolé et vachement plus économique du point de vue de l'énergie. Bref, en gros y'a des trous partout, ça fait encore plus grand, et ça fait aussi plutôt peur.
Mais le problème dans ce genre d'entreprise destructrice c'est que ce que l'on casse, coupe, détruit, il faut le ramasser et l'enlever du chantier, sinon les conditions de travail se détériorent rapidement. Et franchement, quand il s'agit de s'amuser à monter des poutres en chêne par l'escalier, de les charger dans la voiture et de les décharger, faut vraiment réveiller le gros Hulk superpuissant qui sommeille en nous pour ne pas succomber à une faiblesse musculaire douloureuse … Mais avec Papounet, c'est nous les plus forts, alors les poutres en chêne hyper lourdes, on les a poutrées ! Tel est pris qui croyait prendre !
Ah oui et sinon demain … on continue, et moi je vais songer à me reconvertir dans le culturisme !
Gersicotti Gersicotta aime les oiseaux migrateurs !
Pondéralement vôtre aime les vaches !
Un jour, un mot s'enflamme d'un rien !
samedi 21 février 2009
Accidents de travail ?
Travailler dans un supermarché tôt le matin, à charger des marchandises, n’est pas sans risque. Placer les produits sur les étagères en fer expose nos mains à de multiples écorchures qu’on ne sent même plus, à la longue. Grimper sur les escabeaux, bien qu’extrêmement stables, peut potentiellement engendrer une chute à réception douloureuse. Tirer des palettes d’une demi tonne ou d’une tonne peut déplacer une vertèbre. L’utilisation d’un cutter peut provoquer des hémorragies digitales.
Moi, il m’arrive souvent des trucs très bêtes. Comme vous le savez, je bosse dans le rayon des boissons. Un matin alors que je m’appliquais à ranger correctement les packs de petites bouteilles de Volvic, j’ai failli mourir assomée. Oui ! ASSOMEE. Et pourtant, je suis d’un gabarit robuste, moi. Il restait une place et sur ma casquette (une casquette dans le jargon de supermarché n’est pas l’accessoire que l’on pose sur sa tête pour se protéger des rayons néfastes du soleil, mais la dernière étagère d’un rayon sur laquelle on laisse une partie de notre stock pour pouvoir recharger le rayon rapidement), il y avait un de ces packs qui attendaient là, tout seul, abandonné, ne demandant qu’une chose, être enfin acheté, espérant que chacune de ses petites bouteilles partageraient leur liquide avec de nombreuses sécrétions salivaires. Je m’égare au gorille. N’ayant pas d’escabeau sous la main, et sûre de ma capacité à jouer au gogo gadget au bras, telle l’inspectrice gadget des temps modernes, je tentai de l’attraper mais en vain. Je me souvins alors que j’avais deux pieds qui pouvaient me grandir, je m’en suis servi. Mon index arriva à choper le plastique du pack et je jubilais de l’avoir enfin dans mes mains. Quand soudain, le drame arriva. Mon index, peut être un peu trop crochu, perça le plastique et le pack complet se désintégra, éparpillant ses bouteilles. L’une d’entre elle vint violemment percuter mon visage et plus précisément mon œil droit. Je fus littéralement assommée, un peu chancelante. Un collègue, qui m’aidait à ce moment là, accourut affolé, car je titubais légèrement. Allais-je mourir de l’œil droit, comme ça, sur mon lieu de travail, injustement, hasardeusement ? Et bien non, je vous rassure, j’ai encore mes yeux, et ils sont deux ! Je n’ai eu qu’une toute petite trace violette discrète sur le coin de l’œil, qui fût légèrement douloureuse quelques jours, mais quand même ! J’aurais pu devenir borgne rien qu’à cause d’une vile petite bouteille de Volvic ! On ne sait jamais de quoi est capable une petite bouteille d’eau et je suis intimement convaincue que si j’avais eu la bouche grande ouverte, elle aurait tenté de m’étouffer, ou pire de me noyer !
Et parfois, nul besoin d’une bouteille de Volvic pour être en danger. Etre seulement maladroit est suffisant. Jeudi matin, alors que j’avais fini tout ce que j’avais à faire, je me suis dirigée vers le bureau de la direction pour y signer les bordereaux de livraison, ma signature prouvant que j’ai bien vérifié que tout ce qui est facturé est arrivé à destination et que j’ai relevé les anomalies. J’entre donc et au lieu de me pencher je décide de m’asseoir, histoire de ne pas me péter le dos à rester courbée par-dessus le bureau. La chaise roulante est juste derrière moi, je n’ai qu’à m’asseoir tranquillement. Mais mon tendre pied droit, ce petit farceur, a d’un pas léger poussé le pied roulant du siège qui s’est reculé au moment où je laissais gracieusement tomber mon cul en arrière. Je comprends tout à coup ce qu’est la gravité. Je sens mes fesses s’écraser sur le carrelage glacé, mon bras droit se comprimer sur le mur et ma tête se cogner dans une petite desserte de plastique. Je me retrouve les quatre fers en l’air, en me demandant ce qui venait de m’arriver. Quand je comprends, j’éclate de rire. D’abord parce que je suis ridicule, allongée là, les deux jambes en l’air, ensuite parce que je me dis que la scène vue de l’extérieur devait être drôlement hilarante. Personne, en plus, ne fût là pour admirer le spectacle acrobatique dont je venais d’être l’auteur malgré moi ! Et quand je l’ai raconté à mon patron, en lui quémandant ma facétie involontaire issue de la vidéo de surveillance du bureau, il m’annonça que cette partie là du bureau n’était pas soumise à la curiosité des caméras. Dommage, je suis sûre que j’aurais pu gagner du pognon en l’envoyant à Vidéo Gag ! Si on peut même plus monétiser ses propres maladresses …
Et pour ceux qui s’inquièteraient éventuellement des possibles séquelles dues à cette terrible chute, je suis suffisamment solide pour n’avoir aucune ecchymose. C’est que non seulement d’être solide, c’est bien rembourré, une wawaa !
vendredi 20 février 2009
Chat informaticien …
Avoir une maîtresse blogueuse compulsive, accroc à internet et à son ordinateur, ça n’aide pas.
Gersicotti Gersicotta vous présente le Château de Flamarens.
Etre une femme dans le monde...

Pourquoi donc organiser une Journée de la femme ? Je me le suis longtemps demandée ! A l'heure où la parité est un fait qui commence à être acquis dans notre société, j'ai toujours trouvé que cela rappelait la différence homme/femme et que cela allait à l'encontre de cette égalité sexuelle longtemps prônée. J'étais de celles qui scandaient que la journée de la femme ça devait être tous les jours, tout comme la journée de l'homme. Mais je me limitais à notre société actuelle, le monde dans lequel je vis, à mon quotidien bien rythmée, aux considérations qu'on me porte à moi et qui font celle que je suis, une femme cultivée, honnête, travailleuse, avec des ambitions, des projets, des activités diversifiées, une femme tolérante aussi. Mais les femmes, de partout dans le monde, ont-elles cette chance de s'épanouir comme j'ai pu m'épanouir moi-même ?
Non. Si je prends l'ensemble des femmes qui peuplent ce monde, je suis une exception. Et ce "non" me fait peur. Nous sommes dans une société moderne, où l'on fait l'éloge de l'humain, de sa grande supériorité sur le monde animal, de son intelligence presque considérée suprême, où l'on en parle comme un être sensible, doté d'émotions, de grands sentiments, et encore aujourd'hui, il y a des femmes battues et désespérées qui restent soumises, silencieuses et qui subissent parce qu'elles n'ont pas le choix. Il y a des femmes qui meurent de faim. Il y a des femmes qui sont obligées de vendre leurs corps pour subsister aux besoins de leur famille, comme elles disent "elle n'ont pas le choix". Il y a parmis elles des tas de femmes qui, issues de famille très pauvres, n'ont pas eu cette chance inouie de pouvoir faire des études, simplement aller à l'école, recevoir une éducation de base pour mieux survivre dans cette société injuste. De ces femmes courageuses, analphabètes malgré elle, qui affrontent la vie comme elles le peuvent, il y en a des millions de part le monde.
L'arme qu'il faut leur fournir c'est tout simplement "l'éducation". Apprendre à lire, à écrire, connaître les lois, ses droits, savoir compter, apprendre la vie, la vraie, l'hygiène, comprendre la maladie, exercer sa pensée, permettrait à ces femmes d'avoir une vie décente, de trouver plus facilement un travail, comprendre les enjeux de la contraception, gérer ses comptes, développer des loisirs, des passions, de mieux protéger et soigner leur famille et ainsi de progressivement enrayer la pauvreté qui les entoure, et faire en sorte qu'elles influences leurs propres amies et enfants, garçons y compris, à grandir à l'école !
J'admire donc le travail de terrain effectué par L'association Aide et Action qui avec ses partenaires, contribue à l’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation de plus cinq millions d’enfants et d’adultes à travers le monde.
Et pour la première fois, j'ai envie de donner un autre sens à la journée internationale de la femme : ce n'est plus que l'histoire d'un combat pour une égalité entre hommes et femmes car une journée ne suffit pas, c'est bien plus que ça, c'est dire "J'ai de la chance, et les autres femmes alors ?", c'est se poser les bonnes questions et se demander ce que veut dire vraiment "humanité et solidarité", c'est se sortir de sa petite vie bien rangée, et de se demander, "ET LES AUTRES FEMMES ? QUE VIVENT ELLES ?"
Elles protègent, elles cajolent, elles maternent, elles donnent, elles crient, elles se battent, elles capitulent, elles se soumettent, elles aident, elles reçoivent, elles aiment, elles sourient, elles souffrent, elles pleurent, elles mettent au monde… Ont-elles les mêmes chances que moi ? Faisons de ce jour un symbole, sans oublier que tous les autres jours le combat continue.
jeudi 19 février 2009
Il y a un an, ici-même : mes premiers écrits !
Journée chargée aujourd'hui et la boîte crânienne endolorie ! J'ai plein d'idée d'articles mais une flemme ravageuse ! Donc une fois n'est pas coutûme, un peu de recyclage ! Il y a un an (bon ok, un an moins un jour !), je postais ici-même une de mes toutes premières cartes postales ...Souvenirs souvenirs !
Carte Postale.
Quand
j'avais 6/7 ans et que j'apprenais à lire et écrire, j'adorais écrire plein
d'histoires (ouais déjà ! ). Mais comme je n'avais pas encore un vocabulaire
écrit très étoffé, je ne connaissais pas l'orthographe de beaucoup de mots,
comme la plupart des petits scripteurs de cet âge. Je fonctionnais en écrivant
phonétiquement ce que je voulais dire et surtout en fonction des mots que
j'avais déjà appris. Si bien que, ça pouvait être très effrayant. Ceci étant,
je ne trouve pas ça pire que la manière d'écrire de certains internautes ou
certaines personnes !
Récemment, on a retrouvé chez moi, une vieille carte postale que j'avais envoyé à ma grand-mère. Pour mieux comprendre la suite, c'est une carte postale de la ville où elle habite et habitait déjà à l'époque.
Je lui adresse donc le message suivant, assez hilarant du point de vue de son contenu:
Traduction en français correct et ponctué : "Bonjour Mamie, on a reçu ton colis et bien sûr aussi je te remercie pour la jupe bleue (1) et de toute façon tu sauras que c'est ta carte que tu m'as envoyée(2). Et pépé, il va bien? Tu me diras s'il a pris des kilos (3). Sylvie ******, gros baiser, Sylvie."
Moi je dis que ça ferait un très chouette objet d'exercice
dans un sujet du concours de recrutement de professeur des écoles non?
(1) Ma grand-mère nous tricotais (et nous tricote toujours) des pulls, des jupes, des gilets …avec grande patience et grand talent.
(2)"C'est ta carte que tu m'as envoyée" se rapporte ici au fait que la carte vient de la ville de Mamie, je pense aussi que ma grand-mère avait dû ou me la donner ou me l'envoyer pour une raison dont je ne me souviens pas.
(3) Mon grand-père avait tendance à beaucoup grossir à l'époque…
































