Un peu de tout et de rien !

Blog qui parle de la trépidante vie de wawaa, de mouches, de musique, de trucs drôles, du CRPE, de livres, de bêtises, de trucs sérieux, un blog bien quoi ! Non?

samedi 31 janvier 2009

Un jour, un mot !

Les mots les mots les mots ! Ah les mots ! Combien le monde entier en prononce-t-il par jour ? Tous ces sons, ces sens, ces codes, cette ribambelle de mots ! D'où viennent-ils ?

Non contente d'avoir en plus de celui-ci, un blog Gersois et un blog Pondéral, j'ai eu l'envie de me lancer dans un blog étymologique.

Pourquoi ? ...Parce que l'étymologie j'aime ça, et que j'aime tout autant faire mumuse avec les blogs !


Bref, Un mot, Un jour, c'est par. Et par ici aussi. Et juste . Cliquez ici !

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vendredi 30 janvier 2009

Vrac immobilier.

Quelques nouvelles de ma maison dont je n'ai plus fait de photo dernièrement à cause de mon appareil photo qui n'apprécie pas trop la poussière mais je promets bientôt de faire un petit reportage photographique sur les divers changements survenus depuis l'abatage du mur du salon.

Et donc, depuis cet abatage de mur, 4 fenêtres on été posées : 1 dans ma petite chambre, 2 dans la grande chambre et 1 dans l'escalier. Mon père est un pro de la fenêtre ! Je suis assez fan de la mousse de polyuréthane : ça gonfle, ça gonfle , ça gonfle comme vahiné mais en vachement plus gonflé et surtout ça isole bien.

D'autre part, une poutre est entrée lundi dans la maison et non la moindre : 6m de long, 30 cm par 20 cm, bien plus lourde que moi. J'aurais bien voulu faire un reportage sur l'entrée de cette poutre gigantesque à l'intérieur de ma maison et surtout sur le convoi exceptionnel qui a été mis en place pour ce faire : un tracteur, quelques personnes, des gilets jaunes, des gants, une route à traverser et des roulettes fixée par mon papa sur la dite poutre pour faciliter l'affaire. Mais la programmation de l'événement à été avancé à un jour où je travaillais , du coup, je n'ai pas pu assister et participer au spectacle. Cette poutre est rentrée là avec des planches de coffrage de 4 m 50 de long et une autre poutre plus petite de presque 2 m.

Mercredi nous sommes allés ranger tout ce fouillis. D'abord nous devions monter les planches de coffrage de 4m50 au grenier. Mais 4 m 50 c'est très long, surtout pour la cage d'escalier, impossible de les mener par cette voie. Nous avons opté pour les passer par la première fenêtre de l'escalier où nous avions plus de volume pour manœuvrer. Il n'y avait que 12 planches hein, que 12 … Nous avons donc sorti la première planche, l'avons monté au grenier en revenant par l'escalier (le grenier est au second étage), cette opération a été répétée 12 fois donc. Et c'est comment dire ? Trop facile en fait. Bon ok, j'avais hyper mal au genou, j'ai poussé des petits cris de douleur tout le long, j'étais épuisée et surtout affamée ! C'est que ça creuse ! Nous avons déplacé la petite poutre de 2m dans la cuisine et je sais maintenant comment faut faire pour arriver à porter des trucs super lourds : faut gueuler. Net, simple, encourageant et accompagnant l'effort, le cri bestial primaire est d'une efficacité indubitable. Quand midi a sonné nous sommes rentrés manger. Ca creuse j'ai dit.

L'après-midi nous sommes allés surélever la poutre de 6m pour pouvoir la traiter. Manque de bol, mon genou a fait des siennes, mais il me semble que la terrible douleur indéfinissable tellement ça m'a fait mal, me l'a remis en place. Après quelques efforts et une promenade éphémère pour aller chercher des parpaing de 14 kg pour nous aider à la surélever, nous avons réussi à la percher sur des tréteaux. Mais mon papa, il est super fort et surtout super malin avec ses systèmes de levier.

Bref, ma première poutre, oui, même s'il y en a déjà d'origine, c'est ma première poutre à moi, que j'amène dedans, et ce sera la première poutre que nous allons y pose, donc MA PREMIERE POUTRE est là-dedans et attends d'être posée. D'ailleurs, je vais l'appeler Pierre. Non pas que je veuille rendre hommage à un ou des Pierre, c'est juste que ce sera comme la première pierre mais en poutre.

Et puis cet après-midi, en allant chercher une scie et des trucs violents qui piquent et râpent pour poncer par endroit ma fameuse poutre, j'ai craqué pour une cabine de douche soldé à quasi plus de 50% parce que c'était celle d'expo. Du coup j'ai aussi ma première douche, mais je peux pas l'appeler Pierre puisque ce nom est déjà pris par la poutre…du coup je ne sais pas quel nom je vais lui donner, z'avez pas une idée ?



Gersicotti Gersicotta admire la Cathédrale d'Auch !
Pondéralement vôtre a mal au genou !

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jeudi 29 janvier 2009

J'ai les boules !

Y'a des jours comme ça où on ferait mieux de pas se lever. Aujourd'hui c'était un peu ça. A 4h45 en me levant, déjà, je n'avais pas du tout envie de me lever, non. J'aurais bien remis la tête sous la couette pour dormir 2 ou 3 heures de plus. Mais à 4h53 j'ai osé sortir du lit, j'en ai frissonné d'effroi. En prenant ma douche, j'ai réussi à me foutre du shampoing dans les yeux. Tiens d'ailleurs en ce moment, j'utilise un autre shampoing, enfin c'est presque le même sauf que la bouteille est pas rose mais jaune. C'est le Elsève qui ultrahypermégalisse les cheveux. Ca ne lisse pas les cheveux comme le montre l'image mais c'est quand même pas mal.

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Et donc dans mes yeux ça piquait grave. Un était tout rouge comme une tomate voire comme une fraise des bois, c'est dire ! Un petit coup de sérum physiologique et c'est comme Mars, ça repart. Je bois mon chocolat, pis j'pars au boulot, vers 5h43. C'était bien chouette , le ciel était dégagé : on voyait bien toute la myriade d'étoiles haut perchées dans les fins fonds du système solaire et bien plus loin, tellement loin qu'à pied ça prendrait une éternité interstellaire. Du coup là je me suis dit quand même que me lever super tôt ça valait quand même un peu l'coup !


Arrivée au boulot je découvre avec stupéfaction qu'aujourd'hui, au lieu d'avoir 2 palettes de boisson à décharger j'en ai 5. Youhou, fun rigolo dites donc ! Bacchus et Dyonisos se foutent de ma gueule ou quoi ? Je savais que j'allais être un peu chargée, j'avais calculé 2 palettes et demi, mais 5 ? Y'a eu copulation de palettes pendant le transport ? Rien de tout cela. Samedi c'était la méga tempête et avant 9h j'avais préparé mes commandes et une collègue les avait envoyées vers la base. Et cette commande aurait du arriver mardi, mais les conditions actuelles ont fait que nous n'avons rien reçu et que le patron a pensé relativement légitimement que cette commande n'était pas arrivée à destination. C'est pourquoi mardi nous avons refait des commandes pour aujourd'hui, mais cette commande s'est cumulée avec celle de samedi et là c'est le drame donc !


En triple, en double, en trop, je déborde de réserve et surtout je perds un temps fou à charger le rayon même si j'ai quelques bras venus à mon aide. Quand tout passe, 5 palettes, ça y va les doigts dans le nez. Mais quand la moitié ne passe pas en rayon, c'est double effort, parce qu'il faut remonter une palette d'un côté avec ce qui ne rentre pas et c'est usant, crevant, épuisant.


Du coup la matinée, stressante, s'est terminée dans la sueur et la nervosité, moyennant qu'après j'me suis défoulée en faisant des courses : de la limonade, des clémentines, des bananes, du fromage à raclette, du jambon. Ouais j'avais envie d'une raclette et je n'avais pas envie de subir d'autres contrariétés comme une frustration alimentaire.


Bref. J'rentre chez moi avec mon bardât, j'mange pis à 13h direction le docteur. Bah oui, il fallait que j'y retourne avant le 29 Janvier ! Ouf, ça tombait bien, c'était aujourd'hui ! Pourquoi donc ? Pour montrer mon sein droit agrémenté de bouboules intitulées "Formations kystiques post traumatiques sans gravité" par l'échographe ce à quoi j'avais répondu "Hein ?", mais aussi pour prolonger les soins liés à mon accident de trajet/travail, et également pour demander un traitement pour soigner mon genou, cet espèce de sale articulation qui s'coince douloureusement et qui craque. J'arrive donc à 13h15 au cabinet, en me disant "youhou, si je suis la première, je n'ai que deux heures à poireauter". Oui, il faut arriver tôt chez ma généraliste, c'est une star très convoitée. Malheureusement en entrant, ça grouillait de vieux là dedans. Et ça papotait. J'avais pris mon arme anti-ennui : mon cahier.

Oui parce que je projette d'ouvrir un quatrième blog, un truc un peu intellectuel qui me ressemble beaucoup d'ailleurs ! Et donc j'écrivais, j'écrivais et j'écrivais et vers 14h après avoir regardé ma montre j'ai piqué du nez pendant que les 4 autres papotaient. Je me suis éveillée 30 minutes plus tard alors qu'ils étaient au milieu d'une trépidante conversation, dont je n'ai retenu que cette phrase "Elle labourait, elle était bonne". Mais bien sûr. Blablablablabla, à 15h10 docteur arrive. Et pis moi, bah j'ai sagement attendu jusqu'à 17h10 hein ! Qu'ai-je fais pendant ces deux heures ? J'ai parlé de la tempête avec les autres madames, j'ai repiqué du nez, j'ai lu des paris match d'un œil peu attentif parce que les histoires des people et la publicité c'est bien nul à lire.


Et pis est venu mon tour. Je me suis fait peloter les seins, elle a mis le doigt sur la douleur. J'ai poussé un petit cri, mais pas de plaisir. Elle a dit que les bouboules c'était pas grave, mais qu'on surveillerait annuellement. D'accord madame le docteur. Dis madame on peut soigner mon genou ? Voilà, tout est dit tout est fait, je suis prolongé en soin d'accident de trajet-travail pour un mois, j'ai des petites gélules pour ma gonalgie (le mal du genou) et à la fin elle m'a dit "Et profitez de la vie hein ? ". Euh, madame le docteur, pourquoi tu m'dis ça ? T'es bizarre aujourd'hui toi !

Trépidante journée, n'est-il pas ?


Gersicotti Gersicotta
Pondéralement Vôtre

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mercredi 28 janvier 2009

Titi deviendra grand …

Les chats c'est comme les gosses. Ca fait du bruit, ça chie, ça pisse (tout ça dehors je vous rassure), ça couine , ça bouffe (même du chocolat alors que c'est pas bon pour eux), ça veut toujours faire l'andouille. Et pis ça grandit à une vitesse folle, comme ils disent les gens "Ca pousse hein ? " (oui oui, comme la mauvaise graine). En même temps, Tigrou, enfin Titi pour les intimes et les feignants de la parole, il a environ 5 mois, voire 6 (j'avoue ne pas avoir très bien compté) et il tête encore le lait de sa mère. Je ne connais pas la vie des chats, je ne sais pas si c'est normal, mais en tout cas, Titi il est bigrement baraqué !

Au départ, vers septembre, c'était un truc qui ressemblait à rien. Déjà quand il est sorti de sa mère il était enveloppé dans un truc visqueux. Ensuite il pensait déjà qu'à la bouffe, comme ses frères et sœurs d'ailleurs que vous voulez pas savoir ce qu'est-ce qu'ils sont devenus et moi non plus.

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Deux ou trois semaines plus tard, nous l'avons retrouvé dans le grenier. Trop meugnon !

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En Novembre, il avait déjà grossi le saligot et commençait à planter ses griffes dans les orteils pour jouer !

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En Décembre il commence à prendre des allures de gros matous bien dodu. En même temps avec tout ce qu'il bouffe

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Et le voici, donc, fin Janvier. Ils ont raison les gens, ça pousse vite !

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Gersicotti Gersicotta, après la tempête ...
Pondéralement vôtre et son manteau !


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mardi 27 janvier 2009

PROUT !

Etre caissière est un métier à risque. Si nous restons assises (ou debout pour celles qui ont des soucis de circulation sanguine, ou de tendinite, ou de maux de dos) tous les jours nous prenons des risques inconsidérés : nous évanouir après avoir humé la délicate odeur d'un client mal lavé, devoir supporter l'humour douteux de certain , se faire ignoblement draguer par des individus désespérés… Il nous arrive aussi d'avoir envie de faire pipi. Oui savez, nous aussi, avons parfois la vessie pleine, et nous aussi pouvons arriver au point de non retour intitulé "La vider rapidement sinon se réchauffer les cuisses avec une bonne dose d'humidité un peu odorante".

Mais il y a un truc pire que tout lorsque l'on travaille en caisse : la gastro. Quitter son poste toutes les cinq minutes étant fortement déconseillé, gérer les effluves de merde alors qu'il y a foule de clients, c'est tout un poème. Et l'autre matin, prise d'une chiasse monstrueuse, c'était moi la poète et j'étais en caisse les fesses serrées à bloc, à me demander si j'allais enfin pouvoir sortir de la caisse et aller larguer ma bouse et ainsi retrouver un confort gastrique certain. Mais le monde affluait sans relâche, comme mes excréments malades. Mes crampes abdominales s'intensifiaient rudement. Le point de non retour était proche et c'est bien pire que le point de non retour de l'envie de pipi. Là c'est une autre histoire, une folle histoire. Toutes mes collègues étaient occupées, personne ne pouvait me remplacer. J'ALLAIS LITTERALEMENT ME CHIER DANS LE SLIP.

Un couple de clients que je commence à bien connaître arrive. Ils me souhaitent une bonne année. Pour moi, elle commence formidablement bien à serrer mes fesses l'une contre l'autre ainsi pour éviter un tsunami gênant, avec cet espoir un peu vain qu'aucun goutte diarrhéique ne s'échappe de mon orifice stressé. Je leur retourne leurs vœux, évidemment, et avec un grand sourire : l'attitude commerciale quand on l'a dans la peau, on l'a même quand on en chie. Puis, timidement, je leur explique qu'il faut absolument que j'aille rendre une visite à ma copine la cuvette. La cuvette, celle qui adore qu'on la repeigne, ça la change un peu de son blanc infiniment trop blanc. Ils rigolent, ces clients moqueurs, et attendent patiemment. ME VOILA LIBEREE !

Je reviens à ma caisse, détendue et je reprends le cours normal de mes activités.

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Gersicotti Gersicotta étymologise sur Fourcès !
Pondéralement vôtre aime les grosses patates !

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lundi 26 janvier 2009

La Tempête du 24 Janvier 2009.


Ce billet a été écrit le soir du 24 Janvier 2009, à la lumière des chandelles.

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Les prévisions météorologiques d'hier soir n'ont pas menti : la vigilance rouge était de mise. Je devais réveiller mon père, ce matin, à 5h15 pour qu'il me conduise au travail. J'avoue que je n'aurais pas eu trop envie d'y aller toute seule.


4h36 du matin. Je m'éveille, allume la lumière, regarde l'heure et me dis qu'il me reste 9 minutes avant que le réveil ne sonne. C'est tôt je sais. Mais aujourd'hui, après avoir chargé ma livraison de boissons entre 6h et 8h45, je suis en caisse jusqu'à 13h00. Pour être plus fraîche jusqu'à cette heure là, je préfère prendre ma douche le matin très tôt plutôt que la veille au soir.


Lorsque le réveil sonne à 4h45, évidemment je venais de me rendormir. J'émerge difficilement mais je me presse d'aller sous la douche pour ne pas perdre de temps. A l'extérieur aucun signe de tempête hormis un léger vent frileux et le chat à la porte-fenêtre pressé de se réchauffer et d'avoir ses croquettes matinales.


Après avoir ingurgité une tasse de chocolat chaud, je vois ma mère arriver vers 5h10. Elle fait du café pour mon père qui ne tarde pas à débarquer à son tour. A 5h38 c'est l'heure de partir au travail. Le vent se lève. Ma mère s'alarme mais il nous semble que ce n'est qu'une rafale passagère. Nous partons, donc, vers mon travail. Le vent souffle toujours. Nous constatons qu'il a déjà soufflé à voir les branchettes au sol. Je dors à moitié sur le siège passager. Pour une fois que je peux dormir sur le trajet du boulot, pourquoi m'en priver ?


Sur le parking à 6h00, il n'y a encore personne. Mon père se gare et nous attendons. Une collègue arrive, je sors de la voiture et mon papa s'en va. En marchant sur le bitume humide, aspergée de pluie bancale, je déploie mes bras comme des ailes pour faire semblant de voler, ça fait rire ma collègue qui s'empresse de m'ouvrir la porte passager de sa voiture. Nous parlons des branchages disséminés sur les routes, de l'alerte rouge. Rouge. Quand l'alerte est orange c'est déjà risqué, alors rouge, si les météorologues ne se sont pas trompés, ça risque d'être corsé. Vaille que vaille.


6h08. L'immense glacière sur roulettes dans laquelle repose la livraison de pains surgelés est très lourde à tirer. "C'est du pain en plomb, on va s'y casser les dents". 6h15, nous commençons à décharger nos palettes et à charger les rayons. Nous avançons sans retard.


Vers 7h30, alors que je commence à attaquer le rayon du vin, un sourd brouhaha me retourne très brusquement l'estomac : le vent violent se jette sans retenue sur la toiture du supermarché. Je flippe. Un peu plus tard de brèves coupures de courant nous plongent quelques secondes dans l'obscurité.


A 8h30 j'appelle ma mère pour lui demander si tout va bien, pour lui dire de ne pas prendre le risque de venir me chercher. Apparemment, chez moi, c'est la folie. A 8h45, alors que je viens d'installer l'argent dans les caisses et que les éléments s'affolent de plus en plus à l'extérieur, d'autres coupures éphémères d'électricité surviennent. Je commence à compter mes pièces. Les 1 centime. Les 2 centimes. Les 5 centimes. Arrivée aux pièces de 10 centimes, la lumière s'éteint et ne revient pas instantanément comme pour les autres coupures. Le système de sécurité enclenche l'ouverture automatique de la porte d'entrée. Les festivités climatiques recommencent de plus belle.


Le vent s'intensifie. Nous restons agglutinés près de l'entrée. Une voiture garée là depuis la veille avance toute seule. Je retiens un collègue qui veut aller la retenir par le bras. Il n'y a personne à l'intérieur, pas la peine de prendre un risque. Le véhicule s'arrête contre une jardinière. Le sol est un fabuleux spectacle à lui tout seul. Les tourbillons de pluie s'écrasent et dessinent sur le sol des arabesques irisées. En face sur un toit, une bâche s'envolent sans s'en décrocher : nous l'observons attentivement. Derrière une poubelle plein s'est renversée et des tas de flocons de polystyrène virevoltent rapidement dans les airs pendant que d'autres détritus parcourent à vitesse folle le ras du sol.


Est-ce un ouragan ? Une tornade ? C'est donc la fameuse tempête prévue par météo France, dont l'alerte rouge ne fait plus de doute. Il ne fait pas bon mettre le nez dehors.


A 9h05 mon téléphone sonne alors que les tuiles d'un toit d'en face se font la malle. Ma sœur m'explique qu'il n'y a plus ni téléphone fixe ni EDF chez moi, qu'un de nos cabanons est quasiment à terre ainsi qu'une toute petite partie de notre toit. Je commence à m'inquiéter. Elles n'ont pas de nouvelle de mon père parti quand même aider au déménagement de quelqu'un avec d'autres personnes. Je rappelle ma sœur plusieurs fois. Je suis tendue. Je m'isole dans la douce obscurité des rayons pour craquer discrètement. Une collègue me surprend et me rassure. Je rejoins la porte d'entrée. Un message m'informe du retour de mon papa à la maison. Me voilà rassurée et détendue. La question est : quand et comment vais-je rentrer ?


Quelques clients tentent de venir faire les courses. Nous les renvoyons illico : impossible de faire ses courses dans le noir ni de pouvoir les encaisser. Nous sommes fermés à leur grand désarroi, eux qui espéraient peut être faire quelques réserves de victuailles.


A 10h30, le patron décide de nous libérer. J'ai beau tenter d'appeler sur les mobiles de ma mère et de ma sœur, je tombe systématiquement sur les répondeurs. Les réseaux des téléphones portables sont surement hors service, comme le téléphone fixe et l'électricité. La collègue qui m'avait rassurée me convainc de la laisser me ramener : je n'aime pas l'idée de lui faire prendre un risque. Elle insiste en me rassurant une nouvelle fois. Une autre vient avec nous pour qu'elle ne soit pas seule au retour.


A trois c'est mieux, c'est plus joyeux, c'est moins inquiétant de rouler dans la tempête. Alors nous plaisantons, observons, constatons les dégâts tout autour, les arbres couchés surtout. La conductrice est d'un admirable calme olympien, prudente. A sa place j'aurais déjà paniqué, surtout que nous venons de passer juste à côté du fossé qui a tué Titine 1. En abordant une côte boisée, des branches assez importantes jonchent le sol. Certains arbres sont affalés dans les champs autour de la ligne droite qui suit le bois. Les câbles téléphoniques et EDF trainent par terre ou volent au gré du vent.


Arrivée chez moi je constate les dégâts. Elles ne veulent pas trainer et rentrer vite chez elles. Je les somme de m'appeler dès leur retour … en ayant oublié que le réseau était mort.


Le vent continue sa course folle. La voiture de mes parents a eu chaud ! Ils avaient eu le réflexe, ce matin, de la déplacer de son endroit de parking habituel : la moitié du toit du cabanon était tombée là. L'autre moitié s'est littéralement écrasée au sol à quelques centimètres de la dite voiture garée ailleurs. Nous avons une voiture qui a du bol ici !

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Peu importe, tout le monde va bien. Je scrute mon téléphone de temps en temps pour constater le retour de mes collègues chez elles. PUTAIN DE RESEAU TELEPHONIQUE DE MERDE ! Je ne sais toujours pas.

A midi, nous mangeons avec les moyens du bord. Comment faisaient-ils avant ? A 13h00, fatiguée, épuisée, je me réfugie dans mon lit, sous deux bonnes couettes. Pour ne pas entendre le vent souffler, je mets mes boules quiès. Je tombe comme une masse.


A mon réveil à 17h00, je suis accueillie avec un chocolat chaud. La tempête s'est calmée, je peux aller dehors prendre l'air sans risque et observer tout autour, le ciel, le sol, les champs.

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Ce soir c'est repas aux chandelles, ce qui n'est pas désagréable. Ca n'éclaire pas si mal que ça. J'ai l'impression de vivre dans un autre temps.

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Après souper, l'ambiance des chandelles me donne envie d'écrire. J'imagine aisément que mon stylo est une plume que je trempe dans l'encrier et que les pages de mon cahier sont du vieux parchemin. Comme quoi il n'y a pas que des mauvais côtés !



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J'ai eu des nouvelles de mes collègues le lendemain , quand le réseau a décidé de revenir en force !  L'électricité est revenue le soir même vers 22h00 peut après que j'ai rejoint mon lit. La lumière s'est brusquement allumée, je me souviens m'être soudainement relevée de mon demi sommeil et avoir dit bêtement "Et la lumière fût", m'être levée pour éteindre partout les lumières dans la maison (après tout on est pas marié avec EDF !) et être revenue dans mon lit pour dormir comme un ours !


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vendredi 23 janvier 2009

Le Journal d'un Remplaçant, Martin Vidberg

Cela faisait un moment que j'avais envie de lire entièrement ce livre écrit par un instituteur, ousp pardon, un professeur des écoles, c'est comme ça qu'on dit de nos jours. D'abord parce que j'ai tenté le concours pour être dans le métier, que je n'ai pas réussi d'ailleurs, ensuite parce que son auteur a un talent démesuré. Martin Vidberg, professeur des écoles, dessinateur de BD, est mon héros.

Dans le Journal d'un remplaçant, au fil des jours, il raconte les aventures et mésaventures, les découvertes, les échanges, les émotions qu'il a eu au sein d'une école pas comme les autres. Il est le maître d'une classe pour enfants difficiles, des enfants abîmés par la vie, parfois violents physiquement et psychologiquement. Cette école s'appelle "L'Institut de Redressement des Sapins".

Malgré des difficultés particulières, une gestion de classe plus que complexe, il fera son travail avec acharnement, professionnalisme et passion en se souciant du bien de ses élèves. Beaucoup de simplicité se dégage, de fraîcheur, de "vrai". Quelques traits d'humour, de nombreux moments émouvants,  enfantins malgré le contexte socio-éducatif particulier. Ce livre est la plus belle preuve d'amour pour ce métier qui puisse exister : rien n'a arrêté l'enseignant , il ne s'est jamais découragé, a toujours tenté de trouver des solutions et a donné énormément à ses élèves même s'ils étaient en situation critique.

Bref, j'ai adoré ! Et la petite note biographique sur Martin Vidberg sur la couverture en dit long sur sa passion du métier : depuis la fin du primaire il ne songeait qu'à exercer ce métier là !


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Et pour retrouver Martin Vidberg au quotidien rendez-vous sur (même si je suis persuadée que vous le connaissez déjà ! ):


Everland
L'actu en Patates

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jeudi 22 janvier 2009

Au feu les pompiers, Titine 2 qui brûle !

Qu'est-ce qui peut arriver de pire quand on vient de racheter une voiture après avoir achevé l'ancienne dans un fossé ? La ratatiner à son tour ? Qu'elle pète sa courroie de distribution ? Que l'embrayage fasse des siennes ? Faut voir, faut voir.


Ce matin là, mon papa et moi, venons de passer à ma maison prendre quelques mesures, puis nous devions nous rendre à Saint-Michel, joli petit village Gersois, pour aller chercher le délicieux foie gras que nous allions manger au Réveillon de Noël.

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Alors qu'il conduit et que je suis installée juste à côté, nous ne disons que du bien de ma nouvelle 205 aussi blanche que l'ancienne : qu'elle roule bien, qu'elle est agréable à conduire, très peu bruyante, qu'elle ne fait pas le gros veau paresseux dans les montées même si elle n'a pas de turbo, que le fait qu'il n'y ait pas de sièges à l'arrière est bien pratique pour transporter des trucs, qu'elle freine bien, qu'elle a un bon rapport au niveau de la boite de vitesse. Bref, nous ne tarissons pas d'éloge à son égard, c'est un petit bijou et une très bonne affaire.


Nous quittons mon futur village pour entrer sur une petite route campagnarde. Il fait un temps superbe malgré le froid. C'est resplendissant. Mon père est tout à coup alarmé par une odeur étrange de brûlé. Ca sent doucement de plus en plus fort, un peu comme un gros pet silencieux qui tarde à se diffuser dans l'air.  Doucement mais sûrement. Quand nous commençons à voir sortir de la fumée du tableau de bord, mon père s'arrête et moi je panique.


Il sort de la voiture, glisse sur le sol mouillé et se rétame sur la route. Heureusement il s'est pas fait mal, ça aurait été ballot qu'en plus que ma voiture crame, Papounet se fasse mal. Il se relève, ouvre le capot, fait son inspection, puis se dirige vers la boîte à gant. Un cumulo-nimbus de fumée noire s'en échappe. Il me dit "C'est le ventilateur du chauffage qu'a cramé". Moi j'ai déjà les larmes aux yeux, en me disant "Putain d'année 2008 de merde, tu vas pas encore me gonfler avec des histoires de voiture là !". Mais Papounet il me rassure "C'est rien, ma bibiche, je vais réparer ça, c'est pas grave !". En même temps j'me disais "Bordel va encore falloir débourser !". Nous reprenons la route mais la fumée ne s'arrête pas. On ouvre grand les vitres. Il fait 0 degré dehors, voire un peu moins. J'ai les tétons glacés et douloureux. Les miches aussi. Ca tombe bien, j'avais toujours rêvé qu'un jour je jouerais le rôle d'hibernatus. Tout à coup, les flots de fumée s'amoindrissent et le voyant de batterie s'allume continuellement. Papounet m'explique que le fusible a cramé, que c'est bon, que ça prendra pas feu. Je lui propose quand même de rentrer à la maison chercher l'autre voiture car nous n'en sommes pas très loin, celle qui crame pas et qui a du chauffage. On fait demi-tour, on rentre avec les vitres tantôt ouvertes, tantôt fermées, histoire de jouer plusieurs fois à l'Iceberg roulant. Moi, pendant ce temps là j'ai envie d'pleurer. Oui. Mais j'ose pas, faudrait pas que ça se congèle. Quoique j'aurais pu me la péter en étant "La demoiselle aux larmes glacées", c'est un peu comme Edouard aux mains d'argent mais en vachement moins bien quand même.


Finalement, Papounet il a remis un fusible. Parce que y'avait plus de clignotants, plus de phares et tout et tout. Mais le ventilo, comme il a cramé, il marche plus. Du coup, quand on met le chauffage, l'air chaud, il vient pas. Et du coup, ça laisse plein de buée. Et du coup, même s'il fait déjà froid dans la voiture faut entre-ouvrir la vitre. Et du coup quand il fait entre -8 et +2 le matin, c'est la morve qui me gèle au nez. Mais, comme on dit, tant que ça roule, c'est l'essentiel !




Gersicotti Gersicotta
Pondéralement vôtre

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mardi 20 janvier 2009

Les soldes : -50% sur l'humour ... (1)

Peu de temps pour m'occuper d'Un peu de tout et de Rien dans les jours qui viennent, alors je solde mes vieux dessins de mouches ... oui bon ok, avec un bon -50% de rabais sur l'humour, mais je n'ai même pas honte d'abord !


BEATLESpoule


Allez un petit -70% pour continuer ...



moucheporc


La suite au prochain épisode des soldes !


Gersicotti Gersicotta visite la ville du Jazz !
Pondéralement vôtre chipote sur des bourrelets !

Posté par wawaa à 18:01 - Les délires de wawaa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 19 janvier 2009

Au revoir Titine 1

Elle était là, gisait devant la maison, cabossée, avec ses touffes d'herbes et ses mottes de terre, son phare droit écrabouillé, mais elle démarrait. Elle ronronnait. Elle envoyait encore la purée. Alors je l'ai mise en vente. Après tout je n'avais rien à perdre, surtout que sa pompe à injection neuve m'avait coûté la peau du cul en Janvier 2008. Bref, Titine 1 avait encore du potentiel et qui ne tente rien n'a rien, alors je l'ai mise en vente sur Leboncoin.fr pour la modique somme de 700 euros. 700 euros ?  Ouais je suis d'accord, ça fait cher pour une voiture toute pété de la carosserie, mais j'en voulais 500 euros. Je m'étais dit qu'en mettant la barre haute, on pourrait gentiment descendre à 500 euros sans trop faire de marchandage abusif. Dès sa mise en ligne, nous avons un premier appel. Un gars du nord veut juste acheter le radiateur 100 euros frais de port compris. Comment dire, vu le poids du dit radiateur, ce serait comme lui en faire cadeau. On lui dit qu'on essaie de la vendre entière d'abord. Un peu après, quelqu'un appelle pour la pompe à injection, mais il habite à 300 bornes, mais il est pas sûr, mon père lui répond que si on n'arrive pas à la vendre on le rappellera. Le temps passe. Plus personne n'appelle. Titine 1 toute cabossée se gèle les rétroviseurs dans le froid hivernal et nous désespérons de la voir encore ici.
 
Je remets l'annonce en ligne. Un jeune homme téléphone. Il est mécanicien. Il ne peut venir voir la voiture que le lendemain au soir, à 19h. Mon papa lui dit que c'est dommage de venir la voir dans le noir, mais ça n'a pas l'air de l'inquiéter. Le lendemain, à 19h, il débarque avec une lampe torche. Ce jeune homme n'est pas bien vieux. C'est un mécanicien avec son lot de potes dans la branche "voiture" dirons nous. L'état de la voiture ne lui fait pas peur. La seule chose qui le dérange c'est que l'aile arrière droite soit cabossée. Il propose donc 600 euros à mon père. Je fais des grands oui de la tête, je ne veux même pas qu'il discute. Oui , j'ai laissé mon père s'en occuper, parce que moi j'y connais rien.
 
Il prend les numéros de la voiture pour l'assurer, s'en retourne chez lui et prévoit de revenir le samedi 27 Décembre, quelques jours après sa venue. Nous signons les papiers. Je récupère 600 euros et ma titine 1 s'en va, avec son acheteur au volant, sans broncher. Et c'est tout là que se loge le drame : même si j'ai réussi à en tirer quelques centaines d'euros, elle roule encore cette bagnole, elle roule encore … ça écoeure un peu surtout qu'il parait que c'est très peu apprécié que l'on roule avec une voiture à moitié cabossée avec une portière condamnée et un phare manquant… Sont vraiment exigeants quand même, tant que ça roule, c'est suffisant non ? Bon ok, ça va je me fais une raison. Et pis j'ai pu facilement financer les nouveaux pneus et la courroie de distribution de titine 2. Pfiou ! Et puis, Titine 1 elle va redevenir toute belle et pimpante, non vraiment, je suis contente pour elle !


Gersicotti Gersicotta
Pondéralement Vôtre

Posté par wawaa à 16:17 - L'aventure Voiture - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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