Revêtu de ces riches atours, probablement suffisamment onéreux pour nourrir tout un pays africain mourant d'une banale famine et dont on nous culpabilise assez souvent en nous réclamant des deniers généreux, Monsieur le Pape Benoît XVI a paradé, parlé, béni, célébré ses messes à Paris et à Lourdes et a squatté le petit écran de manière à nous aider à améliorer notre transit intestinal. Ce n'était pas plus mal, au moins, une fois là où personne ne peut aller à notre place, on n'est pas obligé de regarder les processions religieuses pathétiques.


En voici tout un tintouin tintouinesque coûteux dans une république qui se prétend laïque. Je ne dis pas que les religions ne doivent pas être pratiquées, chacun est libre d'avoir la foi en qui il veut, je m'en bats la cacahuète. Mais il me semble que l'on a pas consacré autant de temps médiatique à la venue du Dalaï Lama chez nous. Un seul Imâm a-t-il eu autant d'honneur? Et le grand Rabbin de Jérusalem? Il ne me semble pas. Et moi je suis pour l'égalité des chances.


Bref, le Pape en France, moi je m'en tape. Nous avons donc bouffé du Pape aux petits oignons précieux. Juste parce que c'est le Pape. Et il est tellement envahissant que j'en parle moi-même, alors que je ne suis pas croyante pour un sou. En tous cas, je ne peux aduler un homme qui prétend appliquer La Bible et scande "qu'il faut aimer autrui" en paradant dans son bardât luxueux à souhait. Je ne peux aduler un homme qui prétend que la capote c'est le mal. Car c'est bien connu, mourir du Sida c'est quand même vachement mieux!



En attendant, je pense à Mère Thérésa qui , elle, a consacré sa vie aux plus démunis, sans profiter d'un quelconque grade religieux. C'est à elle qu'on devrait consacrer des heures médiatiques soutenues.