Un peu de tout et de rien !

Blog qui parle de la trépidante vie de wawaa, de mouches, de musique, de trucs drôles, du CRPE, de livres, de bêtises, de trucs sérieux, un blog bien quoi ! Non?

mercredi 28 mars 2012

J'ai une bague au doigt...

... et à chaque fois que je regarde ma main - et quoi vous ne regardez jamais votre main avec admiration, vous ? - je me dit "Oh, j'ai une bague au doigt". Je dois avoir les mains les moins féminines du monde, quoiqu'elles ne sont point poilues. D'abord, je suis auto-canibale. C'est ça de s'aimer soi-même, on finit par se bouffer. J'ai choisi de ronger mes ongles assez intensément. C'est quand je suis nerveuse ou que je m'ennuie ou alors je n'aime pas trop quand ça dépasse ? Allez savoir, bref je me ronge les ongles comme une morphale. Et quand il n'y a plus assez d'ongles pour satisfaire mes dents affamés, j'attaque le doigt. Rebref : mes doigts sont moches et c'est pas grave. En outre, je ne suis pas une bijoux-addict ...J'en ai, j'en mets du genre "rarement". Pour une raison simple : j'ai peur de les perdre ou de les casser. Le fond d'un syphon est si vite arrivé ... Du coup les bagues, comme il ne me restait que celles offertes par une lointaine relation aujourd'hui oubliée, j'en mets jamais. J'ai donc très souvent eu les mains nues comme des vers !

Et  puis il y a eu cette demande en mariage de la part de Pacsounet. Admettons, je l'ai gavé à peu près pendant 6 mois avec des histoires de mariage. Admettons, il s'est fait charier par des amis, sa famille sur le sujet. Admettons, il a eu juste un poil la pression. Mais s'il ne l'avait pas voulu, il ne l'aurait pas fait, hein. Il est pas fou. Enfin si, il l'est quand même, me demander moi en mariage... C'était donc le 26 Janvier 2012 à 23h05. Il arrivait à la gare d'Auch un sachet à la main et son sac sur le dos. Nous nous faisons un gros et langoureux [NON VOUS VOULEZ PAS SAVOIR] et nous nous dirigeons vers notre superbe 205 porshe ferrari. J'ouvre le coffre et je le vois plonger la main dans son petit sac, me tendant un autre petit sac. Et il me dit d'un air enjoué "Bon euh choupinette, tu veux m'épouser ?". Moi de lui dire "OK". J'ouvre le coffret, je chope la bague et je l'enfile pendant qu'il était en train de me dire "en fait elle est trop petite". Et comme je suis une fille douce et délicate, même trop petite elle est passée. Nous sommes rentrés chez mes parents en papotant et en imaginant tout ce que l'on allait devoir faire, organiser, tout ça tout ça ! Et en arrivant, il a remis à mon père, un paquet de twix, et à ma mère une boîte de Mon Chéri, parce que c'est comme ça qu'on achète les filles dans ma famille. C'est quand même malheureux que de ne valoir que du "chocolat". Comme il est tard, pensez-vous, on va se coucher, hein. C'est là que je veux enlever la bague, qui me serre pas mal. Et là, c'est le drame. Voyez-vous, j'ai l'os du doigt rigide et il me semble que c'est pareil pour vous. Du coup malgré tous mes efforts, à l'eau, à l'huile, au produit à vaisselle, au savon, la tache a été assez épique, jusqu'à ce que je décroche la bague de mon doigt ... OUF !

En fait, Futurmari (permettez-moi de le rebaptiser en conséquence !), avait compris que j'aurais du mal à attendre sa demande jusqu'au printemps, comme il l'avait prévu. N'ayant pas trouvé de bague à ma taille, il s'était arrangé avec le bijoutier pour qu'on me la change ensuite. Mais il n'avait pas eu le temps de finir la phrase "elle est trop petite" que déjà je l'avais à mon doigt. Quelle femme résisterait à l'envie d'enfiler sa bague de fiançailles, hein ? Bref, il a fallu attendre de pouvoir nous rendre à Albi pour commander la nouvelle bague. Nous étions un peu stressés. Oui, voyez-vous, la bague que j'avais avait épousé la forme de l'os de mon doigt, qui n'est pas circulaire. Voyant la déformation de la bague, nous pensions que cela craignait grave moumoute du boudinou. En fait non. Et trois semaine plus tard j'avais ma bague, à ma taille (56, oui j'ai des gros doigts) et moi qui n'en mets jamais, maintenant je ne peux plus m'en séparer.

Ceci étant ça m'fait bizarre que voir ma main transformée en presque-main de fille ... (oui parce que j'ai toujours des doigts plein de cicatrices et les ongles inexistants, faut pas exagérer non plus. Et inutile de me dire qu'il faut que j'arrête de me ronger les ongles, c'est chose impossible. Inutile de me dire de mettre des faux ongles, d'une ça pourrirait les ongles que j'ai pas, et de deux, je serai capable de les ronger aussi. Je dois avoir un gène de petite souris, ou de castor, ou de lapin. Qui sait ?).

Ah, j'oubliais, si jamais vous aviez envie de voir le bijou en question ...le voici :


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mercredi 25 janvier 2012

Pourquoi je milite pour les Sangliers "OGM"

Parler de militer pour les OGM en cette période de tension, c'est suicidaire, je sais. Mais moi, je milite uniquement pour qu'on modifie génétiquement les Sangliers. Un pelage jaune leur irait si bien !

L'autre jour, j'ai voulu jouer les Papa-Noël. J'ai évité le déguisement, même si le rouge me sied magnifiquement au teint. J'ai juste apporté ce qui avait été déposé sous le sapin ruthénois pour la belle-famille du Lot. Comme je devais repartir dans le Gers, un détour me permettait de faire d'une pierre deux coups et puis laisser des cadeaux chez moi, ça me donne envie de les ouvrir même si je sais déjà ce qu'il y a dedans puisque c'est moi qui les ai emballés.

Je suis partie à 17h00 de Rodez, juste un peu plus tard que prévu. La faute à RTL9 et le passionnant téléfilm à la con diffusé cet après-midi là : je voulais savoir la suite, même si je ne me souviens plus du tout de quoi ça parlait. Quoiqu'à la fin, le monsieur et la madame se faisaient des bisous, donc ça finissait bien même si c'est dégoutant de s'embrasser en public à la télévision. J'avoue aussi que je n'avais pas envie de partir pour deux raisons : je voulais rester un peu plus longtemps avec pacsounet et puis on avait inventé un nouveau jeu. Dans un pot, de célèbres chocolats sphériques adorés des ambassadeurs. Les règles du jeu : celui qui rate le pot avec le papier du dernier chocolat manger peut en reprendre un autre. Trop dur, mais on était doué pour rater le pot. Bref.

Quand je suis partie, le soleil se couchait subtilement mais surement. Et dès le départ je me suis dit "la route va être longue". Mais tout se passait bien. La voiture déchirait l'asphalte  et malgré les phares aveuglants des voitures qui arrivaient en face, j'étais plutôt sereine.

A un rond point, bien après Villefranche de Rouergue, je tourne à droite, en direction de Limognes en Quercy (oui ils ont aussi des drôles de noms campagnards là-bas). Je trouve là une parfaite reproduction de la petite route gersoise : étroite, peu éclairée, avec des champs ou des bois tout autour. Je lève donc le pieds car la nuit, les animaux sont suicidaires, ils traversent sans prévenir.

Je passe Limognes, tranquillement. Je roule à 70 sur une route limitée à 90. J'emmerde les gens qui me suivent et qui râlent de ne pouvoir me doubler. En fait non, je ne les emmerde pas, puisque personne ne me suit, il n'y a que moi pour traîner dans ce coin là, à 18h passé, dans l'hivernale nuit noire.

Je suis pas pressée t'façon, j'arriverai à l'heure selon mes savants calcul. Je passe un virage et là c'est le presque drame. Un choix à deux possibilités s'offre à moi : donner un coup de volant et me manger un fossé ou freiner le plus fort possible au risque de tamponner l'espèce de gros truc poilu qui traverse la route (Je n'ai rien contre les gros trucs poilus sauf quand ils traversent la route sans prévenir). Pas le temps de tergiverser, en moins d'un centième de seconde, mon cerveau choisit la pédale de frein. L'un ou l'autre, t"façon ça fera du mal à la bagnole. CRRRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIFFRRRRRRRRUUUUUUUUUUUUUUUUU font les pneus qui ont surement laissé quelques traces sur le goudron. Je ferme les yeux, me cramponne au volant. Je rouvre les yeux et je vois ce sanglier, terminer sa traversée, sans broncher, à quelques centimètres de ma voiture. "Même pas mal" a-t-il surement ricané intérieurment. Tu pourrais me dire merci espèce de saleté de cochon sauvage, je t'ai quand même évité la branlée de ta vie et accessoirement j'ai sauvé titine.

C'était un véritable coup de chance, car ce pelage gris ne m'a pas spécialement sauté aux yeux, j'ai juste eu la réaction "obstacle, freine". J'aurais été à 90, j'aurais pu remplir pas mal de pots de pâté de sanglier, parce que c'était une belle bête, OUI, aussi gros qu'un éléphant ... du moins aussi gros que la sardine qui a bouché le port  de Marseille.

Je prie donc les scientifiques et chercheurs qui travaillent sur les OGM qui polluent notre alimentation, de bien vouloir détourner leur travaux sur un projet de modification génétique des sangliers : d'abord qu'ils soient un peu moins cons et qu'ils ne traversent pas après un virage sans oublier de bien regarder à droite et à gauche, ensuite qu'ils développent un poil jaune fluo réfléchissant, comme nos splendides gilets jaunes qu'on doit avoir dans la voiture. Ca éviterait bien des accidents et puis moi, ça me rassurerait.

A savoir que suite à ce non-accident qui a failli finir en je ne le saurais jamais, j'ai roulé à 50 tous le long, les yeux écarquillés, aux aguets, levant le pied aux moindres petits yeux jaunes aperçus dans les environs. Je suis donc arrivée une demi-heure plus tard que prévu, m'empressant d'exprimer à ma famille lotoise la frayeur que j'avais eu en venant chez eux.

Posté par wawaa à 17:05 - La trépidante vie de Wawaa - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]